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Des convictions fortes et un dialogue constructif

10 Novembre 2017

Dans les coulisses comme sous les projecteurs, l’Union des artistes (UDA) travaille fort pour faire avancer la cause des artistes. L’agenda chargé à Québec comme à Ottawa, autant que l’actualité ont mobilisé l’équipe tout au long de l’année. Sur tous les fronts, nous affichons la force de nos convictions et nous appelons à la poursuite d’un dialogue constructif. Nous privilégions la recherche de solutions concrètes qui auront un effet tangible pour les artistes.

La nouvelle politique québécoise de la culture, la vision pour un Canada créatif, l’encadrement des télédiffuseurs et des radiodiffuseurs ainsi que des fournisseurs d’accès internet par le CRTC, la perception des taxes chez les diffuseurs de type Netflix, la protection de la langue française, le soutien au secteur de la musique, la défense de l’exception culturelle ainsi que la dénonciation du harcèlement et le soutien aux artistes qui le subissent sont autant de enjeux pour lesquels l’UDA est en première ligne.

La nouvelle politique québécoise de la culture

Nous déposions en 2016 un mémoire intitulé Pas de culture sans artiste dans le cadre des consultations sur le renouvellement de la politique culturelle du Québec. En juin dernier, Luc Fortin, alors ministre de la Culture et des Communications, présentait une première mouture de son projet de Politique québécoise de la culture, avec des déclarations d’intention et des pistes de travail intéressantes, mais dont l’ampleur et l’ambition étaient difficiles à mesurer sans plan d’action ni cadre budgétaire. En réponse, nous avons déposé un complément à notre mémoire, Pas de culture sans artiste, la suite – Pour que les pas suivent la voix dont les propositions s’articulent autour de quatre thèmes :

  • des actions pour améliorer véritablement la condition socioéconomique des artistes,
  • des actions pour améliorer l’accès à la création artistique québécoise,
  • des actions pour que le Québec soit à l’avant-garde de la protection et de la promotion des artistes et de la culture,
  • un cadre budgétaire pour atteindre les objectifs que le gouvernement s’est fixés.

Espérons que le remaniement ministériel d’octobre et la nomination d’une nouvelle ministre de la Culture et des Communications ne brisera pas le momentum, et que Marie Montpetit montrera la même ouverture que son prédécesseur à bonifier le projet sur la base de nos propositions et qu’elle sera en mesure d’aller chercher des fonds additionnels pour les arts et la culture.

La vision pour un Canada créatif et ses suites

Il y a tout juste un an, Patrimoine canadien lançait une consultation sur le  contenu canadien dans un monde numérique, à laquelle l’UDA a participé en offrant des pistes de réflexion sous le thème Replacer l’artiste au cœur de l’écosystème culturel numérique, en axant ses recommandations sur la création, la production et la diffusion,  ainsi que sur les liens avec la communauté.

La présentation récente de la vision du gouvernement pour un Canada créatif par la ministre de Patrimoine canadien, Mélanie Joly, contenait plusieurs annonces, dont le maintien du financement du Fonds des médias par le gouvernement et l’ouverture de plusieurs chantiers législatifs que nous suivrons de près. C’est toutefois l’entente conclue avec Netflix qui a le plus retenu l’attention. Je me suis d’ailleurs vivement opposée à ce projet au nom de l’UDA et au côté de nos partenaires de la Coalition pour la culture et les médias. Les discussions se poursuivent à ce sujet.

La protection de l’exception culturelle dans les lois au Canada et dans les accords internationaux

Certaines mesures de protection de notre culture devraient être modernisées pour tenir compte de la réalité numérique. Celles-ci sont menacées, notamment avec la baisse des exigences imposées par le CRTC aux télédiffuseurs. J’ai apprécié le soutien public apporté par Luc Fortin, alors ministre de la Culture et des Communications, dans ces dossiers et j’espère le même engagement de la part de Marie Montpetit.

Sur le plan international, je participe activement à tous les forums de suivi de renégociation de l’ALENA afin de préserver le statut d’exception culturelle en général et l’intégrité de nos programmes de soutien à la culture et aux arts en particulier.

Révision des structures de gouvernance de l’UDA

En 2012, les membres réunis en congrès ont demandé à l’UDA de revoir sa structure politique. Raymond Legault occupait la présidence à l’époque. Ce projet de révision des structures de gouvernance de l’UDA lui tenait à cœur depuis plusieurs années. Étant donné l’ampleur du projet, il m’importait d’être élue par l’ensemble des membres pour le mettre en branle, le porter et vous le présenter. Nous y sommes.

Le chantier de la réingénierie des structures de gouvernance a démarré à l’automne 2015. Des spécialistes ont été mandatés pour guider le conseil d’administration dans cette vaste restructuration, un travail colossal, ardu, mais néanmoins fondamental pour l’Union

Tout au long de ce processus souvent déroutant, nous sommes allés de surprises en surprises… Nous avons fouillé l’histoire de l’UDA et de ses sociétés affiliées : la Caisse de sécurité des artistes, Artisti et la Fondation des artistes, depuis la création de l’UDA, en 1937, jusqu’à aujourd’hui ; 80 ans d’histoire… le monde, les arts, la culture et… les lois qui s’appliquent à la gouvernance d’associations comme la nôtre ont évolué et souvent changé au cours de ces 80 ans.

L’exercice de réingénierie s’est avéré plus que nécessaire; il était impératif d’actualiser les règles de gouvernance de l’UDA et de ses sociétés affiliées. Les nouveaux règlements généraux de l’UDA vous seront présentés en novembre prochain, le but étant de permettre à l’UDA de se conformer aux lois qui nous gouvernent aujourd’hui, en 2017.

Chaque avancée me donne le souffle et l’énergie pour qu’on se batte encore plus fort dans les dossiers où l’on rencontre de la résistance. Et je tiens à remercier mes collègues du conseil d’administration et des comités ainsi que tout le personnel de l’UDA pour leur travail consciencieux, jour après jour.

Le travail continue!

Sophie Prégent


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