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Quelques notes sur les Fonds CSA, les marchés et vos affaires

1 Octobre 2013

Gilles Payer
Octobre 2013

Texte diffusé dans Le Journal de l'Union d'octobre 2013

Doit-on s’inquiéter d’un rendement plus faible ou même négatif du Fonds CSA obligations?

Un peu tout de même, surtout si vous croyez avoir besoin de cet argent à court terme*. Un fonds obligations, celui de la CSA ou un autre, remplit une fonction de stabilisation au sein d’un portefeuille. Les obligations rapportent toujours des revenus au fil des échéances de celles-ci. Un fonds d’obligations peut perdre de la valeur si ses détenteurs en vendent des parts. C’est ce qui s’est passé au premier semestre.

Lors d’un séminaire** sur la gestion des caisses de retraite auquel j’ai assisté en mai dernier, un expert rappelait l’énorme importance de ce type de placement auprès des investisseurs institutionnels qui ne peuvent pas tout liquider simplement, ce qui serait absurde et même irresponsable. Mais il est évident que l’importance des obligations sera modulée au cours des prochaines années.

Actuellement, notre Fonds CSA obligations se compare favorablement aux autres de sa catégorie, au sens où il limite les pertes, le cas échéant. Malgré l’instabilité relative, un fonds qui procure des revenus doit faire partie d’un ensemble équilibré. Si une baisse vous est insupportable, il reste le Fonds CSA sécurité ou carrément les CPG (certificat de placement garanti). Il va sans dire que nos gestionnaires concernés gèrent la chose activement, et que nous suivons la chose de près.

La bourse et les saisons…

Les marchés anticipent les changements de gouvernement, les statistiques économiques de productivité, de chômage, de dettes et de profits des entreprises, de taux de change, les effets de la météo sur l’agriculture et quoi encore. Pire : les marchés anticipent… l’anticipation!

Par exemple, octobre a mauvaise réputation sur les marchés depuis longtemps. Résultat, les marchés vendent avant octobre, au cas où. Ce raisonnement ne s’arrête pas là, car, justement par anticipation, les marchés ont tendance à vendre en septembre, avant la baisse appréhendée. Bref, le carrousel tourne et on se sait plus trop à quel moment monter ou descendre.

Fait-il craindre la malédiction d’octobre au sujet des bourses?

Oui, et en plus, comme dans le texte ci-dessus, il faut craindre septembre aussi! En fait, on pourrait craindre au moins la moitié de l’année. Cela dit, les périodes négatives sont suivies généralement d’une remontée qui comble plus ou moins les pertes. La seule inconnue est le TEMPS nécessaire pour que les pertes soient comblées, en souhaitant que la croissance reprenne. Ainsi sont les marchés boursiers depuis toujours.

La chose dont on devrait se préoccuper est notre échéance personnelle de retrait, ce qu’on appelle l’horizon de placement. Personnellement j’ai un fonds d’actions canadiennes qui n’a toujours pas retrouvé son sommet d’il y a cinq ans… Si j’avais à faire un retrait aujourd’hui, je serais donc perdant. Conclusion : plus on s’approche du moment où on prévoit avoir besoin de notre épargne, plus on devrait être prudent dans le choix de nos placements. Soit vous surveillez vos affaires de près, soit vous laissez le portefeuille « cycle de vie », par exemple, faire exactement ce travail automatiquement. D’où l’intérêt d’y adhérer dès aujourd’hui chez Industrielle Alliance si vous ne souhaitez pas avoir à suivre vos affaires de manière constante.

Investir ou non?

Question de trouver quand même certains paramètres positifs, certaines sources documentées convergent vers la période mai à octobre pour ÉVITER de détenir des actions, et de novembre à avril pour conserver ou acheter. Comme nous sommes enoctobre, voilà peut-être un bon moment pour investir…ou replacer ce que vous aviez temporairement retiré du marché!

Pour ceux qui ne « jouent » pas avec leurs placements

Donc, si vous avez une répartition qui tient compte de votreprofil d’investisseur (âge, tolérance au risque, etc.), vous n’avez pas absolument à intervenir non plus, à moins d’inquiétudes profondes.

Pour ceux qui aiment « jouer » (modérément) avec leurs placements

La méthode du coût moyen est, d’après moi, une des meilleures pour aplanir ou réduire le risque d’avoir acheté (ou vendu) au mauvais moment. Il augmente par le fait même la chance d’avoir acheté au bon moment! Il suffit de cotiser régulièrement. Par exemple, un montant fixe chaque vendredi.

À lire dans notre section CSA

Les commentaires de nos gestionnaires de fonds
Bien que ces textes concernent une période qui peut paraître déjà lointaine, il est intéressant de voir si l’évolution des choses présentée se concrétise une fois la publication entre vos mains (Le Journal de l'Uniond'octobre 2013, mais des commentaires en date du trimestre se terminant le 30 juin).

Le deuxième trimestre en bref
Jarisloswsky-Fraser souligne que les actions canadiennes sous sa responsabilité ont surpassé la cible et ont généré un rendement absolu positif. Hexavest pour sa part trace un portrait succinct mais efficace de la situation mondiale et des effets sur nos positions. Industrielle Alliance, qui gère son propre Fonds dividendes IA, lequel fait partie de notre propre Fonds dividendes CSA, nous explique pourquoi l’Europe préoccupe, la Chine cherche son équilibre, les États-Unis marchent sur des œufs et le Canada a eu un trimestre nuancé. Comme vous voyez, les facteurs d’influence des marchés sont nombreux. Letko Brosseau et associés inc.précise, dans son analyse globale, qu’une pause sur les marchés ne serait pas anormale étant donnée la poussée vigoureuse depuis un an. À preuve leurs propres bons résultats à l’égard de notre Fonds CSA équilibré! Merci!

Si la valse des placements en obligations vous intéresse, le texte de Fiera Capital est très détaillé et démontre toute la science nécessaire à la gestion d’un fonds obligations. Du côté d’AlphaFixe Capital, on explique magnifiquement le jeu actuel des autorités à l’égard de la stratégie d’injection monétaire et du lien fragile avec l’environnement économique actuel qu’on estime plutôt volatil.

On peut lire les commentaires intégraux de nos gestionnaires des Fonds CSA sur le site uda.ca, section CSA, sous Fonds CSA, rubrique Commentaires des gestionnaires - octobre 2013.

Un coup d’œil à nos tableaux des rendements des fonds vous sera aussi utile lorsqu’il s’agira de distinguer quels types de fonds peuvent convenir à un changement au sein de votre avoir. Attention, les plus performants ne sont pas nécessairement les plus stables!

Si on vous a déjà offert de « travailler » pour une « cause » en échange d’un reçu fiscal, je termine en vous suggérant fortement de lire et conserver le texte de Marc Drouin, notre directeur des finances et de l’administration et directeur général adjoint.

Bon automne et n’hésitez pas à nous soumettre commentaireset questions à propos de votre régime de retraite ou programme d’assurance collective.

* Article sur les fonds d’obligations paru dans La Presse en février 2013, http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/stephanie-grammond/20130...
** Séminaire organisé par l’International Foundation of Employee Benefit Plans, qui s’est tenu le 30 mai 2013, à Montréal.



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