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Réduction de 20 % des programmes de crédits d’impôt aux entreprises : Austérité ou précarité?

13 Juin 2014

Pour l’Union des artistes (UDA) et ses membres, le plan budgétaire 2014-2015 du gouvernement Couillard, déposé le 4 juin dernier, présente possiblement une grave erreur d’évaluation ou, à tout le moins, une faille préoccupante. Si ce n’est pas le cas, c’est que nous faisons face à une décision inconséquente.
 
L’effort collectif pour rétablir les finances publiques est nécessaire et compréhensible. Cependant, couper dans les crédits d’impôt sans mesurer l’impact sur les différents secteurs économiques, tels que la culture, est déconcertant. La présentation du plan budgétaire 2014-2015 a généré sur-le-champ une vague d’inquiétude pour l’ensemble des travailleurs, directement ou indirectement, liés à la culture. Et les coupes budgétaires annoncées risquent de se traduire par des effets malheureux et, probablement, irrévocables.
 
La question qui surgit est légitime : le premier ministre québécois Philippe Couillard signerait-il vraiment un budget qui enraye à ce point cet important levier pour l’industrie culturelle? Lui qui a recueilli une large part de ses votes électoraux sur l’axe de la création d’emplois?
 
« Il ne s’agit pas d’un simple 20 % de réduction, il s’agit d’une coupe menaçante dans une mécanique qui est cruciale pour l’ensemble de nos artistes. Les crédits d’impôt sont directement liés aux possibilités de revenus d’hommes et de femmes, de pères, de mères et de familles représentés parmi nos 8 273 membres et 4 560 stagiaires », précise Sophie Prégent, présidente de l’Union des artistes.
 
L’Union des artistes et sa présidente ont été soulagées de lire aujourd’hui les déclarations de Madame Hélène David, la ministre de la Culture et des Communications, et espèrent trouver en elle une alliée sûre. Les représentants de l’Union s’assureront de lui faire part de leurs préoccupations, et il serait capital que Madame David présente à son collègue, le ministre des Finances Monsieur Carlos Leitão, le mode de fonctionnement si particulier à notre secteur d’activité économique.
 
La commission d’examen sur la fiscalité québécoise est une initiative que nous saluons et à laquelle nous prendrons part activement. Cependant, jusqu’à l’obtention de réponses claires et accompagnées d’une vision responsable, cohérente et conséquente, l’UDA demande un moratoire sur la réduction du 20 % des programmes de crédits d’impôt pour les entreprises culturelles.


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