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Commentaires des gestionnaires

Commentaires des gestionnaires

Commentaire d'AlphaFixe Capital

Stéphane Corriveau, ASA | Président et directeur principal

Deuxième trimestre 2018

Donald Trump menace de taxer sa propre collection

Les tensions commerciales entre les États-Unis et une multitude de partenaires ont envenimé les perspectives des marchés financiers en fin de trimestre, et ce, malgré une conjoncture économique favorable. L’administration Trump mettra sa menace à exécution à partir du 6 juillet en imposant des tarifs douaniers de 25 % sur 50 milliards $ d’importations chinoises. La Chine a annoncé une réplique coup pour coup avec des droits de douane équivalents sur les importations américaines. Jugeant ces représailles inacceptables et devant l’inertie de la Chine dans le conflit sur la propriété intellectuelle, M. Trump a sommé son secrétaire du Commerce d’identifier 200 milliards $ de biens chinois en vue de tarifs supplémentaires de 10 %. Si la Chine rétorque à nouveau, il imposera un autre 200 milliards $, portant la valeur des produits tarifés à 450 milliards $, soit près de 90 % des biens importés de la Chine. Puisque les exportations des États-Unis vers la Chine s’élevaient à 130 milliards $ en 2017, M. Trump sait que la Chine ne pourra pas avoir une riposte équivalente lors de cette seconde vague de tarifs.

Par ailleurs, l’administration Trump a aussi levé l’exemption octroyée au Canada, au Mexique et à l’Union européenne sur les tarifs d’importation d’acier et d’aluminium. Le lendemain, le Canada a annoncé des contre-mesures tarifaires sur plus de 100 produits importés des États-Unis en ciblant des régions où la course électorale de novembre est serrée.

Les premières annonces tarifaires de Trump ne touchaient qu’une faible portion des échanges commerciaux mondiaux, mais ses récentes menaces de représailles envers la Chine et l’industrie automobile du Canada et de l’Europe changent la donne. Il n’accepte pas que ses partenaires répliquent à ses menaces initiales et estime qu’il a la main forte dans la négociation étant donné que les États-Unis importent davantage qu’ils n’exportent. Il utilise donc une stratégie de pression maximum sachant qu’il pourra toujours taxer plus que ses partenaires.

Bien que la majorité du déficit commercial soit avec la Chine (66 %), ce chiffre doit être relativisé. La chaîne de production est mondialement intégrée et la Chine est le grand assembleur du produit final. L’OCDE estime qu’environ un tiers de contenu des exportations chinoises provient de l’étranger. À titre d’exemple, le coût de production d’un iPhone X assemblé en Chine est d’environ 370 $, mais la portion chinoise n’est que 50-60 $ selon une analyse de IHS Markit. Toutefois, on utilise le coût total dans le calcul du déficit commercial et non la valeur ajoutée du pays. Devant ces nouvelles menaces douanières, la Chine ne voudra pas perdre la face et pourrait rétorquer différemment. Elle pourrait taxer les importations américaines à un taux plus élevé, imposer ou réglementer davantage les sociétés américaines opérant en Chine ou même utiliser son bilan en vendant des obligations du Trésor pour lancer un message fort aux États-Unis.

Donald Trump n’est pas le seul politicien à avoir attisé l’incertitude sur les marchés financiers durant le trimestre. Les politiciens italiens ont aussi causé un émoi après que le président Matarella ait refusé un contrat de gouvernement présenté par le Mouvement 5 étoiles et le parti la Ligue incluant un ministre des Finances eurosceptique. C’est toutefois l’idée d’émettre des mini-BOTS, l’équivalent d’une reconnaissance de dette (I.O.U) sans intérêts ni échéance (ce qui se rapproche des caractéristiques d’une devise) qui a effrayé les investisseurs.

Néanmoins, le tumulte politique italien s’est rapidement estompé après l’acceptation d’un nouveau projet de gouvernement avec un ministre des Finances qui n’est pas europhobe. L’incertitude liée à la rupture de l’Union européenne pourrait cependant resurgir si le nouveau gouvernement de coalition ne réussit pas rapidement à stimuler fiscalement l’économie. De plus, le conflit commercial entre l’Union européenne et les États-Unis pourrait intensifier l’incertitude italienne en créant un ralentissement économique. Le vieux continent étant fortement dépendant des exportations (48 % du PIB) comme source de croissance.

Néanmoins, l’économie mondiale se porte toujours bien, surtout aux États-Unis gracieuseté de la réforme fiscale de M. Trump. Celle-ci devrait ajouter 0,8 % au PIB américain cette année et 1,3 % l’an prochain. La force du marché de l’emploi contribuera aussi aux dépenses de consommation, principale source de croissance aux États-Unis. S’appuyant sur cette croissance forte, M. Trump utilise une stratégie de pression maximum pour forcer une renégociation des accords commerciaux. S’il cherchait absolument à instaurer un protectionnisme, les tarifs auraient été appliqués il y a longtemps sans délai. Une guerre commerciale n’est pas dans son intérêt politique s’il se traduit en hausse de prix chez Walmart et en réduction des exportations agricoles, sans ajout d’emploi manufacturier. Sa base électorale pourrait lui faire payer aux élections de mi-mandat. En attendant une résolution, les investisseurs s’inquiètent davantage d’un ralentissement des projets d’investissement que de l’inflation, mais nous ne sommes pas aux dernières volte-face avec cette présidence.

Notre stratégie sectorielle continue d’afficher un surpoids en obligations municipales et le fonds de prêts bancaires. Compte tenu de la baisse des taux en fin de trimestre, nous avons également conservé la stratégie de durée courte par rapport à l’indice de référence. Nous sommes toujours d’avis qu’une demande soutenue par un marché de l’emploi vigoureux et le stimulus fiscal aura des effets inflationnistes puisque l’économie tourne à pleine capacité. Le retrait des banquiers centraux des programmes de rachat d’actifs aura aussi des effets à la hausse sur les taux d’intérêt au courant de l’année.

 

Commentaire de Fiera Capital

Yan Shterev, CPA, CMA, CFA | Vice-président, marchés institutionnels

Troisième trimestre 2017


Les banques centrales ont été au coeur des mouvements de marché au troisième trimestre. La Banque du Canada a causé une surprise en procédant à deux hausses successives de son taux directeur. Cette décision a provoqué la hausse des taux obligataires canadiens. Le message de notre banque centrale est clair : l’économie canadienne a atteint son plein potentiel et la politique monétaire expansionniste n’est plus requise.

Par ailleurs, la Banque d’Angleterre a annoncé vouloir procéder soit à la hausse prochaine des taux à court terme, soit à une modification du programme d’achat d’obligations. Cela a causé la hausse des taux obligataires au Royaume‐Uni. Aux États‐Unis, la Réserve fédérale (Fed) confirme qu’il y aura une autre hausse du taux directeur avant la fin de l’année. La Fed a également annoncé qu’elle commencera à diminuer la taille de son bilan en encaissant, à leur échéance, les obligations qu’elle détient.

Ces nouvelles n’ont pas affecté les taux obligataires américains et les cours des titres du gouvernement n’ont pratiquement pas varié durant le trimestre. Notons que des menaces d’affrontements avec la Corée du Nord ont attisé les craintes d’un conflit militaires, ce qui a maintenu la demande pour les titres du Trésor américain.

Dans ce contexte, les taux de rendement obligataires ont augmenté au troisième trimestre, passant de 1,75 % à 2,10 % pour une obligation du Canada à échéance de 10 ans.

Fonds d’obligations Univers – Gestion active

Dans le Fonds d’obligations Univers – Gestion active, nous avons maintenu la durée du portefeuille plus courte que celle de l’indice. Cette stratégie a contribué au rendement du portefeuille. Au cours du trimestre, la courbe de taux s’est aplanie de 8 points centésimaux (p.c.). La pente du segment à échéance de 2 à 10 ans a diminué de 7 p.c. alors le segment à échéance de 10 à 30 ans s’est aplani de 1 p.c. Le taux des titres à échéance de 2 ans a augmenté de 50 p.c. pour terminer le trimestre à 1,51 %. Dans son ensemble, notre stratégie d’étalement des échéances a nui au rendement du portefeuille.

Les écarts de taux des titres de sociétés ont légèrement rétréci et ceux des titres de provinces ont diminué de 3 p.c. L’écart de taux entre ces deux types d’émetteurs a rarement été aussi bas. Nous avons réinvesti certaines de nos échéances de titres bancaires pour des termes de 5 ans. Nous poursuivons la vente de titres à plus haut risque et réinvestissons dans les secteurs plus conservateurs. Dans l’ensemble, notre exposition aux provinces et aux sociétés a contribué au rendement du portefeuille.

Nous entamons le quatrième trimestre avec une durée plus courte que l’indice. La Banque du Canada a confirmé son intention de normaliser la politique monétaire. De ce fait, le marché incorpore trois hausses de taux directeur au cours dans la prochaine année. Nous anticipons une hausse du taux d’inflation au cours des trois prochains mois. C’est pourquoi nous croyons que le niveau actuel des taux des titres à échéance de 10 et 30 ans démontre la complaisance des investisseurs : ces taux devraient être plus élevés. Enfin, la relation risque/rendement des titres de sociétés est de moins en moins attrayante. Cela justifie la diminution de notre exposition et notre approche plus défensive.

 

Commentaire d'Hexavest

Jo-Annie Pinto, CIM | Vice-présidente, Service à la clientèle et développement des affaires

Portefeuille d’actions mondiales – Premier trimestre 2018

Survol des marchés et de la performance

Après un début d’année euphorique, les marchés boursiers ont connu un brusque retour à la réalité en février et mars 2018 : les actions sont des actifs risqués et volatils. Janvier fut le 15e mois consécutif de rendements positifs pour l’indice MSCI Mondial (tous les pays), mais un bref repli est survenu en février. Les marchés ont rapidement rebondi après le repli, effaçant ainsi toutes leurs pertes. La correction boursière de février fut atypique dans la mesure où elle s’est produite dans un environnement de prise de risque. En effet, les secteurs à haut bêta ont offert des rendements supérieurs à l’ensemble du marché, qui était en déclin. À l’inverse, les secteurs défensifs, qui procurent habituellement un coussin de protection contre les baisses, ont enregistré les pires rendements au cours de la période. Le premier trimestre s’est terminé sur un nouvel épisode de volatilité, dans la vague du scandale sur l’utilisation des données de Facebook et des préoccupations soulevées par les propos de Trump sur les tarifs commerciaux. Les titres technologiques et les financières n’ont pas résisté à la baisse cette fois. 

Dans cet environnement mouvementé, les marchés développés ont terminé le premier trimestre de 2018 avec un rendement négatif de -2,2 %, mettant fin à une impressionnante série de gains cumulés. Les régions de l’Europe et du Pacifique ont davantage souffert, avec des baisses de plus de 4 % dans les deux cas. Les États-Unis, mesurés par l’indice S&P 500, ont perdu 0,8 %. Pendant ce temps, les marchés émergents ont gagné un rendement modeste de 0,7 %. Tous les secteurs, à l’exception de la technologie et de la consommation discrétionnaire, ont terminé le trimestre en territoire négatif. Deux secteurs défensifs – les télécommunications et la consommation de base – ont enregistré les pertes les plus significatives. Finalement, sur les marchés de change, le dollar américain s’est déprécié par rapport à la plupart des principales devises, exception faite des dollars canadien et australien. Le yen fut particulièrement fort; la devise japonaise s’est appréciée de 5,9 % contre le billet vert.

La surperformance actuelle des titres « croissance » par rapport aux titres « valeur » représente la plus longue période jamais observée au cours des 40 dernières années. Bien que la volatilité soit de retour sur les marchés, les stratégies momentum ont à peine été affectées par le repli observé au début de février et elles ont fortement rebondi dans les semaines subséquentes. Un environnement de marché dominé par la croissance et le momentum est un défi pour les investisseurs à contre-courant de style valeur, dont nous faisons partie. Depuis le mois de mars, les premières brèches dans la domination des stratégies croissance et momentum ont été observées, comme le démontre la surperformance de nos différents portefeuilles au cours du dernier mois du trimestre.

Le portefeuille affiche un rendement inférieur à son indice de référence* au premier trimestre de 2018 (-2,31 % vs -0,80 %). Les principaux détracteurs de performance ont été notre sélection de titres et notre positionnement sectoriel, notamment notre surpondération dans les télécommunications et notre sous-pondération dans les technologies et les financières. Notre sous-pondération dans le marché nord-américain a également retranché de la valeur au cours de la période. À l’inverse, notre stratégie de devises, particulièrement notre surpondération dans le yen et notre sous-pondération dans le dollar canadien, a compensé une partie des contributions négatives.

* L’indice de référence du portefeuille était composé de l’indice MSCI Monde net (40 %) et de l’indice MSCI Monde net couvert en CAD (60 %) à la fin de la période.


Perspectives et stratégie

Environnement macroéconomique : Le consensus des économistes continue de prévoir une accélération de la croissance mondiale en 2018, et ce, toujours avec très peu d’écart entre les opinions. Pourtant, la croissance de 2017 est difficile à extrapoler : ce fut une année exceptionnelle durant laquelle plusieurs économies ont crû au-delà de leur potentiel. De plus, plusieurs indicateurs qui donnent le pouls de la demande mondiale ont montré des signes d’essoufflement au premier trimestre de 2018; une situation qui contraste avec la tendance de l’an dernier et les anticipations du consensus. Aux États-Unis, la hausse des dépenses gouvernementales conjuguée à la baisse d’impôt allongera artificiellement l’expansion économique. L’effet sera cependant ponctuel sur le cycle d’une économie où il n’y a plus de demande latente. Pour le moment, nous conservons notre évaluation de l’environnement macroéconomique à neutre, mais nous doutons que le rythme actuel puisse être maintenu encore longtemps.

Évaluation des marchés : L’évaluation du marché boursier américain demeure de loin la plus préoccupante. Après 9 années d’expansion économique, une longue période de faible volatilité et un consensus d’économistes et d’analystes qui extrapolent la croissance, un scénario de conte de fées est escompté dans le cours des actions. Il n’y a donc pas de place pour de mauvaises nouvelles. Ailleurs, si l’évaluation est moins extrême, elle demeure bien supérieure aux standards historiques. Rappelons que ce contexte de cherté est presque unique dans l’histoire. Nous maintenons notre vecteur évaluation à triple négatif.

Sentiment des investisseurs : En temps normal, l’utilisation de la volatilité comme mesure de risque est bien utile dans la construction de portefeuille, mais cette pratique devient elle-même très risquée dans certains contextes. La chute de la volatilité au cours des dernières années a envoyé un faux signal de confort aux gestionnaires. Sa remontée récente pourrait surprendre toute une génération de gestionnaires pour qui la prise de risques excessifs est demeurée sans conséquence. Rappelons que l’allocation actuelle en actifs risqués est à des sommets historiques. À ce risque s’ajoutent les stratégies momentum, qui ont dopé le prix des titres FANG et poussé le sentiment des investisseurs à un niveau qui n’a d’égal qu’à celui de la bulle technologique de 2000. Il y a donc très peu de précédents à l’euphorie actuelle. Notre évaluation à contre-courant du vecteur sentiment est maintenue à triple négatif.

Étant donné notre analyse très négative des vecteurs « évaluation » et « sentiment », nous croyons que le risque d’une correction de marché sur notre horizon de placement est élevé. Nous maintenons donc un positionnement défensif qui inclut un niveau d’encaisse élevé et une surpondération des secteurs défensifs.

Les informations et les opinions exprimées dans ce texte sont offertes à titre informatif seulement, et sont sujettes à changement selon les conditions du marché ou toute autre conjoncture. Aucune prise de décision de placement ne devrait reposer sur ces dernières. En aucun cas, ce document ne peut être reproduit, en tout ou en partie, sans avoir obtenu la permission écrite préalable de Hexavest inc. Toutes les données relatives aux indices sont fournies par MSCI et présentées en devises locales à moins d’indications contraires. MSCI ne donne aucune garantie explicite ou implicite et n'assume aucune responsabilité quant aux données MSCI contenues dans ce document. Les données MSCI ne peuvent être redistribuées ou utilisées comme une base pour  tout autre indice ou produit financier. Ce document n'est pas approuvé, vérifié ou produit par MSCI. Les rendements passés ne sont pas garants du futur.

 

Commentaire de Jarilowsky Fraser

Marie-Claude Jalbert, CFA | Associée principale

Rapport du portefeuille des actions canadiennes - Quatrième trimestre 2017

Revue de l’économie et des marchés de capitaux 

Les marchés boursiers à l’échelle mondiale ont poursuivi leur parcours à la hausse durant le quatrième trimestre, menés par les États-Unis et les marchés émergents. La croissance économique est solide, avec peu de signes d'inflation, à l'image peut-être d'un scénario « Boucles d'or ». La politique monétaire demeure accommodante et même lorsque les taux d'intérêt augmentent, par exemple aux États-Unis, il est clair que la voie vers la normalisation sera probablement très graduelle. 

Le marché obligataire canadien a récupéré ses pertes du troisième trimestre et l'indice obligataire universel FTSE TMX Canada a généré un rendement de 2,0 %. Après la hausse de taux durant la première moitié de l'année, la Banque du Canada s'est tournée vers une approche plus prudente et examine les données de plus près. Le marché boursier canadien a été quelque peu retenu par des difficultés continues dans le secteur de l'énergie, même si le prix du pétrole brut a augmenté de 15,4 % pour terminer l'année à 59,64 $US par baril (WTI). L'accès aux marchés internationaux continue d'être difficile pour les producteurs canadiens, quoique l'approbation du pipeline Keystone XL ait été une étape positive. L'indice S&P/TSX s'est apprécié de 4,5 % durant le trimestre. Ce rendement fut essentiellement égalé par les titres internationaux alors que l'indice MSCI EAEO Net a gagné 4,2 % en $US, soit 4,4 % en $CA. Le marché japonais, fortement pondéré en titres de haute technologie, a bien performé.

Les marchés mondiaux développés ont encore été menés par les États-Unis, qui, en dépit d'évaluations historiquement élevées, continuent de profiter de la solide performance de certains des titans de la nouvelle technologie, tels qu'Apple et Amazon, ainsi que de la nouvelle loi fiscale de l'administration Trump. L'indice S&P 500 a augmenté de 6,6 % en $US, soit 6,8 % en $CA pour le trimestre. Le dollar canadien a glissé légèrement durant le trimestre, de 0,2 %, pour terminer l'année à 0,7981 $US.

Pour l'année 2017, la plupart des marchés boursiers ont généré des rendements supérieurs à 10 % pour une autre année. L'indice du S&P/TSX a tiré de l’arrière, malgré un rendement de 9,1 %. La hausse de 7,0 % du dollar canadien, pour l'année, a réduit les gains de l'indice MSCI EAEO (Net) à 16,8 %, du S&P 500 à 13,8 % et du MSCI Marchés émergents à 28,7 %, tous en dollars canadiens. Les marchés obligataires ont connu une période plus difficile alors que les taux d'intérêt commençaient d’augmenter. L'indice obligataire universel FTSE TMX Canada s'est apprécié de seulement 2,5 %, ce qui a nui à la performance des portefeuilles équilibrés.

Les portefeuilles d'actions canadiennes ont légèrement sous-performé l'indice S&P/TSX durant le quatrième trimestre. La sélection des titres et la pondération sectorielle ont toutes les deux été quelque peu négatives, par contre, aucun des deux facteurs ne fut un contributeur majeur dans un secteur particulier. Même si quelques-uns de nos plus importantes pondérations ont connu de bonnes performances, elles furent plus que contrée par la faiblesse des prix du gaz naturel et les défis liés à la concurrence d’Amazon dans le secteur de la consommation de base. L'excellente performance des actions de banques ne faisant pas partie de notre portefeuille, après de solides résultats au quatrième trimestre, a aussi contribué aux rendements de l'indice. Pour ce qui est des matières premières, la progression de titres très cycliques a surpassé le rendement de nos titres du secteur, et les rendements exceptionnels dans le domaine de la production de cannabis furent des contributeurs importants au solide rendement de l'indice. 

L'année 2017 s'est avérée être la neuvième année de rendements positifs pour les marchés boursiers mondiaux après la crise financière globale, pour devenir une des plus longues périodes d'expansion de l'histoire. Basés sur cette seule statistique, plusieurs observateurs des marchés affirment que les investisseurs devraient se préparer à une correction. Lorsqu'on combine les évaluations plus élevées que la moyenne des marchés, particulièrement aux États-Unis, ajoutée à la perception de bulles des actifs dans certains secteurs, par exemple l'immobilier résidentiel canadien, la rumeur rend presque sourd.    

Nous sommes plus optimistes. En observant les données économiques fondamentales des marchés dans lesquels nous investissons, nous ne percevons pas de signes imminents d'une récession. La croissance économique est robuste, les taux d'intérêt sont toujours accommodants, même s'ils augmentent dans certaines régions, et le taux de chômage se dirige vers un niveau confortable. Du point de vue des perspectives économiques, la courbe des taux devrait s'inverser avant d’observer une récession.

Il en résulte que nous continuons d’allouer le capital à des entreprises solides et des leaders industriels qui possèdent un avantage compétitif sérieux et durable, et qui ne dépendent pas du niveau général de la croissance économique pour survivre et progresser. Ces entreprises ont de plus en plus besoin d'allouer des ressources pour s'assurer qu'elles sont de bons citoyens corporatifs et qu'elles « font les choses correctement » autant qu’elles « le fassent bien » d'un point de vue environnemental, social et de gouvernance. Pour l'instant, nous demeurons à l'aise avec notre positionnement actuel.

 

Commentaire de Letko, Brosseau et Associés

Fonds CSA Équilibré
(Obligations, actions canadiennes et internationales)

Survol de l'économie des marchés - Troisième trimestre 2017

Perspectives sur la conjoncture économique

L’économie mondiale prend de la vigueur et affiche une croissance synchronisée. Selon nos  prévisions, le PIB réel devrait progresser de 3,5 % en 2017 et 3,6 % en 2018.

Aux États-Unis, les dépenses de consommation, l’investissement non résidentiel et l’immobilier demeurent les moteurs de l’activité économique. Notre scénario de base prévoit que le PIB réel des États-Unis augmentera de 2,5 % en 2017 et en 2018. Ceci ne prend pas en compte le surcroît de stimulation fiscale prévu par l’administration Trump, qui propose de réduire fortement le taux d’imposition des sociétés actuellement fixé à 35 %. Une telle mesure augmenterait de façon significative les bénéfices des entreprises. L’économie américaine pourrait croître plus rapidement si les projets de réforme fiscale, de déréglementation et/ou de dépenses d’infrastructure se réalisent.

Au Canada, la croissance a été plus volatile qu’aux États-Unis. Après avoir chuté sous le poids de la baisse marquée des prix pétroliers en 2015, elle a fortement rebondi. Le PIB réel a progressé de 3,7 % sur un an au deuxième trimestre, tiré par la résurgence des investissements pétroliers et gaziers, la faiblesse du huard et la vigueur des dépenses de consommation et du secteur du logement.

La vigueur de l’économie canadienne a incité la Banque du Canada à relever le taux cible du financement à un jour à deux reprises durant le deuxième trimestre, le faisant passer. Malgré ces hausses, la politique monétaire reste extrêmement stimulante. Le taux cible de la Banque du Canada n’a remonté qu’au niveau qui prévalait entre 2010 et le début de 2015. Il est peu probable que cela fasse dérailler le redressement cyclique de l’économie.

Nous prévoyons que l’expansion du PIB réel au Canada se situera entre 2,5 % et 3,0 % en 2017. À moyen terme, la croissance économique devrait fléchir autour de 2 % à mesure que les ménages canadiens modèrent leurs dépenses et que diminue la contribution du marché du logement.

L’activité économique s’accélère également en Europe. Nous nous attendons à une expansion d’environ 2,0 % dans la zone euro en 2017 et 2018. Le Royaume-Uni connaîtra quant à lui une croissance plus faible, de 1,7 % en 2017 et 1,5 % en 2018, alors que le Brexit pèsera sur l’activité économique.

Ailleurs dans le monde, le FMI projette une croissance du PIB réel au Japon de 1,3 % cette année alors que les pays émergents connaissent une reprise soutenue de l’activité économique. La région devrait enregistrer collectivement une croissance de 4,6 % en 2017 et 4,8 % en 2018.

Stratégie de placement et portefeuille

Au 30 septembre, le portefeuille avait gagné 15,8 % sur 12 mois, contre 10,3 % pour l’indice de référence. Durant la période, le rendement des actions canadiennes s’est élevé à 20,2 % et celui des actions internationales à 13,1 %. En comparaison, l’indice S&P/TSX a produit 9,2 % et le MSCI-Monde 12,7 %.

Pendant deux ans, l’atonie de la croissance économique et la faiblesse du secteur énergétique plombé par la baisse des prix du pétrole ont fait chuter les bénéfices. Cependant, les prix de l’énergie se sont maintenant relevés de leurs creux et la croissance économique mondiale s’accélère, d’où une stimulation des bénéfices qui a replacé les marchés boursiers sur une pente ascendante.

Aux États-Unis, les ratios cours/bénéfice atteignent l’extrémité supérieure des fourchettes de juste valeur. Le S&P 500 se négocie à 19,1 fois les bénéfices de 2017, contre une moyenne à long terme de 15 fois. Les valorisations sont plus raisonnables ailleurs dans le monde, à 16,3 fois les bénéfices prévus au Canada, 15,5 fois en Europe, 13,9 fois au Japon et 13,7 fois dans les pays émergents si l’on compare les indices MSCI. Grâce à notre approche de sélection rigoureuse des titres et de diversification géographique et sectorielle, le portefeuille d’actions affiche une valorisation raisonnable de 12,9 fois les bénéfices estimatifs de 2017 et offre un taux de dividende de 2,8 %.

Les fondamentaux de l’économie et des marchés évoluent comme nous l’avions prévu, mais la hausse des valorisations pourrait rendre les marchés boursiers vulnérables à des événements externes, comme une escalade des tensions géopolitiques avec la Corée du Nord et la montée du protectionnisme commercial. Devant ces risques, nous réduisons notre exposition aux sociétés qui ne disposent pas d’un coussin suffisant pour absorber un choc imprévu. Nous avons vendu des positions dont la valorisation avait beaucoup augmenté. De plus, nous privilégions les sociétés qui présentent à la fois une valorisation attrayante et un dividende intéressant. En raison de cette discipline, notre portefeuille détient des titres qui se négocient à un cours raisonnable tout en offrant de bonnes perspectives d’appréciation.

 

Commentaire d'UBS


Situation du fonds - Premier trimestre 2018

Au T1 2018, le Fonds a investi dans 35 fonds sous-jacents avec une exposition à plus de 3 800 biens immobiliers situés dans 24 pays pour une valeur brute totale de 147 milliards d'EUR environ. À la fin du T1 2018, le Fonds était investi à 88,4% environ et engagé à 97,1%1. Global REFS a accepté 167 millions d'EUR d'afflux nets.

Performance2

La performance a été de 2,36 % au T1 2018 et de 8,30 % sur les 12 derniers mois.

Les trois meilleures performances du portefeuille au cours du trimestre ont été réalisées par un fonds bureaux néerlandais, suivi d'un fonds logistique européen, puis un fonds mixte européen, tandis que les trois moins bonnes performances du portefeuille sont venues d'un fonds commerce/bureaux singapourien, un fonds mixte européen et un fonds mixte APAC, hors impact isolé des primes d'entrée/décotes.

La performance du fonds bureaux néerlandais s'explique principalement par des augmentations de valeur positives sur l'ensemble du portefeuille. Un actif a apporté une contribution significative en fin de développement et a été fourni au marché. Le marché néerlandais des bureaux a été mis en évidence par une étude de MM-RE comme un secteur bien positionné pour surperformer le marché européen en 2018.

La performance du fonds logistique européen a été principalement portée par des réévaluations positives du portefeuille immobilier. Le marché industriel continue d'afficher une juste appréciation, alors que la compression des rendements ralentit sur les principaux marchés.

Comme le fonds logistique européen, le fonds mixte européen a bénéficié des changements structurels sur le marché industriel, entraînant une forte appréciation du capital et des revenus stables.

Les trois moins bonnes performances du Fonds ont enregistré des rendements positifs au cours du trimestre, composés principalement de revenus avec un faible pourcentage de rendement découlant de l'appréciation du capital.

Un plafond sur les souscriptions a été mis en place pour le second semestre 2017 afin de réduire la réserve de liquidité du Fonds et de protéger la performance pour les investisseurs existants. Ce plafond est maintenant levé. Le comité et le conseil d'investissement vont continuer à surveiller la situation, mais il n'est pas prévu d'appliquer de plafond dans un futur proche.

Faits marquants du trimestre

Au cours du mois de janvier, le Fonds a acheté des unités secondaires dans un fonds bureaux australien pour un montant de AUD 1 371 444,00. De plus, le Fonds a reçu des appels de fonds d'un fonds mixte Etats-Unis, un fonds Alternative Core Etats-Unis, un fonds mixte européen et un autre fonds Alternative Core Etats-Unis pour des montants respectifs de USD 34 000 000,00, USD 38 250 000,00, USD 25 000 000,00 et USD 22 000 000,00. Enfin, deux fonds de type fermé, un fonds mixte APAC et un fonds commerce européen, ont continué à appeler des capitaux à hauteur de USD 5 828 153,00 et EUR 10 547 000,00 respectivement.

En février, un fonds commerce européen a fait un appel de capitaux pour un montant de EUR 1 839 956,06.

Au cours du mois de mars, un fonds commerce européen et un fonds mixte Etats-Unis ont fait un appel de capitaux d'un montant de EUR 7 601 000,00 et de USD 6 250 000,00, respectivement. Le Fonds a effectué deux investissements complémentaires dans un fonds de bureaux australien, à hauteur de AUD 1 079 099,05 et AUD 8 965 590,00.

En outre, le Fonds a acheté sur le marché secondaire des parts d'un fonds commerce/bureaux singapourien et d'un fonds mixte Royaume-Uni pour des montants de SGD 30 589 268,16 et GBP 13 500 005,61. Enfin, un fonds mixte APAC a fait un appel de capital et distribué du capital remboursable pour des montants de USD 1 426 955,68 et USD 748 215,17 respectivement.

1. Le capital engagé représente les engagements des fonds sous-jacents qui sont associés à la VNI du Fonds actuel. Les engagements associés aux futures entrées nettes ne sont pas inclus.
2. La performance passée ne préjuge pas des résultats futurs.