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Mais qu’est-ce que c’est la CSA?

1 Juin 2012

Louis Georges Girard
Juin 2012

Quand je croise des collègues sur les plateaux ou ailleurs, on me pose souvent des questions qui débutent par : « Tu dois savoir ça toi, t’es à l’Union… » Euh… Oui peut-être… mais souvent aussi les questions touchent la CSA, et lorsque je leur dis que ça adonne bien, j’en suis le président, il y a parfois comme un léger flottement qui me fait croire que l’essence même de cette structure juridique, on ne peut plus proche de l’UDA, échappe à plusieurs membres. Alors, à ma demande générale… Voici la CSA 101. CSA, c’est le sigle de Caisse de sécurité des artistes, qui a pour fonctions « la défense et le développement des intérêts économiques des membres de l’UDA »1. Le rôle de la CSA se divise en trois axes : l’administration du Fonds COPAR (fonds de congés payés pour l’artiste), du REER collectif et du programme d’assurance collective. D’où viennent ces sommes ? Les lecteurs assidus de cette chronique le savent par cœur bien sûr, mais pour les autres et surtout les nouveaux membres, il est bon de savoir que, à chaque cachet gagné sous juridiction UDA, les producteurs ajoutent 15 % (en moyenne) et 2 % est prélevé au membre, donc un total de 17 % réparti comme suit : 

1. 2,5 % en cotisation syndicale ;
2. 4 % au Fonds COPAR ;
3. 3 % au programme d’assurance ;
4. et la différence dans votre REER2.

Le COPAR

Quel est l’ordre de grandeur des montants? Commençons par le COPAR. L’an dernier, 6 932 membres se sont partagé une somme de 4 396 465 $, (moyenne : 635 $, médiane : 170 $). Comme ces montants sont versés mensuellement par les producteurs, le rôle de la CSA en est un de préservation de capital, ce qui fait que ces sommes sont investies de façon très sécuritaire en attendant d’être versées aux membres chaque année, au début de juin. Ce volet du mandat de la CSA en est un de « courroie de transmission » annuelle qui fait en sorte que la totalité des montants versés par les producteurs est versée aux membres, repartant ainsi le compteur à zéro chaque année. Ai-je besoin d’ajouter que la raison qui nous pousse à investir de façon très sécuritaire est simple : nous ne voulons pas que ces sommes « dorment » en attendant de vous les verser, mais, en même temps, le délai d’investissement étant évidemment de moins d’un an, il serait irresponsable d’y ajouter du risque. Vous n’aimeriez sûrement pas recevoir une lettre de votre président vous annonçant que votre chèque d’indemnité de vacances est diminué cette année, parce que la bourse a planté, et j’ai soudainement un malaise à m’imaginer la signer.

Le programme d’assurance

Nous bénéficions comme membres de l’UDA d’un programme d’assurance, (vie, santé, voyage, invalidité) dont le remboursement des prestations varie selon notre moyenne de revenus. Je vous suggère de consulter votre fiche personnalisée sur le site de l’UDA en cliquant sur l’icône Assurance collective. En 2011, tout près de quatre millions de dollars ont été versés en prestations aux membres qui ont fait des réclamations. Ce programme se doit de maintenir un certain équilibre entre l’allocation des paiements des producteurs dédiés au programme d’assurance (3 %) et les prestations payées. À la suite de la bonification du programme mise en vigueur le 1er mars 2010, un déficit avait été anticipé, mais celui-ci, après l’expérience de 2010 et 2011, s’est avéré moins élevé que prévu. Ainsi, grâce au surplus accumulé et affecté au bénéfice du programme d’assurance, la pérennité de notre programme est assurée pour de nombreuses années.

Un REER collectif

Étant des travailleurs autonomes, nous n’avons pas, comme plusieurs salariés d’entreprises commerciales ou gouvernementales, de « fonds de pension » à prestations déterminées qui nous assurent pour notre retraite un pourcentage du salaire gagné pendant notre période active. Nous avons plutôt un « gros REER » collectif dans lequel chaque membre a son compte qu’il pourra toucher lors de sa retraite. Ledit REER représentera une moyenne de 7,5 % des cachets qu’il a gagnés sous juridiction UDA, auquel s’ajoutera la plus-value des rendements gagnés au fil des ans. Ce REER étant le « bas de laine » de nos membres, nul n’est besoin de vous dire le soin que nous prenons à gérer chacun de nos fonds. (Fonds CSA Actions, Dividendes, Équilibré, Obligations et Sécurité). Le risque pris par le membre dans ses choix de placement lui est personnel3, mais chacun de nos fonds se doit de donner le meilleur rendement possible, et la force du groupe nous permet de faire des économies importantes en matière de frais de gestion4. L’ensemble des avoirs des nos membres et de leurs conjoints, auxquels s’ajoutent les avoirs de l’UDA et de la CSA ont franchi le cap des 200 millions de dollars d’actifs. Pierre Boucher, qui a été président de l’UDA de 1962 à 1966, et tous les pionniers de la Caisse de sécurité des artistes (on disait Caisse de sécurité du spectacle à l’époque) seraient sûrement fiers de ce qu’est devenue la CSA. En cette année où l’on fête les 75 ans de la création de l’UDA, je crois qu’il est de mise de se rappeler l’importance de la CSA, de l’outil indispensable qu’elle est devenue et de la vision de ses premiers administrateurs qui ont mis la Caisse sur pied afin de répondre à un besoin criant de membres de l’Union dont certains vivaient dans la misère et la pauvreté.

Un nouveau produit Desjardins vous est offert gratuitement…

Ce produit a pour nom À votre santé 360… Il s’agit d’un site dont l’accès est restreint aux adhérents des programmes d’assurance collective offerts par Desjardins. Il suffit de se rendre sur le site www.dsf.ca et de vous inscrire, le mode d’emploi est simple. Une fois sur le site, vous y trouverez une foule de renseignements utiles, et ce, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Un service d’aide téléphonique offert par une personne experte en santé peut vous faciliter la tâche pour soit trouver les ressources existantes dans notre système de santé, comme un groupe de soutien à des aidants naturels ou les services à domicile offerts dans votre région, soit vous conseiller lors de l’apparition d’un symptôme. C’est gratuit, donc, à vous d’en profiter.
 
Sur ce, je vous souhaite un bel été…

1. Statuts et règlements de la CSA
2. Voir l’InfoCSA de novembre 2007
3. Si le membre omet de faire un choix, c’est la directive d’investissement par défaut qui s’applique (10 % dans le Fonds CSA Sécurité, 30% dans le Fonds CSA Obligations, 30 % dans le Fonds CSA Équilibré et 30 % dans le Fonds CSA Actions). Cette directive sera modifiée le 1er juillet 2012  pour 10 % dans le Fonds CSA Sécurité, 30 % dans le Fonds CSA Obligations, 30 % dans le Fonds CSA Équilibré et 15 % dans le Fonds CSA Actions et 15 % dans le Fonds CSA Dividendes).
4. Lire le papier de ma collègue Katerine Mousseau à cet effet.


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