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Des griefs déjà déposés : tolérance zéro en matière de harcèlement, l’UDA en action

15 Novembre 2017

Des griefs pour harcèlement ont été déposés par l’UDA qui entreprend des procédures officielles. Depuis les révélations du New York Times contre le producteur Harvey Weinstein, le 5 octobre, et les nombreuses dénonciations publiques qui ont suivi au Québec, l’UDA est en première ligne pour répondre aux questions des artistes et rappeler les ressources déjà à leur disposition ainsi que pour mettre en place de nouvelles mesures en concertation avec l’ensemble du milieu.

« La libération de la parole que nous vivons collectivement témoigne du silence que l’on a fait peser trop longtemps sur les victimes de harcèlement ou d’agression. Des mécanismes de plainte existent, et il est encourageant de voir que les artistes décident d’utiliser les ressources mises à leur service par l’UDA. Dans les circonstances, nous nous attendons à une hausse des plaintes et nous encourageons toutes les personnes qui ont besoin de soutien à communiquer avec notre équipe de professionnelles », déclare Sophie Prégent.

« Mais ce n’est pas suffisant. C’est dans cet état d’esprit que l’UDA a pris l’initiative, en concertation avec ses partenaires des autres associations, organismes et syndicats du milieu culturel, de lancer un chantier qui mènera à la mise en place d’une politique visant à prévenir le harcèlement sous toutes ses formes comprenant notamment un guichet unique pour recevoir et traiter les plaintes de façon neutre, pour l’ensemble du milieu. Le travail est commencé, nous sommes tous en action avec le même objectif : tolérance zéro pour le harcèlement ».

Ce mouvement lancé à l’invitation de Sophie Prégent le 30 octobre par huit organisations s’est élargi et compte aujourd’hui 29 associations, organismes et syndicats du milieu culturel.

Les services offerts par l’UDA

Rappelons que l’UDA dispose d’un certain nombre de mécanismes d’intervention dans le cadre des ententes collectives qui protègent les artistes. Des personnes ressources spécialement formées pour intervenir en matière de harcèlement et de santé et sécurité au travail sont disponibles pour répondre aux questions, trouver des solutions pour faire cesser tout comportement inapproprié, ainsi que pour représenter et accompagner les artistes dans leurs démarches.

Dans certains cas, en fonction des situations, de l’intérêt et du souhait exprimé par la victime, l’UDA favorise également la justice réparatrice comme solution de rechange aux processus traditionnels de justice pénale et de judiciarisation des cas.

Précision

En respect des obligations de confidentialité et de protection de la vie privée des plaignants, l’UDA ne communiquera aucune information sur les griefs en cours et ne commentera pas davantage l’information contenue dans ce communiqué.