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Le Fils d’Adrien danse

Durée de l’entente

Du 1er septembre 2016 au 31 août 2019

Une première entente dans le monde de la danse à Québec

Le 6 juin dernier, se tenait l’assemblée sectorielle visant à ratifier l’entente de principe négociée entre l’Union des artistes et Le Fils d’Adrien danse, chef de file de la danse contemporaine dans la capitale. Assemblée historique puisque c’est la première fois que l’UDA exerce sa juridiction dans le secteur de la danse contemporaine à Québec. Les négociations entre les parties se sont étalées sur quelques années, dans un climat de respect mutuel.

Le contenu de l’entente se compare à celui négocié avec des compagnies similaires qui se produisent dans la métropole. On retrouve des clauses normatives encadrant les résidences d’artistes, les répétitions, les représentations, la santé et la sécurité au travail, la nudité, ainsi que la tournée. Au chapitre de la rémunération, les deux parties ont convenu de distinguer quatre catégories d’interprètes : l’apprenti, le danseur junior, le danseur intermédiaire et le danseur senior. Les tarifs de répétition et de représentation ont été négociés en fonction de ces catégories. La contribution du producteur à la Caisse de sécurité des artistes (assurances, REER et fonds de vacances) se chiffre à 13 %. L’entente établit les frais de séjour lors des tournées de même que les conditions monétaires pour les danseurs qui résident à plus de cent kilomètres de Québec. On peut conclure que cette entente est satisfaisante pour les deux parties. D’une part, elle assure aux danseurs des conditions de travail stimulantes; d’autre part, elle respecte le cadre budgétaire du Fils d’Adrien danse.

Un danseur de Québec s’est présenté à cette sectorielle, porteur d’une lettre signée par quatorze artistes. Cette lettre informait l’assemblée du désaccord des signataires avec l’établissement d’une nouvelle entente tant qu’une étude sur les effets de la syndicalisation ne sera pas menée en collaboration avec le Regroupement québécois de la danse (RQD).

La porte-parole de l’UDA, Marie Fisette, a répondu que l’Union des artistes siège déjà à une table de discussion avec le RQD sous la supervision du ministère de la Culture et des Communications. L’objectif de cette table est de travailler conjointement à une meilleure compréhension des enjeux du milieu de la danse et d’identifier les meilleures solutions pour améliorer les conditions des artistes, des travailleurs et de l’ensemble du secteur. La table abordera de nombreux thèmes : la santé et la sécurité, la formation, la protection sociale, le développement de carrière, l’emploi et, bien sûr, la syndicalisation. Cette analyse globale du secteur, pourvu qu’elle soit réalisée dans un climat de transparence et de collaboration, devrait déboucher sur des solutions innovantes dans le meilleur intérêt de tout le monde de la danse.

On pourra demander pourquoi l’UDA a choisi de procéder à la négociation avec Le Fils d’Adrien danse avant la conclusion de l’étude. D’une part, celle-ci risque d’être longue, compte tenu de la complexité des dossiers. D’autre part, l’Union a déjà de nombreuses ententes dans le secteur de la danse contemporaine et plusieurs danseurs sont membres de l’UDA. Il peut fort bien arriver que dans le cadre d’une coproduction ou dans le but de diversifier ses effectifs, la compagnie procède à l’embauche d’un danseur qui fait partie de notre syndicat. Il faut que cet artiste puisse travailler sous la juridiction de l’Union.

Par ailleurs, le monde du spectacle est de plus en plus décloisonné. Il y a, à Québec, de nombreuses productions regroupant des danseurs et des acteurs de théâtre. Ces derniers sont tous membres de l’Union des artistes et plusieurs ont été étonnés de ne pas pouvoir signer un contrat UDA qui aurait pour effet, entre autres, de bonifier leurs avantages sociaux. Il y a donc une tendance forte à l’effet de syndicaliser l’ensemble des artistes de la capitale. J’invite les danseurs de Québec à rejoindre notre association, à y militer afin que l’Union des artistes représente et défende encore mieux les intérêts de tous les artistes qui œuvrent en danse contemporaine.

Jack Robitaille
2e vice-président

Il est important de se référer au texte de l’entente collective pour une information complète.