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Rapport du directeur général pour l'exercice financier 2020

En septembre dernier, lors de la dernière assemblée générale, nous avons abondamment discuté de ce début d’année 2020 sous le joug de la pandémie mondiale. Disons-le, la suite de 2020 et le début de 2021 furent aussi des périodes éprouvantes et particulièrement décisives pour la pérennité de votre organisation syndicale. Notre présidente, les élus, les gestionnaires et les employés se sont serré les coudes et ont déployé tous les efforts possibles pour nous permettre de passer à travers la pandémie sans impacter le bas de laine des membres. Évidemment, la crise n’est pas terminée, mais nous voyons enfin la lumière au bout du tunnel et nous avons bon espoir de pouvoir reprendre des activités presque normales au cours de la prochaine année.

Cela dit, la pandémie nous a aussi permis de continuer la nécessaire analyse de notre organisation, de souligner nos forces ainsi que nos faiblesses, de revoir nos structures, d’interroger nos façons de faire, ce qui nous a permis de commencer une réflexion sur une Union des artistes plus agile, encore plus efficiente et performante, une organisation que nous qualifions désormais de « UDA 2.0 ».

C’est dans cette optique que le rapport de la Direction générale de l’Union des artistes pour 2020 couvrira l’ensemble de nos services : les ressources humaines (RH), les relations du travail (RT), les finances et l’administration, les technologies de l’information (TI), les communications, la formation continue, les services aux membres, ainsi que les actions politiques. Pour chaque Service, je ferai un retour sur le plan d’action 2020 et sur les évènements marquants de cette année de pandémie ainsi qu’un rapport des activités de l’organisation pour la fin de l’année 2020. Dans un même temps, je me permettrai une entrée en matière sur les défis et mandats qui attendent l‘organisation pour l’année 2021 et le début de 2022.

Notez que, à la suite de l’assemblée générale annuelle, le comité de direction et les gestionnaires se rencontreront pour le lac-à-l’épaule annuel. Exercice incontournable s’il en est un, pour élaborer et structurer le plan d’action 2022 qui sera déposé en septembre 2021et qui définira les paramètres de cette Union 2.0 en accord avec la vision de vos élus et les besoins des membres.


Lors de l’AGA, j’aborderai plus en profondeur les mandats de l’organisation pour 2021.

Notez aussi que je n’aborde pas les questions relatives au budget ou la question des assurances, puisqu’elles sont couvertes par la trésorerie et la direction des finances. Cela dit, je répondrai avec plaisir à toute question des membres sur les finances, les postes budgétaires ou les dépenses de l’organisation en assemblée générale, le 13 juin.


 

Rapport des activités 2020

Préambule

Je me permets de vous rappeler que, dès le début du confinement, le comité de direction nous a donné un mandat clair : traverser la crise en protégeant nos membres et s'assurer de la pérennité de l’Union.

Ce mandat s’est articulé en symbiose avec les objectifs du Plan d’action 2020 (celui-ci était conforme aux attentes des membres et en accord avec les principes énoncés dans le plan quinquennal 2018-2022).

Pour ce faire, l’organisation a suivi une stratégie se déclinant en trois priorités : s’assurer de la santé et de la sécurité des artistes, travailler pour que les artistes soient rémunérés et œuvrer à la relance du secteur culturel.

Ces trois priorités se traduisent nécessairement par des actions qui ont été réalisées par des employés des différents services de l’Union des artistes.

Service des relations du travail

Pour le Service des relations du travail, l’année 2020 aura été marquante. Frappés de plein fouet, les employés de ce Service ont défendu sur le « terrain » les secteurs les plus touchés pour les membres de l’UDA, et ce, dès le début de la pandémie. En raison de mises à pied temporaires, mais massives, d’employés, l’équipe des relations du travail, composée à la base de 25 personnes, a perdu plus de 80 % de ses conseillères et agentes dès l’annonce des premières mesures sanitaires. Si nous avons graduellement rappelé au travail nos employés, mentionnons que c’est au mois d’avril 2021 que les derniers employés de ce service ont réintégré leurs fonctions. Nous avons par ailleurs aboli deux postes permanents d’agents des relations du travail et perdu plusieurs agentes et deux conseillères.

Cette situation a forcé la directrice du Service, Manon Lussier, et son équipe à se « réinventer », pour utiliser un terme galvaudé, et à modifier certaines façons de faire les choses afin de réussir à réaliser notre mission première, soit celle d’offrir un service de qualité à nos membres.

En plus de la grande efficacité de nos employés, il faut souligner que le télétravail, les petites équipes agiles, la proximité sur le terrain, les liens plus forts avec les artistes et les communications en temps réel mis de l’avant pendant la pandémie seront désormais quelques-uns des paramètres qui vont définir le Service des relations de travail de notre Union 2.0.

Il y a eu recrudescence notable en 2020 des productions hors Union. C’est pour combattre cette situation et en accord avec notre objectif de stabiliser nos secteurs et d’en développer de nouveaux qu’un poste « terrain » a été créé. La conseillère en relations du travail, Karine Hervieux, sera affectée à la syndicalisation, à la mobilisation, à la mise sous juridiction, et à la surveillance du travail fait hors Union. Nous souhaitions nous rapprocher de nos membres pour répondre davantage à leurs besoins depuis quelques années, tout en solidifiant notre juridiction; voici un geste concret en ce sens.

Ajoutons à cela que la Direction générale poursuit les discussions avec nos partenaires syndicaux (dans les secteurs de l’audiovisuel et de la musique, entre autres) pour mettre en place une vigie aux « productions impliquant des artistes membres de différentes organisations syndicales ». Nous souhaitons partager des ressources pour exercer entre autres une surveillance sur les lieux de travail, ce qui aura pour effet d’assurer le respect des ententes collectives.

Quelques chiffres et pistes d'avenir pour le Service des relations du travail

Mentionnons d’entrée de jeu que plus d’une quarantaine de productions d’annonces ont été vérifiées et que, de ce nombre, nous avons réussi à lier une dizaine de productions à une entente. De plus, les conseillères et la directrice ont participé activement aux multiples rencontres organisées par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et la Direction nationale de la santé publique afin de s’assurer de rapporter fidèlement les problématiques rencontrées sur les lieux de travail des artistes et de témoigner de l’évolution de la situation sanitaire sur le terrain. Les agents et les conseillers ont répondu aux questions des membres (plus de 2000 appels) et leur ont offert un soutien RT, ont assuré le suivi de centaines de dossiers, de réclamations et de griefs, en plus de traiter les demandes particulières et les dérogations.

L’équipe des relations du travail a réalisé, et ce, à effectif réduit un total de plus de 500 réclamations au cours de la dernière année. De ce nombre, 335 ont été réglées, 8 ont donné lieu à des griefs, 102 sont toujours actives et 62 ont dû être annulées. Ces réclamations ont totalisé un montant de 27 668 $ en contributions CSA et un montant de 71 000 $ en cachets, qui étaient dus aux artistes.

Une dizaine de dossiers ont été déférés en arbitrage, dont deux dossiers majeurs, et deux causes ont débuté devant la Cour supérieure pendant la dernière année et sont toujours en cours.

Comme vous le savez, une dizaine d’ententes collectives ont été renouvelées ou prorogées, dont celles avec AMI-Télé (Accessibilité Média inc.), l’ANDP (Association nationale des doubleurs professionnels), l’AQPM (Association québécoise de la production médiatique), l’Espace GO (artistes interprètes), l’Opéra de Montréal, l’Orchestre Métropolitain, Sinha Danse inc., le Théâtre de La Manufacture (artistes interprètes) et l’ACT (Association des compagnies de théâtre.

Les négociations à venir, soit en préparation, soit en négociation pour l’année 2021-2022, sont essentiellement les ententes collectives avec l’ADISQ (phonogramme), la Compagnie Marie Chouinard, TVA, l’OSM, sans oublier l’immense chantier des annonces publicitaires (radio-télé et Internet et nouveaux médias - INM), TV5, l’Espace GO (metteurs en scène et chorégraphes), TUEJ (Théâtres unis enfance jeunesse (metteurs en scène et chorégraphes), SRC, Noovo, l’APC (Association des producteurs conjoints), SMAM (Studio de musique ancienne de Montréal), Télé-Québec, Xn Québec et la très importante négociation AQPM - nouveaux médias, menée par Catherine Leszkiewicz. Ajoutons à cela l’entente-cadre pour le domaine des jeux vidéo, mandat que nous espérons pouvoir concrétiser d’ici la fin 2021. Inutile de dire que l’équipe de négociation, ainsi que les comités de négociation constitués de membres vont être passablement occupés cette année.

Enfin, les conseillères ont traité au cas par cas les reports et annulations pour tenter d’éviter la surprécarisation financière des artistes. Le Service a négocié et signé plus d’une centaine de lettres d’entente particulières en 2020 et s’est battu particulièrement pour assurer des conditions de travail décentes en ce qui a trait aux captations des arts vivants, secteur gravement touché, comme en font foi les multiples tentatives pour trouver des solutions avec l’ACT, TUEJ et TAI. Il faut souligner que le Service des relations de travail a reçu le mandat pour 2021 de faire une vérification systématique des listes des subventions accordées par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) (sommes débloquées par le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ) en soutien aux arts vivants, de vérifier que l'aide aux spectacles a « ruisselé » jusqu’aux artistes et de s’assurer que la reddition de compte demandée par l’Union des artistes fonctionne.

Soulignons que, pour 2020, l’équipe des relations du travail a effectué plus d’une centaine de visites de plateau, tous secteurs confondus. Le Service des relations du travail a aussi reçu de la direction un protocole formel de visite de plateau et comme instruction de multiplier les actions sur les lieux de travail, et cela dans tous les secteurs, sans exception. Nous visons une augmentation radicale de la présence sur le terrain pour 2021, en accord avec notre plan d’action, et plus du double de visites. Notons que l’implantation des services d’urgence (téléphone et courriel) se fait toujours graduellement, mais je tiens, encore une fois, à remercier tous ceux et celles qui ont pris et prennent le temps de contacter notre équipe des relations du travail ou de communiquer directement avec moi pour nous donner de précieuses informations sur les productions délinquantes. Cela demeure une inestimable contribution et nous aide concrètement à réaliser nos mandats.

Je terminerai en rappelant que 2020 fut aussi marquée par une autre vague majeure de dénonciations en matière de harcèlement. Nos conseillères Marie Fisette et Christine Fortin, personnes-ressources en matière de harcèlement et de santé et sécurité du travail à l’UDA, ont été fortement sollicitées. Elles ont conseillé certains membres sur les recours légaux disponibles, ont trouvé des solutions pour faire cesser des comportements inappropriés en milieu de travail et elles ont négocié des ententes de réparation ou déposé des griefs. De plus, le Service des relations du travail a poursuivi ses revendications auprès des associations patronales pour la création et la reconnaissance du poste de coordonnatrice de scène d’intimité et nous sommes définitivement les instigateurs des discussions avec tous les intervenants sur ce sujet vital.

Les relations du travail sont au centre de notre syndicat et, en ce sens, le Service va jouer un rôle charnière dans cette Union 2.0. L’amarrage de notre philosophie « terrain » amorcée depuis quelques années commence à se faire sentir quotidiennement. Nous avons une équipe professionnelle, dynamique, agile composée d’une directrice, de conseillers et de conseillères ainsi que d’agentes et d’agents brillants, allumés et dédiés à la cause des artistes.

Finances et administration

Grâce au travail acharné et rigoureux du Service des finances et de l’administration, nous avons pu terminer l’année 2020 avec un budget positif, comme vous pouvez le constater dans la présentation des états financiers et la capsule de la trésorière.

Travaillant sans relâche pour produire mensuellement des données et des scénarios financiers plausibles tout au long de l’année 2020, l’équipe, sous la gouverne de notre directrice des finances et de l’administration, Jacinthe Bellemare, nous a permis de baser nos décisions sur des indicateurs financiers fiables et précis. Le Service a été littéralement bombardé de demandes pour des statistiques en tous genres et des modèles de prédiction pour permettre au comité de direction, aux gestionnaires et aux différents comités (des assurances, par exemple) d’avoir la latitude de pouvoir prendre les cruciales décisions, rapidement et efficacement.

Le Service a décortiqué les programmes d’aide gouvernementale, notamment la Subvention salariale d'urgence du Canada (SSUC), dont nous avons bénéficié et qui nous a permis de garder notre lien d’emploi avec nos employés mis à pied. Le Service a également étudié les dossiers de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et de la Prestation canadienne de relance économique (PCRE) en temps réel, tout en répondant aux questions financières des membres, et cela, à mesure que les renseignements nous parvenaient. L’équipe a aussi travaillé sur la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer (SUCL), un programme d’aide au loyer commercial pour les organisations comme l’UDA, et sur les retours de taxes, etc. Tous ces efforts nous ont permis de passer à travers la crise sans trop de pertes, et ce, en plus de ses opérations annuelles habituelles.

Ajoutons à cela qu’une partie des ressources de ce Service ont travaillé en partenariat avec la Fondation des artistes afin de s’assurer de valider les chiffres, d’acheminer les dons rapidement à la collectivité artistique, ou de développer le programme d'aide aux employés (PAE) des artistes.

Tout cela en fonctionnant avec une équipe réduite, soit avec seulement 30 % de l’équipe au début de la crise, pour augmenter graduellement en fonction de la reprise des activités. L’équipe s’est montrée extrêmement collaborative et flexible, s’adaptant rapidement aux besoins internes de l’organisation, mais aussi aux contraintes externes.

Quelques chiffres et pistes d'avenir pour le Service des finances et de l'administration

Plusieurs statistiques ou dossiers majeurs comme la refonte de notre système d’assurance sont déjà traités dans les rapports de notre présidente et de notre trésorière et d’autres sont intégrées dans le rapport annuel, je ne referai pas inutilement l’exercice complet.

Cela dit, malgré la baisse d’activité dans le secteur de l’audiovisuel, le Service de l’administration a traité, en 2020, 5 277 700 $ en droits de suite pour les rediffusions, comparativement à 3 799 200 $ en 2019, soit 39 % de plus. Entre le mois d’août et le mois de décembre 2020, le Service a connu un véritable boom et a traité 56 % des cachets de l’année 2020, alors que, pour la même période en 2019, il avait traité 45 % des cachets annuels.

Les rediffusions ont connu une augmentation de 80 % pour 2 fois plus de membres. De plus, dans les derniers mois, on a vu une reprise dans le secteur des annonces publicitaires, du doublage et de l’audiovisuel. L’équipe de l’administration a donc mis les bouchées doubles pour que soient envoyés le plus rapidement possible les droits de suite et les cachets.

Le Service des finances et de l’administration a aussi devancé l’envoi du chèque de vacances (chèque COPAR).

Ce faisant, et en palliant la désorganisation comptable de beaucoup de producteurs, le Service a contribué à faire en sorte que les membres puissent recevoir ce qui leur était dû, et ce, plus rapidement.

Avec l’instauration forcée du télétravail, la pandémie nous a amenés à revoir nos schèmes de pensée et à évaluer nos besoins en termes d’espaces physiques. À ce titre, notre coordonnatrice, Johanne Gagné, travaille avec la directrice des finances et la direction pour trouver des solutions efficaces. Nous sommes en discussions avec un partenaire syndical pour un partage de nos bureaux d’ici la fin de 2021 et nous travaillons à un plan de réduction des espaces que nous occupons. Notez que nous partageons déjà nos installations du bureau de l’UDA à Québec, dont la réouverture progressive devrait se faire d’ici l’automne, avec l’Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l’image et du son (AQTIS (514 IATSE) et la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) et que l’expérience est plus que concluante. La voie de l’avenir pour l’UDA en matière d’organisation du travail réside dans un mode hybride alliant présence au bureau, télétravail et présence sur le terrain.

Nous finalisons actuellement le cycle annuel de l’Union, qui nous donne un portrait imposant de cette multitude d’opérations faites dans l’ombre par le Service des finances et de l’administration. Nous sommes une petite organisation, mais qui a de grands besoins et une immense influence sur notre écosystème. Notre défi pour cette Union 2.0, dans ce Service, sera de revoir et d’optimiser nos processus, de nous adapter à de nouveaux paramètres pour être encore plus efficients et efficaces que nous ne le sommes déjà et de travailler en partenariat avec les producteurs pour pallier certains échanges et envois beaucoup trop coûteux pour notre organisation. À titre d’exemple, nous nous pencherons sur la mise en application du virement bancaire électronique en ce qui a trait aux paiements des contributions à la CSA.

Services aux membres, communications et formation continue

Communications 

Le Service des communications est profondément lié à notre volet politique et demeure l’un des services de l’UDA qui a été le plus mis à contribution au cours de la pandémie et de l’année 2020.

Politiquement, nous avons été une organisation des plus actives en 2020, surtout grâce au travail tenace de notre porte-parole et présidente, Sophie Prégent. Cela s’est traduit pour notre petite équipe des communications par la constante étude des problématiques rencontrées, de solides préparations, de la rédaction et de la révision des argumentaires pour chacun des dossiers politiques en 2020. Parmi les dossiers sur lesquels l’équipe a travaillé, mentionnons l’étude des documents pour aiguiller la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ou sa contribution pour l’élaboration et la mise en place des mesures sanitaires avec la Direction de la santé publique, les multiples échanges avec le ministère de la Culture et de Communications du Québec (MCCQ) pour l’aide aux arts vivants, la reddition de compte et le ruissèlement de l’aide jusqu’aux artistes. À ces dossiers s’ajoutent celui du harcèlement avec la plus récente vague de dénonciations survenue à l’été 2020 etde la reconduction des sommes pour L’Aparté. Il y a eu également les rencontres virtuelles avec d’autres ministères ou les différents partis d’opposition au provincial et au fédéral. Soulignons notamment les revendications effectuées auprès de Patrimoine canadien afin de s’assurer de l’accessibilité des artistes à la PCU ou à la PCRE, les diverses représentations auprès de la SODEC, du CALQ et du FMC ou les combats politiques majeurs comme le renouvellement de la licence de Radio-Canada devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), le projet de loi C-10 sur l’encadrement des géants du numérique, la refonte de la Loi sur le statut de l’artiste (LSA) ou la représentation politique pour la mise en place d’un filet social pour les artistes, tous menés de front avec nos partenaires syndicaux, dont la FNCC-CSN avec qui nous avons négocié une entente de partenariat politique en 2020.

Ajoutons au volet politique les communications réalisées au cours de l’année 2020, comme une vingtaine de productions et de diffusions de capsules de notre présidente, Sophie Prégent ou d’autres intervenants comme Gabriel De Santis-Caron dans le dossier de la CSA et le président de la Fondation des artistes, Michel Laperrière pour les dossiers de la Fondation. De plus, une dizaine d’infolettres et de nombreux avis importants ont été transmis aux membres, sans oublier l’organisation de la première assemblée générale annuelle (AGA) virtuelle tenue en septembre 2020 et la présentation des états financiers au moyen d’une capsule par notre trésorière, Tania Kontoyanni, pour son rapport en AGA, et l’organisation d’assemblées sectorielles virtuelles.

Ajoutons la transmission d’infolettres pour la formation continue, la gestion de plusieurs dizaines de demandes d’entrevues avec notre porte-parole, Sophie Prégent, de la part des divers médias tout au long de l’année 2020. Le tout effectué parallèlement à toutes les communications régulières à nos membres comme l’envoi des chèques COPAR, la cotisation annuelle, la fiche personnalisée d’assurance, des réponses à des dizaines de demandes du public, des chercheurs, de différents partenaires, les différents communiqués de presse, les diverses invitations à des groupes ciblés et, malheureusement, les nombreux avis de décès. Disons-le, notre directeur des communications, Pierre Blanchet, et la conseillère en communication, Sylvie Lahaie, ont été sollicités de manière continue et ont répondu avec efficacité et un professionnalisme admirable, sans oublier le travail ponctuel de notre graphiste, Danielle Cyr.

Cela dit, et plus que jamais, l’explosion des dossiers politiques et le travail du Service des communications nous prouvent que l’UDA, organisation syndicale de taille moyenne, jouit d’un rayonnement majeur au Québec et au Canada et, à ce titre, occupe une position d’interlocutrice incontournable en matière de culture. Notre tâche pour l’UDA 2.0 sera de réévaluer notre plan de communication et de l’adapter à notre nouvelle réalité organisationnelle, tout en préservant cette force et cette influence majeure que nous exerçons.

Services aux membres

En ce qui a trait aux services aux membres, il est clair que, malgré les mises à pied et les fermetures de nos installations, nous n’avons jamais coupé les liens avec nos membres, et ce, tant au Québec qu’ailleurs au Canada. Suzanne Babin a assuré la permanence seule pendant les premiers temps, puis Nicole Lessard et Geneviève Millette sont venues lui prêter main-forte graduellement. Même avec des bureaux physiquement fermés, nous avons donné un service équivalent tout au long de l’année 2020 avec plus d’une trentaine de milliers d’appels, l’équivalent en courriels des membres, des producteurs, des agents et autres intervenants. Soulignons que les demandes ont été traitées sans retard et que la direction n’a reçu que peu de plaintes, malgré l’immense volume et l’inhabituelle teneur des dossiers particuliers, pandémie oblige.

Véritable courroie de transmission des informations, souvent disparates, aux artistes, le Service aux membres a relié fidèlement les nouvelles des autorités sur la COVID-19, les explications sur les programmes d’aide du gouvernement fédéral, les réponses sur les situations particulières des artistes vis-à-vis du programme d’assurance, des REER, ou l’aide pour naviguer dans notre site Internet et les conseils de toutes sortes.

Comme dans beaucoup de services, cette année de pandémie nous a prouvé que nous pouvons fournir des services de qualité de façons virtuelle. La voie du futur pour ce Service passe nécessairement par des changements technologiques. À titre d’exemple, les rencontres des nouveaux membres se font, et se feront désormais, virtuellement.

Formation continue

En ce qui a trait à la formation continue pour l’année 2020, année exceptionnelle pour cause de pandémie, 17 activités de formation continue ont été suivies par 211 participants au cours de 21 sessions à la suite de 489 demandes d’inscription du 1er janvier au 31 décembre 2020. Souvenons-nous que la session du printemps 2020 a été complètement annulée et que plusieurs formations prévues à l’automne 2020 ont été reportées à l’hiver 2021; ces formations n’entrent donc pas dans nos statistiques de 2020.

Les 17 activités de formation ont nécessité énormément de travail à l’équipe de la formation continue qui travaillait selon un horaire réduit. En raison des mesures sanitaires, l’équipe de la formation a changé les paramètres habituels et a travaillé de concert avec les formatrices et formateurs pour pouvoir offrir, dans la grande majorité des cas, les formations directement en ligne grâce à des plateformes de vidéoconférences. Tout avait été prévu pour des formations en mode « présentiel » et ce fut un travail titanesque de convertir des contenus en mode virtuel et d’en organiser la logistique. Cela dit, le mode virtuel risque de subsister en partie pour certaines formations spécifiques dans notre Union 2.0.

En collaboration avec L’inis, la mutuelle de formation, l’équipe a non seulement maintenu les services comme « Jeu devant la caméra », « Jeu et Gym », ou nos formations régulières en doublage, par exemple, mais elle a également commencé à développer en 2020 de nouveaux contenus, comme une formation « voix pour jeux vidéo », et préparé la demande d’aide financière à la formation pour 2021-2022, au cours de laquelle 33 formations seront offertes.

Renouvelant encore cette année encore notre collaboration avec des conseils régionaux de la culture pour la promotion de leurs activités, Pierre Blanchet, également directeur à la formation, continue son excellent travail comme membre des conseils d’administration de L’inis et de Compétence Culture, et s’assure année après année d’aller chercher les sommes importantes allouées par Emploi-Québec à l’UDA pour ses formations (comme des subventions de plus de 280 000 $ pour l’année 2019-2020).

Service des technologies de l'information (TI)

Année plus que difficile pour ce service. Au début de 2020, nous étions en fin d’audit de nos processus TI, nous venions de perdre notre directeur et travaillions avec un architecte de système pour rebâtir et moderniser nos systèmes. Nous en étions à la phase du cahier des charges pour procéder à la mise en place des premières étapes de la refonte complète du Service des TI quand la crise de la COVID-19 nous a frappés.

Avec l’arrivée de la crise et à la lumière de notre analyse financière préliminaire, nous avons pris la décision d’arrêter complètement tout développement informatique majeur pour 2020, de nous concentrer sur l’entretien, le service aux usagers, les fonctions de base ou essentielles, la sécurité de nos systèmes et de nos données, bref, nous avons mis le Service en phase de « dormance » partielle. Une partie de notre équipe a été affectée au bon fonctionnement des outils nécessaires pour l’implantation du télétravail et à la maintenance des systèmes et des bases de données, le tout à temps partiel.

À la fin de 2020, nous avons perdu presque la totalité des employés œuvrant au Service des TI; j’en profite d’ailleurs pour remercier sincèrement Frédéric Chaveca, analyste-programmeur principal, et Jacinthe Bellemare, notre directrice des finances, qui tiennent le fort seuls depuis le début 2021. Devant cette situation, nous avons créé un comité de gouvernance TI spécial avec deux consultants de haut niveau et nous avons recommencé à travailler sur les dossiers TI ainsi que sur la préparation de notre plan et nos scénarios d’avenir. Disons que l’année 2020 nous a permis de prendre le temps d’analyser et de réévaluer la situation de ce Service, de revisiter les actions passées et d’établir nos priorités pour le futur. D’ailleurs, vous verrez que nous avons déjà assigné des sommes substantielles au budget révisé 2021, pour des postes du Service des technologies de l’information.

Sous les judicieux conseils de nos consultants de chez RCGT et Agilia et à la suite d’un processus rigoureux, nous venons de procéder à l’embauche d’une nouvelle directrice TI, Mme Sylvie Beauchamp. Véritable pierre angulaire de notre plan de relance des TI, cette gestionnaire de haut vol aura des défis à relever, à la hauteur de son talent afin de faire progresser drastiquement notre organisation en matière de technologies de l’information. Remaniement de notre salle des serveurs, actualisation et amélioration de notre site Web, cartographie de nos processus internes en vue de les optimiser, organisation informatique des futures méthodes de télétravail, migration de nos bases de données vers un nouveau système et mise en place des remises électroniques ne sont que quelques-uns des projets dans nos cartons. Cette refonte globale est surtout un défi aux visées structurantes et novatrices, pour un département qui est appelé à reprendre son rôle de colonne vertébrale de cette UDA 2.0.

En parallèle, nous allons continuer à discuter avec nos partenaires syndicaux et patronaux pour tenter de trouver des solutions informatiques communes pouvant baliser et simplifier les échanges de renseignements et chercher les outils technologiques appropriés pour faciliter le paiement aux artistes ainsi que la vérification des contrats, des feuilles de temps, des paiements, des contributions CSA, etc.

Service des ressources humaines

Au cœur de toute organisation syndicale se trouvent les employés.

En ce qui a trait aux ressources humaines, 2020 a été une année plus que difficile. Que ce soit par les mises à pied massives, la baisse de salaire, les suppressions de postes (plus d’une douzaine), l’attente du rappel en poste ou les départs de bons éléments, nos employés ont été mis à rude épreuve. Fatigue, incertitude et quelquefois découragement ont parsemé le chemin de nos troupes au cours de l’année. Mais nous en sommes presque sortis et nous nous attelons à rebâtir la confiance et la cohésion avec nos employés.

La venue d’une nouvelle directrice adjointe des ressources humaines nous a permis de relever certains défis dans ce domaine, comme l’évaluation de nos ressources, la planification de la main-d’œuvre, la revue de l’ensemble des politiques internes, le suivi de certains cas problématiques, et de fournir l’encadrement adéquat aux employés ou de mettre en en œuvre des formations pertinentes pour nos employés.

Nous travaillons désormais sur des solutions performantes pour le futur, sur la mise en place de l’évaluation annuelle et sur une structure plus stricte du plan de formation et préparons un plan de relève rigoureux. Si nous avons eu le loisir, en 2020, d’analyser les postes et l’organisation du travail, de faire des constats, nous sommes désormais en phase de réévaluation de certains postes et de certaines tâches. Nous avons commencé un processus de diagnostic RH qui allie une évaluation des forces et des faiblesses, à un survol de nos problématiques d’organisation et de l’identification des cibles à atteindre en rétention du personnel, en matière d’encadrement, de formation et d’évaluation.

Depuis le début de cette année, nous avons embauché de nouveaux employés dans certains services, donné de nouveaux défis professionnels à l’interne; nous continuons de revoir nos structures RH, sommes en processus de recrutement pour remplacer la directrice adjointe des ressources humaines qui a quitté l’UDA par une nouvelle conseillère RH et travaillons à des changements de fond la culture de l’organisation.

Les membres ont à leur service une équipe de vétérans expérimentés et performants, de nouveaux employés motivés et énergiques, dirigés par des gestionnaires investis et rigoureux. Tous ont les services aux membres et l’Union des artistes tatoués sur le cœur. Voilà qui est porteur d’avenir.

En guise de conclusion

Je terminerai en vous réaffirmant que, pour 2020, nous avons retourné toutes les pierres de notre organisation, revu nos processus, nos habitudes et remis en question nos réflexes. Notre mandat en partenariat avec vos élus est de repenser l’avenir de l’Union des artistes. De créer une Union 2.0.

Mandat d’organisation qui ne peut se réaliser que par l’apport, la participation et la symbiose entre les membres et les employés dédiés qui travaillent sans relâche pour les artistes.

Merci d’avoir pris le temps de lire le présent rapport et je suis toujours disponible en tout temps aux coordonnées habituelles pour toute question ou tout commentaire.

Syndicalement,

Alexandre Curzi