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Entente collective UDA/AQPM : distinguer les mythes et les réalités

L’équipe du secteur du cinéma reçoit des dizaines d’appels par semaine de la part de membres de l’UDA ayant des questions sur une multitude de sujets.

À force de travailler dans un même domaine, des croyances s’installent et les pratiques qui ont cours ne sont pas nécessairement les bonnes pratiques à adopter!

Afin de pouvoir vous éclairer sur certains sujets, voici certains mythes et réalités reliés à l’entente collective du secteur du cinéma et de la télévision conclue avec l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM).

Mythes ou réalités?


Chaque jour de tournage, les 25 premiers figurants doivent travailler sous la juridiction de l’UDA.

  • Réalité
    Effectivement, lors d’une journée de tournage, les 25 premiers figurants doivent travailler sous la juridiction de l’UDA, c’est-à-dire qu’ils doivent signer un contrat UDA et recevoir le cachet prévu à l’entente collective. Plus encore, le producteur a l’obligation de s’assurer que, sur ces 25 figurants, les 15 premiers soient des membres actifs de l'UDA alors que les 10 autres peuvent être des membres actifs ou des stagiaires de l’UDA. À noter que l’obligation d’engager un membre actif ou un stagiaire ne s’applique pas aux figurants de moins de 16 ans, mais un contrat UDA doit quand même être signé.

Le producteur n’a aucune obligation à partir du 26e figurant lors d’une journée de tournage.

  • Réalité
    Lors d’une journée de tournage, tous les figurants au-delà des 25 premier figurants décrits précédemment ne sont pas obligés de signer un contrat UDA, et ce, peu importe leur statut au sein de l’UDA. Le producteur peut donc simplement les payer comptant.

Peu importe le lieu d’enregistrement, les 25 premiers figurants doivent toujours être sous juridiction de l’UDA.

  • Mythe
    Le principe des 25 premiers figurants ne s’applique pas lorsque l’enregistrement se fait au-delà de 75 km du siège social de l’UDA (Montréal) ou de 50 km du  bureau de l’une de ses sections (Québec et Toronto). Dans ces cas, le producteur peut engager qui il veut et n’a pas l’obligation de faire signer des contrats UDA aux figurants.

Le producteur a l’obligation de fournir en tout temps un repas aux comédiens.

  • Mythe
    Le producteur a l’obligation de fournir un repas seulement dans les circonstances suivantes :
     
  • Lorsque les artistes sont appelés à travailler dans un lieu isolé ou qu’ils doivent demeurer sur les lieux de tournage pour la période du repas. (Article 6-4.04)
  • Lorsqu’un artiste travaille entre 22 h et 7 h, le producteur doit s’assurer qu’un lieu de restauration est accessible. À défaut, il fournit à ses frais un repas à l’artiste. (Article 6-4.06)
  • Lorsque les artistes sont convoqués avant l’appel général de plateau. (Article 6-4.11)
  • Lorsque, à la suite de l’obtention de l’accord de la majorité des premiers et deuxième rôles, le producteur établit une période de repas rémunérée d’une durée inférieure à une heure, il fournit le repas à ses frais. (Article 6-4.14)

Lorsqu’un repas est fourni en vertu de l’entente collective, tel que nous l’avons vu au point précédent, le producteur doit offrir le même repas à toute la distribution, y compris les 25 premiers figurants.

  • Réalité
    Lorsque l’entente collective oblige le producteur à fournir un repas, celui-ci doit être le même pour tout le monde, que ce soit pour les rôles ou les figurants. En contrepartie, lorsque le producteur n’est pas tenu de fournir un repas en vertu de l’entente collective, il peut offrir un repas à certains rôles, sans être dans l’obligation d’en fournir un à toute la distribution.

Le producteur a l’obligation de payer une indemnité pour les costumes apportés par les comédiens et figurants, peu importe si ceux-ci sont utilisés ou non lors de la journée d’enregistrement.

  • Mythe
    À la demande du producteur, lorsque l’artiste fournit et utilise un ensemble vestimentaire, il reçoit une indemnité variant entre 7 $ et 40 $. Le fait de simplement apporter un ensemble vestimentaire sans l’utiliser ne justifie pas le paiement d’une indemnité. Pour des renseignements complémentaires sur le paiement des indemnités de costumes, veuillez cliquer sur le lien suivant : https://uda.ca/ententes-collectives/cinema-et-television/aqpm

Il est important de signer sa feuille de temps, car elle sert de base de calcul pour des éventuelles réclamations par l’UDA.

  • Réalité
    Effectivement, il est primordial de signer sa feuille de temps, si et seulement si les informations inscrites sur celle-ci sont exactes. Les heures inscrites sur la feuille de temps doivent toujours correspondre aux heures qui ont réellement été travaillées. Il est important de comprendre que l’UDA reçoit une copie de toutes les feuilles de temps et que celles-ci servent de base de calcul pour tout grief envoyé au producteur par l’UDA. Donc, il est important de signer sa feuille de temps, car, dans le cas contraire, l’UDA pourrait penser que l’artiste n’était pas d’accord avec les heures inscrites et qu’il a refusé de signer sa feuille de temps. Il est aussi important de ne pas signer sa feuille de temps lorsque les heures inscrites ne représentent pas celles qui ont réellement été travaillées. Dans ce cas, il vaut mieux ne pas signer la feuille de temps et communiquer avec l’UDA immédiatement afin de l’informer de la situation. Car en signant une feuille de temps erronée, l’artiste approuve les renseignements tels qu’ils sont inscrits; il serait alors difficile pour l’UDA de réclamer des sommes dues en cas de problème ou de litige.

Si le producteur annule ou déplace ma journée de tournage, je dois recevoir un cachet, peu importe la date d’avis d’annulation ou de déplacement.

Le producteur doit en tout temps mettre un craft disponible à toute la distribution.

  • Mythe
    Rien dans l’entente collective ne mentionne l’obligation du producteur de fournir un craft (buffet permanent avec café et collations). Ce principe émane surtout des ententes collectives des techniciens. Cependant, le producteur doit en tout temps mettre à la disposition de la distribution de l’eau fraîche, un endroit convenable pour s’asseoir, un endroit pour se costumer et où laisser ses effets personnels, des toilettes propres, des serviettes individuelles et du savon.

Je suis figurant et, lors de ma journée de travail, j’ai été dirigé et j’ai eu une interaction avec un des rôles. Je mérite automatiquement un upgrade (ajustement de fonction) à un troisième rôle muet.

  • Mythe
    Le fait d’avoir été dirigé ou d’avoir eu une interaction avec un rôle ne justifie pas automatiquement un ajustement de fonction. De plus, le producteur peut diriger les figurants et leur indiquer où ils doivent se placer. Cependant, lorsque le producteur émet des directives précises quant aux émotions à transmettre, l’ajustement devient envisageable, car, en théorie, les figurants ne concourent qu’à créer de l’ambiance, des bruits ou des mouvements de foule. Pour des renseignements complémentaires sur les types de rôles et ajustements de fonctions, consultez l’article intitulé Types de rôles et ajustements de fonctions diffusé dans « Le Journal de l’Union » en décembre 2014, en cliquant sur le lien suivant : https://uda.ca/sites/default/files/docs/Pdf/journal_union_decembre_2014_web.pdf

 Le temps et frais de déplacement doivent être rémunérés, mais seulement sous certaines conditions.

  • Réalité
    Les frais et temps de déplacement sont remboursés aux artistes selon les conditions suivantes :
     
  • Les frais de déplacement et de séjour sont remboursés lorsque le lieu de tournage se situe à plus de 40 km des villes de Montréal, Québec ou Toronto selon le bureau de l’UDA auquel l’artiste est rattaché. (Article 6-8.01 et 6-8.07). À préciser que les frais se calculent sur le total du kilométrage et non seulement sur l’excédent. Par exemple, si un artiste est convoqué à 54 km du bureau de l’UDA, il doit se faire rembourser 54 km et non seulement 14 km.
  • L’artiste est rémunéré à son taux horaire régulier pour les heures qui excèdent les heures incluses lorsqu’il voyage et travaille dans la même journée. (Article 6-8.02)
  • Le temps de déplacement est rémunéré à 50 % du tarif horaire régulier si l’artiste ne fait que voyager. (Article 6-8.03)

Pour toute question ou demande, nous vous invitons à communiquer avec l’équipe du secteur du cinéma en composant le 514-288-7150, poste 1001, ou en écrivant à rt_cinema@uda.ca. Nous nous invitons aussi à consulter la rubrique Questions fréquemment posées sur notre site Web : https://uda.ca/ententes-collectives/cinema-et-television/aqpm