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Un congrès, et quel congrès!

1 Juin 2012
Raymond Legault
Juin 2012


Les 25, 26 et 27 mai 2012, a eu lieu le premier Congrès d’orientation de l‘Union des artistes depuis plus de 20 ans, L’union des idées!

Depuis la proposition de Sébastien Dhavernas en assemblée générale pour la tenue d’un congrès, il y a eu deux ans de travail, de réunions, de discussions, d’analyses, de réflexion.

Deux ans au cours desquels plusieurs membres et employés de l’UDA ont été mis à contribution. La logistique est impeccable, la signalisation pourrait certainement rendre fou de jalousie le ministère des Transports du Québec. Tout et tout le monde est fin prêt.

L’union des idées !, un congrès bien nommé qui, comme vous le constaterez, a rempli ses promesses.

Vendredi, 25 mai, c’est vers 17 heures que les membres ont commencé à s’inscrire. Certains, sûrs d’eux-mêmes et bien décidés à faire avancer les choses. D’autres, timides, impressionnés par les lieux, par l’ampleur du défi et parce que, pour des raisons évidentes, il s’agissait de leur premier Congrès UDA.

Peu à peu, les langues se délient, les conversations vont bon train. On parle de tout et de rien et aussi du Congrès qui s’amorcera bientôt.

La plénière d’ouverture commence. On y explique les règles du jeu, la procédure, on élit la présidente d’assemblée, Nicole Lacelle, sans qui, disons-le tout de suite, jamais notre congrès aurait pu atteindre ce niveau d’efficacité. Elle n’a pas été la seule à y contribuer, bien sûr, mais c’était elle la meneuse de jeu.

Le cœur battant, je prononce l’allocution d’ouverture qui se termine comme suit :

« Je vous invite donc à oser vous rappeler, à oser réfléchir, à oser échanger et, finalement, à oser dire au monde ce que nous sommes et, surtout, à oser en être fiers ! Je déclare ce Congrès de l’Union des artistes ouvert. »

La salle est enthousiaste et semble bien disposée à donner tout ce qu’elle a pour faire de ce congrès un succès.

Plus qu’un spectacle, un événement
Tout le monde est invité à se rendre à L’Astral, une salle pluridisciplinaire dans laquelle aura lieu plus qu’un spectacle, un événement. Et ce, grâce au génie créateur d’Olivier Loubry qui a réussi l’impossible et de la plus belle des façons : nos premiers présidents viennent nous déclarer ce qu’ils ont osé dire, ce qu’ils ont osé imaginer, ce qu’ils ont osé faire. Le bonheur est total. Les artistes se reconnaissent et leurs réactions ne laissent aucun doute sur le degré de satisfaction.

Des variétés, entrecoupées de façon savante et ludique par la présentation d’au moins une quinzaine d’articles de la Charte de l’artiste ; un défi relevé avec brio. Claude Robinson tenait à participer à ces déclarations. Il y était, en personne, pour nous lire quelques-uns des articles de la Charte de l’artiste. Un spectacle qui a mis en scène les arts d’interprétation, les arts visuels, les auteurs, les créateurs, reflétant ainsi le caractère inclusif de cette charte.

Ce spectacle-événement aura su galvaniser les artistes, les rapprocher, les unir, les impressionner par l’ampleur des réalisations de l’Union des artistes depuis 75 ans, les toucher au profond de leur être.

Ce soir-là, les artistes sont repartis chargés à bloc, encore plus fiers de ce qu’ils sont et de leur Union, bien déterminés à utiliser au maximum les deux jours suivants pour travailler sérieusement à leur avenir, à l’identification des grandes orientations qui vont gouverner les actions de l’UDA pour les prochaines années.

Et c’est exactement ce qu’ils ont fait.

Samedi, les 18 ateliers se mettent au travail
Déjà, samedi matin, l’atmosphère n’était plus la même. La fierté était évidente. La détermination à bien faire les choses aussi. On sentait déjà moins d’inquiétude, moins de timidité, chacun désirant mettre la main à la pâte, participer au meilleur de ses connaissances et de son expérience aux débats d’idées qui allaient se tenir toute la journée.

Dans les 18 ateliers, on sentait l’effervescence, la volonté d’exprimer ses idées, de débattre des propositions présentées dans le cahier de propositions du congrès. On notait aussi l’ouverture à l’autre, à sa réalité, aux nouvelles réalités du métier. Calme, pondération, respect, sérieux, professionnalisme ont permis non seulement de traiter de l’ensemble des propositions contenues au cahier, mais aussi d’y apporter des propositions d’amendements et plus d’une vingtaine de nouvelles propositions.

En soirée, pendant que les membres se reposaient et poursuivaient leurs discussions, le comité de synthèse a travaillé toute la soirée et une bonne partie de la nuit afin de présenter aux membres dès dimanche matin le résultat du travail de la veille.

Dimanche, la plénière
Dimanche matin, c’est le sourire aux lèvres, certains les yeux cernés, mais tous fiers du travail accompli la veille, que les membres se présentent à la plénière.

Une grosse journée les attend. Il faut disposer de toutes les propositions présentées dans le cahier, de tous les amendements, se prononcer sur le projet de Charte de l’artiste et sur les 27 nouvelles propositions amenées par les ateliers.

Quelques membres ont déploré, avec raison, que le congrès n’ait pas attiré plus d’artistes. Notre présidente d’assemblée, madame Lacelle, a aussitôt rassuré les artistes présents en leur disant que ce phénomène est généralisé, qu’elle le rencontre dans tous les congrès qu’elle préside. Personnellement, j’aurais aimé, bien sûr, qu’une centaine de membres de plus participent, mais je suis très heureux de vous dire que toutes les catégories, toutes les réalités de pratique étaient quand même représentées, ce qui nous a permis d’atteindre les très beaux résultats auxquels nous sommes parvenus.

Sérieux, respect, bonne humeur, fatigue, humour, discipline ont tour à tour marqué ces travaux dominicaux.

C’est, soulignons-le, dans un enthousiasme délirant que les membres se sont prononcés en faveur de la poursuite des travaux au sujet de la Charte de l’artiste. L’artisan en première ligne de ce projet, Michel Laurence, reçoit une ovation pour le magnifique travail accompli.

Ce qui devait se terminer à 17 heures, se termina à 19 heures.

Lors de mon discours de clôture, envahi par un tsunami d’émotion, je n’ai pu terminer mes remerciements à Olivier Loubry, Élyse Aussant ainsi qu’aux artisans du spectacle d’ouverture, c’était peut-être la meilleure façon de clore le Congrès d’orientation UDA 2012.

À la toute fin, un membre a pris la parole pour affirmer que dorénavant les quelque 280 membres qui se sont transformés en congressistes le temps d’une fin de semaine devenaient, à compter de ce jour, les ambassadeurs de l’UDA dans le milieu, bien décidés à faire connaître l’excellent travail accompli par l’Union des artistes et leur fierté d’appartenir à cette belle grande famille des artistes de l’UDA.

Merci à toutes les personnes qui ont participé à la réalisation de ce projet.
Agathe Vandal, Alain Boijoly, Alain Dumas, Alain Leblanc, Andréanne Moreau, Alice Tran, Anik Lajoie, Anne Marie Rodrigue Lecours, Annie Dufresne, Ariane Baillie-Gendron, Ariane Brunet, Béatrice Picard, Benoît Desfossé, Benoît Guérin, Bernard Motulsky, Brigitte Morel, Bruno Pelletier, Caroline Cloutier, Catherine Léveillé, Catherine Leszkiewicz, Céline Chaput, Chantal Dauphinais, Chantal Perrault, Charles-Émile Beaudoin, Claire Jacques, Claire Pimparé, Claude Palmarini, Claude Robinson, Claudine Mercier, Corneille, Cynthia Wu-Maheux, Daniel Lemire, Danielle Cyr, Denis Mercier, Dominic Cloutier, Dominique Lamy, Elisabeth Locas, Élise Duguay, Élyse Aussant, Émilien Néron, Éric Lapointe, Fabien Dupuis, Florence K, France D'Amour, François Arbour, François Bonnelly, François Léveillée, François Mondou, François Provost, François-Étienne Paré, Gaston Nadeau, Geneviève Bonneau, Geneviève Lessard, Germain Houde, Gilbert Bélanger, Grégoire Morency, Hélène Grégoire, Hugo St-Cyr, Irina Grudco, Isabelle Bourassa, Jack Robitaille, Jacques Godin, Jacques L’Heureux, Jacques Verret, Janette Bertrand, Janine Sutto, Jean Lapointe, Jean Petitclerc, Jean-François Brault, Jean-Philippe Fortier-Lazure, Jean Pierre Ferland, Jean Sébastien Lavoie, Jessica Barker, Joan Bluteau, Jocelyn Coutu, Johanne Blouin, Josée Cloutier, José Paradis, Josée Richard, Judi Richards, Julie Abran, Julie Anne Saumur, Julie Paquette, Julie Massicotte, Julie Racine, Karen Racicot, Katerine Mousseau, Kathleen Gagnon, Louise Maisonneuve, Louise Therrien, Louis Georges Girard, Lynda Johnson, Lynn Jodoin, Luc Béchard, Luc Picard, Luce Dufault, Luck Mervil, Manon Lussier, Marc Belleau, Marc André Lessard, Marco Dufour, Marc Drouin, Marc Lefebvre, Marie Fisette, Marie Belle Pépin, Marie Claude Arpin, Marie Denise Pelletier, Marie-Élaine Thibert, Marie Eve Janvier, Marie Soleil Proteau, Marilou Morin, Marguerite D'Amour, Mario Pelchat, Mario Saint Amand, Marjorie Bélanger, Martin Deschamps, Martin Héon, Martine Beaulne, Matt Laurent, Maxime Landry, Mélissa Désormeaux-Poulin, Michel Comeau, Michèle Richard, Mireille Auger, Monik Vincent, Monique Fauteux, Nadia Curadeau, Nadja, Natalie Lamarche, Nathalie Blanchet, Nathalie Choquette, Nathalie Magnan, Norbert Fleury, Normand D'Amour, Olivier Aubin, Olivier Loubry, Paryse Mongrain, Pascale Montreuil, Patrick Masbourian, Patsy Gallant, Paul Piché, Pier-Luc L. Saindon, Pierre Côté, Pierre Grimard, Pierre Blanchet, Pierre Séguin, Pierrette Robitaille, Pierre Yves Charbonneau, Pierre-Yves Milot, Raymond Legault, René Simard, René Voyer, Renée Claude, Richard Petit, Roxane Bourdages, Roxanne Ouellet, Samuel Morier, Sébastien Rivard, Sébastien Véziau, Simon Chaussé, Sophie Caron, Sophie Nellisse, Sophie Ouellette, Sophie Prégent, Stéphanie R. Bédard, Suzanne Babin, Suzanne Fex, Sylvain Massé, Sylvie Brousseau, Sylvie Lahaie, Sylvie Léonard, Véronik Carrier, Xavier Morin, Yves Soutière.

Et un très grand merci à Michel Laurence.


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