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Diagnostic des besoins de formation continue des animateurs et chroniqueurs professionnels du milieu de la télévision

Dans le cadre d’une vaste étude des besoins de formation continue que l’Union des artistes (UDA) a entreprise pour l’ensemble de ses membres, une consultation des membres exerçant leur profession comme animateur ou chroniqueur à la télévision a été réalisée en juillet et août 2015.

Cette analyse de besoin a été réalisée grâce à la contribution financière de deux partenaires de l'Union des artiste, soit :

  • Commission des partenaires du marché du travail (CPMT)      ;
  • Compétence Culture    .

L’UDA souhaitait dégager une vision actuelle et globale des besoins de formation continue pour l’ensemble des animateurs et chroniqueurs professionnels du milieu de la télévision.

Si vous êtes membre de l'UDA et que vous souhaitez consulter l'ensemble des résultats de cet analyse de besoin en ligne, vous devez d'abord vous identifier en cliquant sur le bouton Se connecter (dans le coin supérieur droit de la page). Vous trouverez les les différentes analyses de besoin dans Mon centre d'information.

Une invitation par courriel à répondre à un sondage a donc été acheminée à 2 093[1] professionnels de l’animation et de la chronique : de ce nombre, 1 047 ont ouvert le courriel, 137 ont répondu au sondage. Si on tient compte du nombre de courriels ouvert soit 1 047, la consultation a donc été faite auprès de 13 % de l’échantillon.

Le développement des compétences

Onze champs de compétences ont été mis de l’avant grâce à la consultation. Ce sont en ordre décroissant d’importance selon le pourcentage de répondants :

  • Utilisation des technologies 72 %
  • Animation : émission et évènement 68 %
  • Prestation à la télévision 67 %
  • Audition 63 %
  • Gestion de carrière 62 %
  • Élocution et narration 60 %
  • Préparation et présentation d’une chronique 56 %
  • Recherche et création de contenus 55 %
  • Préparation et réalisation d’une entrevue 55 %
  • Développement d’une relation avec l’auditoire 47 %
  • Collaboration à une équipe de production 47 %
     

LES BESOINS DE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PAR CHAMP DE COMPÉTENCES

L’utilisation des technologies

L’intérêt pour les technologies est vaste puisque tous les éléments de compétences proposés dans le sondage ont été vus comme importants par une part significative des répondants. Six compétences sont à développer en priorité:

  • Techniques et outils de montage vidéo
  • Maîtriser les différentes applications de communication et leur public cible (ex. : Viber, Twitter, etc.)
  • Mesurer son Influence sur le Web (ex. : Klout, Kred et autres)
  • Télévision et réseaux sociaux – Twitter – Facebook
  • Les règles élémentaires du montage
  • Préparer et enregistrer une vidéo

Les répondants sont majoritairement des animateurs, mais aussi des répondants dont l’animation n’est pas la fonction principale. Selon l’analyse des données, la majorité de ce dernier groupe a dit être acteur/comédien qui travaille comme animateur ou chroniqueur en complément de sa fonction principale.

Animation : émission télévisuelle et évènement

Deux types d’animation ont été couverts dans le sondage en ligne :

1 – Animation d’une émission télévisuelle
2 – Animation d’un évènement

Animation d’une émission télévisuelle
De même que la compétence précédente, les principaux intéressés à développer des compétences en animation télévisuelle sont des animateurs ainsi que de répondants avec une fonction principale « autre [2]».

Voici les sujets qui ont été considérés comme prioritaires par les répondants :

  • Animer différents types d’émission : jeu télévisé, variété, jeu-questionnaire, magazine culturel, débat télévisé, etc.
  • Développer son style d’animation, sa personnalité à l’écran, son image
  • Techniques d’animation : solo, duo (coanimation), groupe (coanimation et chroniqueurs), table ronde, débat, etc.
  • Les règles essentielles de l’animation télé
  • Autocritiquer son animation
  • Animer une entrevue en direct
  • Élaborer une feuille de route pour une animation
  • Coanimer avec un non-animateur
  • Rédiger ses textes de présentation, ses entrevues ou ses transitions

Pour la relève (répondants de moins de 5 ans d’expérience), deux compétences sont prioritaires :

  • Techniques d’animation : solo, duo (coanimation), groupe (coanimation et chroniqueurs), table ronde, débat, etc.
  • Animer différents types d’émission : jeu télévisé, variété, jeu-questionnaire, magazine culturel, débat télévisé, etc.

Animation d’un évènement
Tous les groupes de professionnels souhaitent développer des compétences dans ce champ d’expertise. Les besoins prioritaires touchent les sujets suivants :

  • Préparer une soumission pour une animation d’évènement clé en main
  • Développer son marché pour l’animation d’évènements

Dans une moindre mesure viennent les compétences liées aux techniques d’animation :

  • Comment commencer et finir en beauté
  • Captiver son auditoire
  • Animer un évènement avec une clientèle difficile : s’adapter au ton général d’une soirée ou d’un évènement, maintenir le rythme et l’intérêt du public
  • Construire son animation selon l’objectif de communication du client
  • Acquérir une technique corporelle : travail du corps dans l’espace, « prendre la salle »
  • Devenir un maître de cérémonie

Prestation à la télévision
Deux participants au sondage sur trois souhaitent développer leur capacité de prestation à la télévision comme animateur et/ou chroniqueur professionnel.

Il est important de souligner que ce champ de compétences a retenu l’attention de plus 80 % des répondants de la relève (moins de 5 ans d’expérience). Par ailleurs, une majorité des répondants qui ont plus de 10 ans d’expérience ont aussi identifié des besoins de formation dans ce champ de compétences.

Les principaux besoins identifiés sont :

  • Techniques pour enrichir sa présence à l’antenne
  • Entraînement pratique comme animateur et chroniqueur
  • Déplacement physique et gestuel pour bien rendre un message à la caméra en studio et en extérieur
  • Séduire la lentille
  • Travailler avec une ou deux caméras

Audition
Plus de la moitié des répondants de toutes catégories professionnelles aimeraient développer leurs compétences pour les auditions.

Deux besoins sont identifiés comme prioritaires par les répondants :

  • Se préparer pour une audition
  • Auditionner comme animateur (simulation)

Dans une moindre mesure les besoins suivants ont aussi été identifiés :

  • Décrocher, solliciter une audition
  • Auditionner comme chroniqueur (simulation)
  • Comprendre le fonctionnement d’une audition

Selon l’analyse des données, les répondants, quel que soit leur groupe professionnel, sont plus nombreux à vouloir auditionner comme animateur que comme chroniqueur.

Gestion de carrière
La gestion de carrière est vue comme un besoin de formation par deux répondants sur trois. Une compétence principale retient l’attention des répondants :

  • Se promouvoir auprès d’un producteur

Ce besoin est très cohérent avec les commentaires en lien avec la capacité de passer une audition avec un producteur.

D’autre part, une part significative des répondants aspire à améliorer leur capacité à :

  • Découvrir sa personnalité télévisuelle : définir son « casting » et trouver son créneau
  • Faire le point et développer sa stratégie de carrière
  • Utiliser les médias sociaux pour se promouvoir
  • Se découvrir pour savoir mieux se vendre
  • Produire un démo-voix pour un animateur
  • Produire un démo vidéo d’une émission ou d’une chronique (podcast)
  • Travailler avec un agent

Élocution et narration
Près de deux répondants sur trois expriment le besoin de développer des compétences liées à l’élocution et à la narration. Les répondants de plus de 10 ans d’expérience sont moins nombreux proportionnellement à rechercher le développement de ces compétences. Toutefois, les animateurs et chroniqueurs de plus de 20 années d’expérience partagent les mêmes priorités que les plus jeunes de la relève (5 ans et moins d’expérience) et de ceux de moins de 10 ans d’expérience.

Deux besoins prioritaires sont retenus par les répondants :

  • Techniques vocales : respiration, tonalité et rythme d’expression
  • Élocution phonétique et diction

Quatre autres besoins sont aussi significatifs pour les répondants :

  • Pose de voix
  • Qualité du français : le vocabulaire approprié et varié pour communiquer, le bon usage – éviter les fautes courantes
  • Explorer les techniques de la communication orale
  • Travailler la chaleur et la texture de sa voix

Ces besoins touchent tous les groupes professionnels, mais sont moins accentués lorsque l’on s’attarde spécifiquement aux répondants qui ne font que de la chronique. Le groupe « autre » composé majoritairement d’acteurs/comédiens pèse autant sinon plus que celui des animateurs professionnels dont il s’agit de la fonction principale.

Préparation et présentation d’une chronique
Plus de la moitié des répondants au sondage, et ce quel que soit leurs fonctions professionnelles et leurs niveaux d’expérience, ressentent le besoin d’améliorer leurs compétences dans la préparation et la présentation d’une chronique.

Les besoins importants identifiés comme prioritaires par les répondants :

  • Définir son casting de chroniqueur
  • Techniques pour améliorer sa créativité
  • Présenter efficacement le contenu de ses chroniques
  • Maîtriser les techniques d’écriture d’une chronique

Dans une moindre mesure, les besoins suivants ont aussi été identifiés :

  • Dépister et choisir ses sujets de chroniques
  • Élaborer un plan de chronique : composantes, définir l’angle d’approche et les objectifs poursuivis
  • Comment renouveler une chronique quotidienne
  • S’adapter à l’animateur
  • Comment placer ses notes, manipuler des objets, gérer du visuel dans une chronique
  • Adapter ses chroniques au type d’émission
  • Structurer une chronique selon les différents types de chroniques : politique, culturelle, scientifique, culinaire, etc.
  • Comment autocritiquer ses chroniques de façon constructive

Recherche et création de contenu
Environ la moitié des répondants s’est montrée préoccupée à développer des compétences pour la recherche et la création de contenus. Ce sont principalement les répondants entre 5 et 19 années d’expérience qui expriment fortement ces besoins.

Cinq besoins principaux sont exprimés :

  • Comment devancer l’information
  • Dépister des sujets intéressants à développer
  • Acquérir une bonne méthodologie de recherche et d’organisation des informations
  • Maîtriser les éléments fondamentaux de l’écriture télévisuelle
  • Connaître les lois, obligations statutaires de l’industrie télévisuelle (droits d’auteur, droits à l’image, éthique, etc.)

Préparation et réalisation d'une entrevue
De même que pour le champ de compétences précédent, environ la moitié des répondants ont exprimé un intérêt pour le développement de compétences liées à la préparation et à la réalisation d’une entrevue. Ce sont des répondants de tous groupes professionnels.

La priorité identifiée est :

  • Construire et mener une entrevue : les questions à poser et celles à éviter, rythme et gestion de l’entrevue

En second, il importe d’apprendre à :

  • Gérer une entrevue difficile (76 %)

Dans une moindre mesure, mais identifié par un nombre significatif de répondants, trois compétences sont identifiées :

  • Pratiquer l’écoute active (60 %)
  • Les différents types d’interviews : émission en direct, au téléphone, en face à face (56 %)
  • Connaître ses obligations face à l’interviewé (56 %)

Développement d'une relation avec l'auditoire
Un peu moins de la moitié des répondants de tous les niveaux d’expérience ont identifié des besoins de formation pour développer leur compétence pour ce champ.

Les répondants privilégient principalement le développement de la compétence suivante :

  • Développer l’audience : capter un maximum d’auditeurs ou de téléspectateurs

Dans une moindre mesure les répondants estiment nécessaire de recevoir de la formation sur les aspects ci-dessous :

  • Développer la confiance et créer une intimité avec son auditoire
  • Parler au public : ce qui se dit et ce qui ne se dit pas
  • Utiliser des blogues et les réseaux sociaux pour créer une proximité avec l’auditeur et le fidéliser
  • La bonne humeur au micro : détendre et amuser

Collaboration avec une équipe de production

Enfin, comme le champ précédent, un peu moins de la moitié des répondants ont exprimé le désir de recevoir de la formation visant à les soutenir dans l’établissement d’une collaboration avec les membres de l’équipe de production.

Le besoin prioritaire identifié est :

  • Répondre à la demande du diffuseur tout en se respectant

Dans une moindre mesure les répondants sont intéressés à développer leur capacité à :

  • Gérer leur relation avec le réalisateur
  • S’intégrer et travailler efficacement en équipe pour produire une émission
  • Structurer un « débriefing » avec son équipe (rétroaction)

Quelques constatations à la lumière des résultats

Une clientèle particulière par sa composition et ses caractéristiques

  • La majorité des répondants ont une pratique polyvalente d’animateur et de chroniqueur : trois répondants sur quatre ont une pratique principale ou complémentaire comme « animateur » ou « chroniqueur » et le tiers de l’échantillon a une pratique principale ou complémentaire comme « animateur-chroniqueur ». En ce qui regarde les pratiques complémentaires, les acteurs/comédiens sont nombreux à déclarer avoir une pratique professionnelle comme animateur et/ou chroniqueur
  • Une pratique professionnelle débordant le contexte de la télévision : même si la majorité des répondants pratique leur profession à la télévision, la radio est aussi un contexte de pratique professionnelle pour plus de la moitié d’entre eux. À ce sujet, plusieurs des compétences à développer pour la télévision sont également pertinentes pour des animateurs et des chroniqueurs évoluant à la radio. Il faut aussi noter que près de la moitié des répondants pratiquent aussi dans l’évènementiel.
  • Un répondant sur cinq fait partie de la relève : selon l’analyse des données, la relève est principalement composée par des répondants dont la fonction principale est « autre » et la moitié de ces derniers sont des acteurs/comédiens. Les besoins de formation de la relève sont généralement similaires aux répondants qui ont plus d’expérience, mais l’ordre d’importance peut être différent;
  • Concentration des animateurs et/ou chroniqueurs dans la région de Montréal, mais présence significative dans la région de la Montérégie et de la Capitale-Nationale

Le développement des compétences de chroniqueur est d’abord une préoccupation pour la relève

Quelle que soit leur fonction, une majorité des répondants identifient des besoins pour la préparation et la présentation d’une chronique et ces besoins sont  identifiés comme prioritaires pour les répondants de la relève (5 ans et moins d’expérience).

Quatre axes principaux de développement des compétences émergent comme prioritaires : l’adaptation des compétences à l’évolution technologique — les compétences disciplinaires — les compétences connexes — les compétences liées à la gestion de carrière

Le développement des compétences liées à l’évolution de la technologie est perçu comme la principale priorité de formation pour les répondants. Pour la relève, l’utilisation des technologies n’est pas perçue comme prioritaire.

Pour une majorité des répondants animateurs et/ou chroniqueurs, la motivation principale pour se perfectionner est d’améliorer leur pratique d’animateur ou de chroniqueur. Notamment pour la relève, le développement des compétences disciplinaires se concentre principalement sur les compétences d’animation d’une émission télévisée et d’un évènement. Les autres compétences disciplinaires sont aussi vues comme importante par une majorité de répondants : l’élocution et la narration, la préparation et la préparation d’une chronique, la recherche et la création de contenus, la préparation et la réalisation d’une entrevue. La relève accorde plus d’importance au développement des compétences disciplinaires comme l’élocution et la narration et la préparation et la présentation d’une chronique.

Deux répondants sur trois désirent une formation pour développer leur compétence connexe de prestation à la télévision et une majorité de ces derniers sont issus de la relève. De façon générale, deux répondants sur trois veulent devenir plus polyvalents.

La moitié des répondants désirent apprendre à bien gérer leur carrière. Cette motivation se traduit par la priorisation de deux champs de compétences : audition et gestion de carrière.

Les principales conditions de succès

Il faut répéter les formations à différentes dates lorsque la demande est élevée et produire des contenus de formation accessibles sur Internet (ex. : Skype, webinaire) lorsqu’applicable.

Le format privilégié par les répondants : des activités d’une demi-journée ou d’une journée. Pour la relève, la moitié des répondants sont ouverts à des ateliers de 2 à 3 jours consécutifs. Les formules de formation privilégiées valorisent d’abord des ateliers pratiques suivis d’une approche personnalisée comme le coaching individuel et le mentorat. Les classes de maîtres sont aussi vues comme enrichissantes.

En conclusion – les recommandations

Faciliter la mise à jour et l’adaptation des compétences des animateurs et chroniqueurs en regard des nouvelles technologies. Pour ce faire, l’UDA devra évaluer la possibilité de structurer deux activités de formation distinctes en fonction de besoins technologiques différents. Une première  activité aurait comme objectifs d’aider les participants à produire une vidéo de type « podcast » pour une émission ou une chronique (incluant toutes les étapes de production, tels le choix des équipements, la préparation, l’enregistrement et le montage de la vidéo). Une deuxième viserait à leur permettre d’intégrer les nouvelles technologies de communication utiles pour un animateur ou un chroniqueur (différentes applications mobiles selon le public visé, réseaux sociaux, outils de mesures Web de son influence).

Permettre l’amélioration des compétences disciplinaires et connexes. À cette fin, il faudra évaluer la possibilité d’offrir une formation pour favoriser l’amélioration des compétences disciplinaires en animation. Pour combler ces besoins, il faudra, notamment pour les professionnels de plus de cinq ans d’expérience, voir à la mise sur pied d’une activité de formation qui aura comme objectifs l’acquisition de techniques d’animation d’une émission télévisuelle, l’amélioration de son style personnel d’animation[3], la maîtrise de la réalisation d’une entrevue.

Toujours en animation, mais pour l’évènementiel il faut évaluer l’opportunité d’offrir une activité de formation visant le développement de marché et les techniques d’animation dans le cadre d’un évènement. Pour la relève, il faudra rendre accessibles ces deux volets d’animation (émission de télévision et évènementiel) sous un format d’initiation. – ce besoin est ressorti comme le plus important pour ce groupe composé en majorité d’acteurs/comédiens[4].

Amélioration de la prestation à la télévision des animateurs et des chroniqueurs. Pour ce faire, il faut voir à la mise en place d’une offre de formation visant à permettre aux animateurs et aux chroniqueurs de perfectionner leurs compétences de prestation à la télévision, notamment en ce qui regarde les éléments suivants : techniques pour enrichir sa présence à l’antenne, le déplacement physique et gestuel pour bien rendre un message à la caméra, comment séduire la lentille et comment travailler avec une ou deux caméras

Cette formation pourrait prendre la forme d’entraînement pratique (gym) devant la caméra similaire à celle déjà existante de « jeu devant la caméra » dispensée pour les travailleurs du cinéma.

Élaborer une offre de formation disciplinaire spécifique pour la relève. Considérant que la relève en animation et en chronique représente un nombre significatif de personnes, il serait prioritaire d’élaborer une offre de formation portant sur les éléments de compétences vus comme les plus importants par la relève : techniques de la communication orale, élocution phonétique et diction, techniques vocales, qualité du français, pose de voix et comment travailler la chaleur et la texture de sa voix.

Un autre aspect général important est la préparation la présentation d’une chronique. Les éléments de compétences à développer (en ordre d’importance pour la relève) sont les suivants : définir son casting, dépister et choisir ses sujets, structurer et élaborer un plan de chronique, maîtriser les techniques d’écriture  et les techniques pour améliorer sa créativité.

Il serait aussi opportun d’adapter le niveau d’expertise de cette offre de formation pour des animateurs et des chroniqueurs plus expérimentés.

Soutenir le développement de la carrière des animateurs et des chroniqueurs. Pour répondre à un besoin exprimé clairement en ce qui regarde les auditions, il faudra préparer une activité de formation de type informative et pratique qui s’appuie sur la simulation d’une audition (pour les animateurs et les chroniqueurs). Une activité de gestion de carrière pourrait être incluse dans cette formation, parce que liée : comment se promouvoir auprès d’un producteur.

Dans un cadre plus général, il serait approprié d’intégrer les animateurs et les chroniqueurs dans une formation destinée à divers groupes professionnels ayant exprimé les mêmes besoins, soit de : définir son casting et trouver son créneau, faire le point et développer sa stratégie de carrière et produire un démo-voix.

 


[1] Ce chiffre correspond, dans la base de données de l’UDA, notamment au nombre de membres actifs et stagiaires qui se sont inscrits en tant qu’animateurs comme fonction principale ou secondaire.

[2] Rappelons que ce groupe est majoritairement composé de comédiens/acteurs.

[3] Ce besoin est en lien avec une des motivations importantes des répondants de suivre de la formation en gestion de carrière.

[4] Il y aurait peut-être lieu de constituer des groupes uniquement pour les acteurs/comédiens qui désirent devenir animateurs ou chroniqueurs puisque rares sont ceux qui ont suivi des formations dans ce domaine.