Vous êtes ici

Partager sur

Le français, notre identité...

22 Août 2017

Allocution prononcée par Sophie Prégent à l'occasion de la
conférence de presse de Partenaires pour un Québec français



Avant la loi 101, il y avait déjà L'Osstidcho, Les belles-sœurs, Les belles histoires des pays d’en haut, Robert Charlebois, Renée Claude et tant d’autres. Des créateurs et des œuvres qui ont incarné une prise de conscience sur notre culture distincte, francophone et fière de l’être. Jouant à la fois le rôle de miroir et de précurseur de notre société, les artistes ont capté l’air du temps, lui ont donné corps et en sont devenus la locomotive.

L’adoption de la loi 101, il y a quarante ans, symbolise le volet législatif de cette éclosion de la culture québécoise enracinée dans la langue française ainsi que de notre volonté de l’affirmer et de la protéger. Et quand on voit les talents qui se sont révélés et déployés en français au cours des quarante dernières années, on peut être fiers du chemin parcouru.

Mais, dans un monde toujours en mouvement, la vigilance est de mise. Nous ne sommes que huit millions dans une Amérique du Nord très majoritairement anglophone et nous devons nous battre toujours plus fort pour protéger l’exception culturelle – pour protéger notre culture et la diversité de toutes les voix qui la composent.

Les lois ont toujours un train de retard sur le mouvement de la société. Et c’est notre rôle d’alerter le gouvernement et de sensibiliser la population sur les améliorations à y apporter pour qu’elle s’adapte aux nouvelles réalités qui émergent au fil des changements démographiques, sociaux ou technologiques.

Dans ce contexte, le gouvernement a le devoir de soutenir la vitalité de la création artistique québécoise en français et de protéger sa survie, notamment en défendant l’exception culturelle, en maintenant les quotas de contenus francophones imposés aux diffuseurs et en offrant un financement adéquat de la culture et de l’éducation.

L’importance accordée au français comme le « socle sur lequel bâtir notre destinée commune » dans le projet de politique culturelle du Québec actuellement en discussion est un signe encourageant, mais il faut incarner ce principe dans des actions concrètes et concertées.

L’Union des artistes y participera, bien sûr.


Rangée du haut : Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Sylvain Mallette, président
de la Fédération autonome de l’enseignement, Christian Daigle, président du Syndicat de la fonction publique et
parapublique, Pierre Graveline, de la Fondation Lionel-Groulx.
Rangée du bas : Maxime Laporte, président général
de la Société Saint-Jean-Baptiste, Martine Desjardins, présidente du Mouvement national des Québécoises et des
Québécois, Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux, Sophie Prégent,
présidente de l’Union des artistes.