Vous êtes ici

Partager sur

L’UDA défend le doublage fait au Québec en comité parlementaire de la Chambre des communes

7 Mai 2015

« Au tour du gouvernement fédéral de faire sa part »

- Sophie Prégent, présidente de l’Union des artistes

 

Lors de sa comparution devant le Comité permanent du patrimoine canadien de la Chambre des communes le mercredi 6 mai, l’Union des artistes (UDA) a plaidé pour une plus grande conscientisation et une plus forte mobilisation pour assurer le succès de l’industrie du doublage québécoise. Sans quoi, elle risque de mourir à petit feu.

« Déjà, l’UDA, l’Association nationale des doubleurs professionnels (ANDP) et le gouvernement du Québec en partie ont fait preuve d’ouverture et de collaboration. Le gouvernement fédéral ne peut pas rester les bras croisés s’il tient à assurer que les Canadiens d’expression française et les Québécois aient accès à des films et des séries télévisées doublés ici, qui leur ressemblent et qui tiennent compte des particularités linguistiques et culturelles du public d’ici », souligne Mme Sophie Prégent, présidente de l’UDA.


Des capitaux étrangers pour créer et maintenir des emplois chez nous

L’industrie du doublage génère d’importantes entrées de capitaux étrangers au Canada puisqu’une très grande part des revenus des entreprises de doublage provient de l’extérieur du pays.

« Les grandes productions cinématographiques et télévisuelles américaines investissent des sommes considérables pour faire doubler leurs films. La concurrence est forte, et même agressive, venant de pays comme la Belgique, l’Espagne, l’Italie et le Maroc qui gagnent rapidement des parts de marché. Il faut redonner à notre industrie les avantages qui lui permettront de continuer à attirer ces investissements chez nous », rappelle Mme Prégent.

Au Québec, l’industrie du doublage regroupe actuellement environ 800 professionnels et artistes. On observe toutefois depuis quelque temps un ralentissement significatif, ce qui a mené à plusieurs mises à pied.


Des solutions simples, raisonnables et réalistes

Le Canada et le Québec avaient réussi, pendant près de 40 ans, à développer et à maintenir une industrie du doublage reconnue internationalement. Or, les mesures incitatives et réglementaires sont aujourd’hui désuètes, en partie parce que les nouveaux modes de diffusion virtuels (Netflix et autres) ont éliminé les obstacles physiques qui permettaient, jusqu’à récemment, à l’industrie québécoise de conserver une part importante du marché sur son propre territoire.

« Le gouvernement du Canada doit dès maintenant se mettre à jour, et adopter les mesures nécessaires. Nous portons notre message jusqu’à Ottawa. Les députés ont commencé l’examen de l’industrie canadienne du long métrage il y a quelques mois, mais l’enjeu du doublage n’avait pas encore été abordé. C’est pourquoi l’UDA a demandé à témoigner devant le comité pour être entendue », indique Mme Prégent.

Concrètement, l’UDA a formulé trois grandes recommandations destinées au gouvernement fédéral. Le mémoire qui contient le détail des recommandations de l’UDA est disponible en cliquant ici.

« Pour nous, cette situation a atteint un niveau critique qui mérite que l’on s’y attarde avec des mesures concrètes. Mais, plus que l’avenir de l’industrie, c’est l’accès des Canadiens d’expression française aux œuvres cinématographiques et télévisuelles dans une langue de proximité qui est ici en péril », conclut Mme Sophie Prégent.


Pour consulter tous les communiqués