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Nos assurances en question : l’essentiel et le souhaitable

4 Novembre 2016

Vos gestionnaires du programme d’assurance collective entrent dans une période de questionnement. Après plus de 15 ans et quelques ajustements, il est normal de se pencher sur sa pertinence et son efficacité.

Les responsables de la CSA vont réviser les protections dont nous bénéficions et la façon dont elles sont attribuées. J'aimerais vous dire qu’il sera possible d’augmenter les avantages pour tous les membres, mais, dans l’état actuel des choses, c’est utopique. Si vous êtes un lecteur régulier de L'infolettre de l'Union, vous savez que notre régime tient un peu du miracle. C’est en effet un « tour de force » annuel qui fait que nous puissions avoir un programme d’assurance qui offre autant de bénéfices pour un si grand nombre de personnes. Mais nous tentons tout de même de le rendre encore plus pertinent!

Des protections à la hauteur de nos moyens

De plus grandes protections seraient possibles à la condition d'y injecter plus de capital. Il n’y a pas dix façons pour y arriver. Il y en a trois.

Soit on espère que « l’industrie culturelle » se porte mieux et que plus de membres puissent travailler avec des contrats UDA pour alimenter le régime. Soit on négocie une plus grande contribution de la part des producteurs lors des renouvellements des différentes ententes collectives au cours des prochaines années. Ou bien on décide de contribuer de façon supplémentaire, et si oui : à quel niveau?

Nos protections actuelles

Certaines de nos protections sont plus coûteuses que d’autres. Nos statistiques annuelles nous permettent de savoir lesquelles sont les plus utilisées. Le problème avec les assurances est que généralement, les protections les plus utilisées sont également les plus coûteuses. C’est logique, les assureurs assurent les risques en fonction des probabilités de réclamations. Plus une protection est utilisée, plus elle coûte cher.

Pour l’avenir

Devrions-nous prioritairement, lors des prochaines négociations des différentes ententes collectives, demander une contribution plus élevée de la part des producteurs afin de rattraper le niveau moyen global des avantages sociaux alloués aux travailleurs de notre société? Rappelons, par exemple, que les producteurs qui nous engagent n’ont pas à contribuer à Retraite Québec (anciennement la Régie des rentes) à la hauteur de plus de 5 % comme les employeurs le font pourtant avec leurs employés.

L’essentiel

Notre régime collectif couvre l’essentiel, croyons-nous. Mais certaines protections sont plus essentielles que d’autres en fonction de notre âge et de notre situation personnelle. C’est la question fondamentale que nous nous posons et que nous analysons présentement.

Évidemment, nous ne pouvons moralement retirer certaines de nos protections sous le seul prétexte qu’elles sont coûteuses. De la même manière, on ne peut choisir d’assurer seulement des services que peu de gens utilisent en étant satisfaits que ces services ne soient pas utilisés!

Quelque soit votre opinion, retenez que le régime d'assurance colletcive actuel ne vous coûte rien. Il est financé uniquement avec les contributions des producteurs.

Qu’est-ce qu’une protection, au fond?

C’est un rempart contre l’adversité. Une assurance, c’est pour nous préserver d’une chose que l’on ne souhaite pas subir. C'est un bouclier qui doit exister au cas où… C'est comme pour une automobile : on ne veut pas faire de réclamation, mais, si un accident survient, on souhaite qu'il soit le moins handicapant possible.

Nous comprenons bien entendu que l'assurance médicaments représente une protection « normale » car une part importante de la population en a besoin. Ici oui, on est plus près de la « commodité » que de la fatalité.

Vos commentaires sont les bienvenus

Nous les souhaitons. Les seules questions qui importent sont : qu’est-ce qui est le plus important pour vous en matière d’assurance et de quelle protection seriez-vous prêt à vous priver en partie ou en totalité en échange?

Bien entendu, vous serez avisés à l’avance de tout changement important. Vos élus travaillent assidument pour préserver ce système d’assurance unique. Et nous tenons à ce qu’il nous en donne le plus possible. À tous.

Gilles Payer


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