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En bon père de famille

1 Décembre 2013
Sophie Prégent
Décembre 2013
 

Salut Raymond,

Trente-deux années à l’Union des artistes. Félicitations.

Extraordinaire. Pour l’Union surtout! N’importe qui moindrement impliqué à l’Union vous le dira, Raymond est une source inépuisable de savoirs et de connaissances de ce syndicat qu’est l’UDA. Raymond a tout fait à l’Union: négociations, administration, comités, délégations, vice-présidence, présidence. Raymond connaît les ententes collectives. Raymond connaît la Caisse de sécurité des artistes (CSA), les assurances et les fonds. Il connaît les membres, mais aussi les employés. Il connaît le code Morin, donc il maîtrise très bien la façon de faire dans les assemblées générales, annuelles, sectorielles ou autres. Il connaît les relations intersyndicales et leur importance. Le FICC, la SODEC, le CRTC, le TUEJ, les TAI, l’AQPM, l’APC, l’ACT, le CALQ, le CQT, l’ANDP, la SACEF, la SOCAN, bref tous les acronymes de l’univers udéen (y’en a deux pages! On s’y perd!), Raymond les connaît à fond. Bref, il a été, est et sera toujours une source d’information importante pour l’Union. Jamais je n’hésiterai à consulter Raymond. Son opinion m’importera toujours. Avec son départ, c’est une grande partie de l’histoire vivante de l’Union qui nous quitte. Le temps passe, la roue tourne...

Qu’il en soit ainsi.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a de la relève à l’UDA. Ça bouge! Le conseil d’administration est composé de gens inspirants venant de milieux différents. Des artistes intelligents, sensibles, et surtout très représentatifs du milieu dans lequel ils évoluent. Danseurs, chorégraphes, chanteurs lyriques, animateurs, humoristes, acteurs, bref, des gens solides et de bon conseil en qui j’ai une véritable confiance. Et en plus d’avoir une directrice générale compétente et aimée, on a d’excellents employés pour veiller au grain, et faire fonctionner «la machine».

Un jour, lors d’une formation aux administrateurs, une dame fort intelligente nous disait en gros ceci : il existe dans les termes de lois une expression toute simple qui définit, entre autres choses, la responsabilité d’administrateur.

«Gérer en bon père de famille.»

Mmm.... pardon?

Oui. Gérer en bon père de famille. Gérer comme s’il s’agissait de vous, de votre propre famille ou votre bien. Gérer avec le gros bon sens, et avec le sens moral, pour le bien d’une collectivité.

Voilà. Simple.

Ça m’a interpellée.

Oui. Ça, je peux, et je sais le faire.

La connaissance des dossiers (et des acronymes!), ça viendra. Mais être «un bon père de famille», ça, je sais comment. La vie me l’a bien enseigné.

Alors j’embarque.

Et j’apprends. Avec diligence s’il vous plaît!

Raymond, je t’aime et t’admire. Tu as fait plus que ta part pour cette Union qui nous lie à jamais tous les deux et que nous aimons. En son nom, je me permets de te remercier du fond du cœur. Tu as été un très bon «père de famille». Maintenant, profite de la vie.

Pour ma part, j’accueille avec force et engagement mon nouveau rôle de présidente de l’Union des artistes.
 

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