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Rendre la culture vivante possible à nouveau

22 Février

Les associations d’artistes réagissent aux avis de la Santé publique et interpellent tous les acteurs du milieu culturel afin qu’ils fassent preuve de flexibilité et d’ouverture.

Le milieu des arts vivants et des arts de la scène a pris acte des avis rendus publics concernant la réouverture des salles de spectacles, des théâtres ainsi que des autres lieux de diffusion. Notre secteur demeure le plus touché par la pandémie en étant fermé au public depuis près d’un an et nous avons appris par l’entremise des médias que l’ouverture des lieux de diffusion était recommandée par la Santé publique depuis novembre. Plus le secteur attend sa réouverture, plus il sera difficile de le relever.

L’APASQ, l’AQAD, la FNCC–CSN, la GMMQ, TRACE et l’UDA souhaitent maintenant que le gouvernement prenne acte des nombreux sacrifices faits par les artistes, les créateurs et les musiciens, et qu’il agisse pour que ceux-ci puissent retourner à la rencontre de leurs publics. Maintenant qu’il est clair que la Santé publique est favorable à une ouverture des salles, le couvre-feu ne devrait pas être un frein à la production ni à la diffusion artistique. Le milieu a réellement besoin d’un signal clair de la part du gouvernement et nous implorons M. Legault d’exprimer rapidement ses intentions quant à la réouverture des salles de spectacle.

Le milieu des arts vivant a toujours fait preuve d’une grande créativité et d’innovation depuis le début de la pandémie. Nous sommes d’avis que tout le monde a son rôle à jouer. Aujourd’hui, nous demandons à tous les acteurs du milieu culturel ainsi qu’au gouvernement de faire preuve d’écoute et de flexibilité afin de favoriser une ouverture pérenne de nos lieux culturels, et ce, dans le plus grand respect des mesures sanitaires en vigueur et du bien collectif.

« Nous en appelons à la flexibilité et à la résilience de tous les acteurs de la chaîne culturelle. Pour le gouvernement, cela signifie qu’il ne doit pas être rigide dans l’application des programmes de compensation aux diffuseurs afin de permettre des ouvertures immédiates ou ultérieures adaptées à la réalité de chacune des productions. L’aide financière doit se poursuivre, tant pour les productions qui pourront reprendre rapidement en respectant les contraintes imposées par la Santé publique, que pour celles qui prendront plus de temps à pouvoir retrouver leur public. C’est une approche flexible et multilatérale qui nous permettra de sauver les arts vivants, les lieux de diffusion ainsi que nos artistes et créateurs. »

— Pascale St-Onge, présidente de la FNCC–CSN

 

« Les décideurs publics doivent pouvoir faire preuve d’ouverture à l’égard des solutions qui sont proposées par le milieu, mais pour ce faire, il faudrait que tous les acteurs soient consultés, incluant les artistes, les créateurs et les professionnels qui sont au cœur de notre vie culturelle, afin que les propositions créatives soient mises sur la table. Cela vaut également pour les professionnels de la Santé publique qui mettent en place des protocoles et des scénarios de réouverture : sans fermer le secteur complet, serait-il possible d’ouvrir les lieux de diffusion et de les fermer à la pièce si une éclosion devait survenir, comme c’est le cas dans la plupart des autres milieux de travail ou scolaires ? » 

— Sophie Prégent, présidente de l’UDA

 

« La réouverture des salles sera salutaire pour les artistes et les travailleurs culturels sans travail depuis trop longtemps. Nos membres ont à cœur le bien de la population et ils ont le sentiment d’avoir largement contribué à cette lutte collective contre la pandémie, mais les impacts sur nous sont disproportionnés. C’est très difficile pour nous de comprendre que nous sommes toujours à l’arrêt malgré les avis contraires de la Santé publique. Nous souhaitons que le premier ministre applique les recommandations de la Santé publique pour notre secteur. »

— Luc Fortin, président-directeur général de la GMMQ

 

« Nous sommes persuadés que le public est prêt à se mettre de la partie en acceptant d’aller voir des spectacles à des moments différents et variés afin de respecter le couvre-feu. Tout le monde peut contribuer à faire de l’ouverture un succès. Rien n’a démontré que les lieux de diffusion et les salles de spectacles étaient des sources de contamination pendant les 45 jours durant lesquels notre secteur a été ouvert au cours de la dernière année. Les mesures sanitaires ont fait leurs preuves. »

— Viviane Morin, directrice générale de l’APASQ

 

« Le milieu des arts vivants est très diversifié : si certaines productions majeures ne sont pas encore prêtes à se produire, il y a une foule d’autres types de représentations qui pourraient s’adapter et aller à la rencontre du public rapidement. Rien ne nous empêche, collectivement, d’y aller étape par étape. Le gouvernement doit nous aider à reprendre le travail. »

— Marie-Eve Gagnon, directrice générale de l’AQAD

 

« Le public a aussi un réel besoin de renouer avec les arts vivants et de pouvoir quitter sa bulle de temps en temps. Avec le couvre-feu et l’interdiction de rassemblement intérieur, la population devrait être encouragée à fréquenter des lieux publics contrôlés et sécuritaires tels que les lieux de diffusion culturelle. C’est bon pour le moral de tout le monde ! »

— Shérane Figaro, co-porte-parole de TRACE

 

À propos de la FNCC–CSN

La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) regroupe 6000 membres dans plus de 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications et de la culture, dont l’Association professionnelle des arts de la scène du Québec (APASQ), les Travailleuses et travailleurs regroupés des arts, de la culture et de l’événementiel (TRACE) ainsi que des dizaines de syndicats dans les musées, salles de spectacles et festivals.

À propos de l’UDA

L’Union des artistes (UDA) est un syndicat professionnel représentant plus de 13 000 artistes regroupés au sein de quatre champs de pratique artistique : acteurs, chanteurs, animateurs et danseurs. L’UDA représente les artistes professionnels œuvrant en français au Québec et ailleurs au Canada, de même que tous les artistes œuvrant dans une autre langue que le français sauf dans une production faite et exécutée en anglais et destinée principalement à un public de langue anglaise.

À propos de la GMMQ

La Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec (GMMQ) est un syndicat professionnel qui compte plus 3200 musiciens interprètes. Elle a pour mission de faire reconnaître la valeur de la musique ainsi que la contribution indispensable des musiciens professionnels à la société en représentant et en défendant leurs intérêts artistiques, sociaux et économiques.

À propos de l’APASQ

L’Association des professionnels des arts de la scène du Québec (APASQ) est reconnue en vertu de la Loi sur le statut professionnel et des conditions d’engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma (L.R.Q., c. S -32.1). Elle représente l’ensemble des personnes conceptrices d’accessoires, de coiffures, de costumes, de décors, d’éclairages, d’environnements sonores, de maquillages et de marionnettes qui œuvrent au Québec dans les domaines du théâtre, de la musique, de la danse, des variétés, du théâtre lyrique, de l’opéra, du cirque et des manifestations multidisciplinaires.

À propos de l’AQAD

Fondée le 10 décembre 1990, l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD) est un syndicat professionnel selon les dispositions de la Loi sur les syndicats professionnels (L.R.Q., c. S -40). Sa mission est de défendre les droits et les intérêts moraux, sociaux, économiques et professionnels des auteurs dramatiques, des librettistes, des adaptateurs et des traducteurs francophones, québécois et canadiens.

À propos de TRACE

TRACE (Travailleuses et travailleurs regroupés des arts, de la culture et de l’événementiel) est un organisme sans but lucratif dont la mission principale est de promouvoir et défendre les intérêts économiques, professionnels et sociaux de ses membres. Contrairement aux associations accréditées ou reconnues en vertu du Code du travail ou de la Loi sur le statut de l’artiste, TRACE est ouverte à toutes et tous les travailleurs des secteurs des arts, de la culture et de l’événementiel : travailleuses et travailleurs autonomes, salarié·e·s, pigistes, contractuel·le·s et propriétaires de petites entreprises.