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40 ans plus tard… les réalisateurs occupent la Cinémathèque québécoise!

29 Août 2014

L’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) célèbre ses 40 ans et occupera pour l’occasion la Cinémathèque québécoise, le 18 septembre prochain.

Comme en 1974, lors de l’occupation du bureau de surveillance du cinéma, ils réclameront au gouvernement provincial des investissements en culture, cette fois, pour la création de contenus destinés à tous les écrans, incluant le Web. Les réalisateurs et réalisatrices croient qu’ils ne pourront plus offrir au public québécois les contenus qu’ils aiment et qui parlent de leur réalité s’ils ne peuvent compter sur un financement conséquent dans l’univers numérique, tant les conditions de travail qui y prévalent se détériorent.

Force est de constater qu’aujourd’hui, les artistes et artisans à l’origine des immenses succès de nos émissions et de nos films sont de plus en plus menacés, particulièrement depuis l’arrivée des plateformes numériques. En effet, les conditions de création et d’emploi se détériorent rapidement en cinéma et en télévision et sont carrément catastrophiques dans la production destinée au Web. À terme, si le gouvernement du Québec ne prend pas les initiatives nécessaires, nos créateurs ne seront plus en mesure de répondre aux attentes des auditoires d’ici.

La Loi sur le statut de l’artiste S-32.1, mise en place il y a 25 ans, devait pourtant garantir des conditions minimales d’emploi pour tous les travailleurs culturels. En cinéma et en télévision, le gouvernement québécois continue pourtant de distribuer du financement public sans s’assurer que tous les producteurs qui en bénéficient respectent ces conditions. Du côté de la production Web, où le financement est embryonnaire et où les ententes collectives n’ont pas encore de prise, on demande aux artistes de travailler au rabais, voire même sans cachet.

Avec les coupes successives du gouvernement Harper dans les institutions phares que sont Téléfilm Canada, l’ONF et Radio-Canada et, plus récemment, les coupes dans les crédits d’impôt au cinéma et à la télévision du gouvernement Couillard, c’est l’ensemble de notre culture sur les écrans qui est menacée en même temps que ses travailleurs.

En 1974, les réalisateurs occupaient le Bureau de surveillance du cinéma en réclamant une loi encadrant la production cinématographique québécoise et la mise en place de programmes pour soutenir son développement.

Rejoints par les comédiens, les scénaristes et les techniciens, ils ont gagné la bataille. Dans la foulée, notre cinéma et notre télévision ont connu un essor extraordinaire et les Québécois ont pu se reconnaître sur leurs écrans.

Quarante ans plus tard, l’ARRQ s’apprête à célébrer sa naissance et les victoires durement gagnées. Dans l’esprit de solidarité qui animait l’occupation de 1974, l’ARRQ a convié ses membres et partenaires syndicaux à célébrer son 40e anniversaire en se faisant entendre haut et fort.

Le 18 septembre, ils partageront leurs préoccupations lors d’une occupation symbolique de la Cinémathèque québécoise, baptisée Manifête. Le rendez-vous a été fixé à 18 heures rue Émery dans le Quartier Latin d’où s’ébranlera une marche pour prendre possession de la Cinémathèque. En chemin, ils feront état de l’urgence de réinvestir en culture, particulièrement dans les contenus destinés aux plateformes numériques, et d’appliquer la Loi sur le statut de l’artiste pour assurer des conditions saines de création.

Le 18 septembre, les réalisateurs et leurs alliés de 1974 de l’UDA, de la SARTEC et de l’AQTIS auxquels s’ajouteront les membres du DAMIC dont la GMMQ et la SPACQ, seront solidaires pour remettre la culture à l’ordre du jour.



Confirmez votre présence en écrivant à l'adresse adjointe@arrq.qc.ca.

Renseignements :
Judith Dubeau, Ixion Communications
514.495-8176 – judith.dubeau@ixioncommunications.com


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