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Rapport annuel 2016 : message de Sophie Prégent

18 Novembre 2016

FIA. Fédération internationale des acteurs.

São Paulo, Brésil, octobre 2016. Le plus grand rassemblement de syndicats d’acteurs au monde. États-Unis, Grande-Bretagne, Biélorussie, Japon, Australie, France, Maroc, Côte-d’Ivoire, Irlande, Madagascar, Brésil et j’en passe. Le thème était Acting for diversity.

Voir ici la diversité dans son sens le plus large possible : équité homme-femme, diversité des origines chez un même peuple, LGBT, discrimination religieuse, âgisme, etc. De la musique à mes oreilles. Moins grave dans certains pays, plus grave dans certains autres, mais une même réalité pour tous. C’est partout pareil. On vit dans des lieux communs. Sur ce point, l’Union des artistes vit au même diapason que le reste de la planète. Donnons force et galon à nos groupes, quels qu’ils soient, moins nombreux et plus vulnérables. Écoutons-les, intéressons-nous à eux, ils sont notre richesse! Diversité culturelle aussi dans le sens de l’exception culturelle (nous sommes toujours la diversité de quelqu’un), c’est-à-dire sortir la culture des accords de libre-échange commerciaux. Nous ne pouvons traiter de la culture comme nous le faisons pour des produits de consommation courante... il faut l’aborder autrement, la définir et la protéger. Nous sommes sur la bonne voie. Non ce n’est pas assez. Bien sûr, il faudra faire plus, et ne pas baisser les bras. Certaines choses demandent du temps pour changer. On en parle maintenant, on vous en parlera encore longtemps.

CORIM, Conseil des relations internationales de Montréal.

Montréal, 23 mars 2016, hôtel Le Westin. J’y ai donné une conférence autour d’un dîner devant quelques-uns d’entre vous, entre autres. Étaient présents le Conseil des arts de Montréal, le ministère de la Culture et des Communications, le Conseil des arts et des lettres du Québec, La Presse, le président des Prix Gémeaux, producteurs, artistes de tous genres, gens du milieu de l’éducation, auteurs, acteurs, réalisateurs, directeurs de théâtre, gens d’affaires et plus encore.

J’y tenais beaucoup à cette conférence. Elle était importante, cette conférence, pour moi. C’était une façon de faire voir différemment l’Union des artistes dans l’œil du public, et lui donner toute la force, le pouvoir, et la modernité qui lui reviennent. Les artistes et la culture. Les artistes et le coût de la création. Les artistes et l’éducation. Les artistes et leur contribution à la société moderne. Les artistes... et la vie. J’ai parlé d’eux, de nous, de leur indéniable importance, et de l’amour de la population à leur égard. Et de leur très grande force lorsqu’ils utilisent leur voix.

Politique culturelle.

Québec, 6 juin 2016, Chapelle du Musée de l’Amérique francophone. Consultations publiques, dépôt d’un mémoire de l’UDA, et allocution devant le ministre de la Culture et des Communications, monsieur Luc Fortin.

Dans les explications, – et les nombreuses questions posées par le Ministre –, nulle part (quand je dis nulle part, ce n’est pas une façon de parler) on pouvait lire le mot « artiste ». Éducation, oui, culture, oui, création, coût, subventions, art, spectateurs, rayonnement, diversité culturelle, oui, mais artistes, non! C’était donc l’angle que nous avions choisi pour faire entendre notre point de vue. Une erreur qui, de la bouche de monsieur Fortin lui-même, ne se reproduira plus. Très bonne chose. Donc, 50 recommandations se sont retrouvées dans notre ambitieux mémoire – Pas de culture sans artiste –, recommandations qui s’articulent autour de 4 grands thèmes :

  • Soutenir les artistes.
  • Encourager la création originale d’ici.
  • Créer des synergies entre les artistes et la société civile.
  • Améliorer l’accès à la culture.

Parmi ces 50 recommandations, 3 me tiennent particulièrement à cœur. Que le rôle de l’artiste soit reconnu dans les principes fondateurs de la Politique culturelle, que la place accordée à l’éveil et à la sensibilisation aux arts ainsi qu’à la pratique artistique soit plus importante dans les classes, et que la présence des artistes issus de la diversité soit renforcée dans les créations québécoises par le développement d’incitatifs.

Consultations publiques sur la culture à l’ère du numérique.

Montréal, octobre 2016. Du côté fédéral, la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a lancé des consultations publiques sur la culture à l’ère du numérique.

Nous y avons participé. Nous avons présenté nos revendications, notamment que soit imposée une redevance culturelle aux fournisseurs d’accès Internet dont les revenus pourraient être versés dans un fonds consacré aux artistes et à la création originale au Québec.

Fonds enfants-artistes.

La mise en place du Fonds enfants-artistes a été acceptée à l’unanimité par les membres lors de l’assemblée générale annuelle en novembre 2015. Ce fonds permet aux enfants depuis le 1er janvier 2016, d’épargner 25 % de leurs cachets et droits de suite qu’ils auront gagnés jusqu’à l’âge de 18 ans.

En résumé, l’année a été marquante et révélatrice de nos enjeux passés et à venir. La prochaine s’annonce tout aussi occupée, car c’est une rentrée on ne peut plus dynamique jusqu’à maintenant!

C’est donc un rendez-vous que je vous donne l’an prochain, avec un rapport (je vais finir par y prendre goût!) encore une fois bien rempli qui vous attend à la fin de l’automne!

Votre présidente,

Sophie Prégent


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