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Captations théâtrales pour diffusion à la télévision : deux propositions adoptées par les membres

7 Juin 2017

Le 24 avril dernier avait lieu une assemblée sectorielle relativement aux captations et numérisations des productions théâtrales.

Cette rencontre avait pour but de clarifier les tarifs octroyés aux artistes qui participent à une pièce de théâtre faisant l’objet d’une captation pour diffusion à la télévision.

Depuis 1995, les tarifs étaient établis en fonction d’un effet multiplicateur du cachet versé pour une œuvre théâtrale, basé sur le nombre d’artistes qui participaient à l’œuvre. L’objectif visé était de dissuader la tenue de telles captations. En effet, à cette époque, les artistes n’étaient pas favorables à ces captations destinées à la télévision, car l’aspect visuel du maquillage de scène n’était pas nécessairement flatteur pour l’artiste. De plus, la qualité de l’image et du son n’était pas optimale et ne donnait pas un bon résultat à la télévision. Enfin, le style de jeu souvent amplifié au théâtre par rapport à celui de la télé faisait craindre aux artistes de ne pas être pris au sérieux dans d’éventuels rôles télévisuels. L’objectif de ces tarifs a été atteint, car seulement sept captations depuis 1995 ont été diffusées sur la base de cet effet multiplicateur.

À l’automne 2016, le producteur Aïdia a manifesté l’intérêt de capter certaines pièces de théâtre et de les rendre publiques par la diffusion télévisuelle et numérique. Bien que les artistes souhaitent davantage voir leur production théâtrale portée à la télévision aujourd’hui – les supports visuels ayant beaucoup évolué, il est maintenant possible d’offrir un excellent résultat pour rendre justice à l’interprétation de l’artiste sur scène –, l’effet multiplicateur de l’époque sur les cachets ne semble plus envisageable pour les producteurs, question de budget.

Trois captations ont eu lieu depuis l’automne 2016 : La divine illusion (2016) et Tartuffe (2017), par Aïdia, et Sylvie aime Maurice (2017), par Pixcom. Après maintes négociations, les tarifs offerts oscillaient entre trois et six fois le cachet pour ces trois captations.

L’assemblée sectorielle du 24 avril nous a donc permis de mesurer l’intérêt des membres de l’UDA et d’établir de nouveaux barèmes qui tiennent compte des nouvelles réalités et qui conviennent aux artistes.

Les propositions suivantes ont donc été présentées et adoptées par les artistes présents, et des lettres d’entente basées sur ces critères seront ensuite proposées aux producteurs qui souhaitent capter d’éventuelles productions théâtrales.

Première proposition

La première proposition consiste en un cachet équivalant à six fois le cachet de théâtre et comprenant les droits suivants :

  • Une diffusion sur les canaux conventionnels
  • Deux multidiffusions (multipasses) sur les canaux spécialisés*
  • Deux ans sur les nouveaux médias

Cette proposition prévoit également que :

  • le cachet ne sera jamais moins élevé que le tarif minimum de l’AQPM (645 $);
  • cette entente n’aura pas pour effet de soustraire l’artiste à son droit de négocier un cachet supérieur, sur lequel s’appliquera l’effet multiplicateur pour une éventuelle captation;
  • l’entente d’une durée d’un an sera caduque à son échéance.

* Selon l’entente collective UDA-AQPM, selon l’article 8-4,05 a) les canaux spécialisés se paient 15 % du cachet pour 4 multipasses. Chaque multipasse comprend cinq diffusions sur une période de sept jours.

Seconde proposition

La seconde proposition consiste uniquement en une diffusion sur le Web pour un cachet qui s’élève à trois fois le cachet de théâtre comprenant  un an de diffusion sur le Web.

  • Le cachet de captation doit être supérieur à 450 $ (selon l’entente pour les nouveaux médias avec l’AQPM**, le tarif minimum est de 204 $, incluant un an de diffusion).
  • L’entente d’une durée d’un an sera caduque à son échéance.

** L’entente pour les nouveaux médias a été conclue avec l’AQPM qui s’appelait alors l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ).