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Commentaires des gestionnaires

Commentaires des gestionnaires

Commentaire d'AlphaFixe Capital

Stéphane Corriveau, ASA | Président et directeur principal

Troisièmee trimestre 2017

À vos discours, prêts, montez!

Les taux obligataires ont commencé à se redresser à la fin du second trimestre en réaction aux discours des différents banquiers centraux, notamment la Banque du Canada, sur l’adoption de politiques monétaires plus restrictives. Stephen Poloz a tenu promesse au troisième trimestre en retirant les deux baisses de taux mises en place en 2015 après l’effondrement des cours pétroliers. Il n’est cependant pas le seul à tenir parole.

Bien que le taux directeur aux États-Unis soit demeuré inchangé durant le trimestre, la Réserve fédérale est aussi passée de la parole aux actes en annonçant une réduction de son bilan qu’elle avait télégraphié depuis quelques mois. S’amorçant au mois d’octobre, la normalisation du bilan de 4 500 milliards $ s’effectuera en réduisant le montant mensuel des réinvestissements en titres du Trésor et en créances hypothécaires de 6 et 4 milliards $ respectivement. Ces montants seront relevés trimestriellement pendant un an pour atteindre 30 et 20 milliards $ par mois en octobre 2018.

Les membres du comité ont aussi reconduit leur intention de hausser le taux directeur en décembre. À l’issue de la réunion statutaire de septembre, 12 des 16 membres du comité ont prévu un resserrement monétaire supplémentaire en 2017, le même nombre qu’en juin dernier. Tout compte fait, une hausse en décembre se concrétise de plus en plus. Au début du mois de septembre, les investisseurs estimaient à 28 % les probabilités d’un relèvement des taux, mais 64 % à la fin du mois. Depuis la crise financière, la Fed n’a jamais modifié sa politique sans obtenir l’aval des investisseurs, de peur de perturber l’équilibre des marchés financiers.

Bien que l’économie américaine sera affaiblie momentanément par la perte de production après le passage des ouragans Harvey et Irma, les assises demeurent solides. Le marché de l’emploi est vigoureux, la confiance des consommateurs demeure près des sommets enregistrés depuis la dernière récession et les sociétés souhaitent mettre en place des projets d’investissements. En fait, le sondage du NFIB conduit au mois d’août démontre que 32 % des PME américaines prévoyaient des dépenses en immobilisation au cours des 3 à 6 prochains mois, soit le niveau le plus élevé depuis 2006.

C’est dans cet environnement d’expansion et de prospérité que le parti républicain a déposé son plan de réforme fiscale visant un allègement pour les contribuables et les sociétés. L’impôt sur le revenu serait moins progressif, passant de 7 paliers d’imposition à 3 (12 %, 25 % et 35 %). Par contre, le montant personnel de base doublerait pour atteindre 12 000 $ pour un particulier et 24 000 $ pour une famille. L’impôt des sociétés passerait de 35 % à 20 % et les bénéfices étrangers seraient imposés au rabais, mais le taux n’a pas été fixé. Cet allègement serait financé en éliminant la majorité des déductions admissibles, sauf les dons de charité et les intérêts hypothécaires.

Selon les premières estimations, le manque à gagner en revenus serait de 1 500 milliards $ au cours de la prochaine décennie. Son impact économique dépendra des bénéficiaires de ces réductions. Si la classe aisée en profite, ce qui semble le cas, la consommation sera moindre, car leur propension à épargner un dollar supplémentaire de revenu est élevée.

Est-ce que le congrès appuiera ce plan? S’il accentue le déficit à long terme, les coupures d’impôts seraient considérées comme permanentes et nécessiteraient un vote d’au moins 60 sénateurs sur 100. Toutefois, les républicains pourraient utiliser les règles de rapprochement budgétaire qui nécessitent une majorité simple au sénat dans le cas d’un allègement fiscal temporaire (10 ans).

Tout compte fait, les marchés obligataires s’adaptent à la nouvelle réalité économique, à savoir une reprise synchronisée à travers les pays et des banquiers centraux qui militent davantage pour un resserrement monétaire et une réduction des programmes d’assouplissement quantitatif. La politique fiscale expansionniste combinée à une politique monétaire restrictive et à la réduction des bilans des banques centrales crée un environnement favorisant une trajectoire à la hausse sur les taux.

Nous avons conservé notre positionnement sectoriel sensiblement inchangé au cours du troisième trimestre. Le portefeuille est demeuré surpondéré en titres de crédit, notamment les obligations municipales et le fonds de prêts bancaires. Par contre, nous avons relevé la durée du portefeuille par rapport à l’indice de référence. Les taux se sont redressés au cours du trimestre en réaction à la conjoncture favorable et à la politique monétaire canadienne. Notre lecture demeure favorable et mise toujours sur un rehaussement de l’inflation et des taux d’intérêt, mais certains risques persistent ce qui nous incite à réduire l’écart de durée qui demeure toutefois sous le niveau de l’indice.

 

Commentaire de Fiera Capital

Yan Shterev, CPA, CMA, CFA | Vice-président, marchés institutionnels

Troisième trimestre 2017


Les banques centrales ont été au coeur des mouvements de marché au troisième trimestre. La Banque du Canada a causé une surprise en procédant à deux hausses successives de son taux directeur. Cette décision a provoqué la hausse des taux obligataires canadiens. Le message de notre banque centrale est clair : l’économie canadienne a atteint son plein potentiel et la politique monétaire expansionniste n’est plus requise.

Par ailleurs, la Banque d’Angleterre a annoncé vouloir procéder soit à la hausse prochaine des taux à court terme, soit à une modification du programme d’achat d’obligations. Cela a causé la hausse des taux obligataires au Royaume‐Uni. Aux États‐Unis, la Réserve fédérale (Fed) confirme qu’il y aura une autre hausse du taux directeur avant la fin de l’année. La Fed a également annoncé qu’elle commencera à diminuer la taille de son bilan en encaissant, à leur échéance, les obligations qu’elle détient.

Ces nouvelles n’ont pas affecté les taux obligataires américains et les cours des titres du gouvernement n’ont pratiquement pas varié durant le trimestre. Notons que des menaces d’affrontements avec la Corée du Nord ont attisé les craintes d’un conflit militaires, ce qui a maintenu la demande pour les titres du Trésor américain.

Dans ce contexte, les taux de rendement obligataires ont augmenté au troisième trimestre, passant de 1,75 % à 2,10 % pour une obligation du Canada à échéance de 10 ans.

Fonds d’obligations Univers – Gestion active

Dans le Fonds d’obligations Univers – Gestion active, nous avons maintenu la durée du portefeuille plus courte que celle de l’indice. Cette stratégie a contribué au rendement du portefeuille. Au cours du trimestre, la courbe de taux s’est aplanie de 8 points centésimaux (p.c.). La pente du segment à échéance de 2 à 10 ans a diminué de 7 p.c. alors le segment à échéance de 10 à 30 ans s’est aplani de 1 p.c. Le taux des titres à échéance de 2 ans a augmenté de 50 p.c. pour terminer le trimestre à 1,51 %. Dans son ensemble, notre stratégie d’étalement des échéances a nui au rendement du portefeuille.

Les écarts de taux des titres de sociétés ont légèrement rétréci et ceux des titres de provinces ont diminué de 3 p.c. L’écart de taux entre ces deux types d’émetteurs a rarement été aussi bas. Nous avons réinvesti certaines de nos échéances de titres bancaires pour des termes de 5 ans. Nous poursuivons la vente de titres à plus haut risque et réinvestissons dans les secteurs plus conservateurs. Dans l’ensemble, notre exposition aux provinces et aux sociétés a contribué au rendement du portefeuille.

Nous entamons le quatrième trimestre avec une durée plus courte que l’indice. La Banque du Canada a confirmé son intention de normaliser la politique monétaire. De ce fait, le marché incorpore trois hausses de taux directeur au cours dans la prochaine année. Nous anticipons une hausse du taux d’inflation au cours des trois prochains mois. C’est pourquoi nous croyons que le niveau actuel des taux des titres à échéance de 10 et 30 ans démontre la complaisance des investisseurs : ces taux devraient être plus élevés. Enfin, la relation risque/rendement des titres de sociétés est de moins en moins attrayante. Cela justifie la diminution de notre exposition et notre approche plus défensive.

 

Commentaire d'Hexavest

Jo-Annie Pinto, CIM | Vice-présidente, Service à la clientèle et développement des affaires

Portefeuille d’actions mondiales – Troisième trimestre 2017

Survol des marchés et de la performance

Malgré une courte pause au mois d’août, les marchés boursiers ont poursuivi leur tendance haussière au cours du troisième trimestre de 2017. Les marchés émergents ont offert un rendement significativement supérieur à celui des marchés développés et dans toutes les régions, les secteurs cycliques ont dominé. Pour un troisième trimestre consécutif, le secteur de la technologie s’est particulièrement distingué. Les secteurs de ressources ont également offert de généreux rendements aux investisseurs; le rebond de l’énergie fait d’ailleurs partie des faits saillants du trimestre. À l’inverse, les secteurs défensifs, notamment les services aux collectivités, ont tiré de l’arrière. Enfin, les marchés de change ont vu le dollar américain s’affaiblir contre la plupart des devises de pays développés, à l’exception du yen japonais. L’euro et la livre sterling ont été plus forts, s’étant appréciés de plus de 3 % contre le billet vert.

Cet environnement n’a pas été favorable à notre positionnement défensif et le portefeuille affiche un rendement inférieur à son indice de référence* au troisième trimestre de 2017 (0,92 % vs 2,82 %). Le principal détracteur de performance a été notre positionnement sectoriel, notamment notre surpondération dans les services aux collectivités et notre sous-pondération dans les financières et les technologies de l’information. Notre sélection de titres, notre allocation en encaisse et notre surpondération dans le yen japonais ont également retranché de la valeur au cours de la période. À l’inverse, notre position surpondérée dans les marchés émergents, dans la livre anglaise, ainsi que notre position dans l’euro ont eu un impact positif sur la performance relative du portefeuille.

* L’indice de référence du portefeuille était composé de l’indice MSCI Monde net (20 %) et de l’indice MSCI Monde net couvert en CAD (80 %) à la fin de la période.


Perspectives et stratégie

Environnement macroéconomique : La croissance économique s’est poursuivie à bon rythme au troisième trimestre et toutes les régions en ont profité. Si nous croyons que cette lancée se poursuivra en zone euro, au Japon ainsi que dans plusieurs pays émergents au cours des prochains trimestres, les signes de fin de cycle s’accumulent aux États-Unis et en Chine. Un puissant cycle de crédit a pris fin cette année dans les deux plus grandes économies du monde. Pour cette raison, et contrairement au fort consensus des économistes, des analystes et des investisseurs, nous estimons que la balance des risques est négative au-delà de 2017. Notre évaluation de l’environnement macroéconomique sur un horizon de 12 à 18 mois est d’un négatif (-).

Évaluation : L’euphorie bat son plein sur le marché boursier américain, où les multiples d’évaluation se sont déconnectés des fondamentaux. Peu importe si les investisseurs continuent de pousser les actions américaines à la hausse par conviction ou par dépit, l’évaluation est comparable à celle d’une bulle. Les actions mondiales excluant les États-Unis, sans être une aubaine en termes absolus, demeurent beaucoup plus attrayantes sur une base relative. Toutefois, compte tenu du poids des États-Unis dans le marché boursier mondial, nous maintenons notre vecteur évaluation à triple négatif (---).

Sentiment : Le calme et la stabilité mènent à des comportements imprudents. Nous savons que ce sont les longues périodes de calme et de complaisance qui engendrent les périodes de forte instabilité. Quand la volatilité chute, beaucoup d’investisseurs confondent risque et volatilité, baissent la garde et augmentent leur exposition aux actifs risqués. En plus, comme les taux d’intérêt sans risque sont maintenus artificiellement bas, la quête de rendement mène à des comportements irrationnels qui vont bien au-delà du manque de discipline. Tel un virus informatique latent qui s’anime après un certain délai, le retour de la volatilité a le potentiel de causer des dommages. Notre évaluation à contre-courant du vecteur sentiment est maintenue à triple négatif (---).

Nous croyons toujours que le risque d’une correction de marché d’ici les douze prochains mois est élevé. Le calme, la stabilité et les taux faibles ont mené à des comportements imprudents de la part des investisseurs, qui ne cessent d’augmenter leur exposition aux actifs risqués. Cette situation risque de mener à beaucoup d’instabilité lorsque la volatilité sera de retour. Nous maintenons donc un positionnement défensif qui inclut un niveau d’encaisse élevé et une surpondération des secteurs défensifs.

Les informations et les opinions exprimées dans ce texte sont offertes à titre informatif seulement, et sont sujettes à changement selon les conditions du marché ou toute autre conjoncture. Aucune prise de décision de placement ne devrait reposer sur ces dernières. En aucun cas, ce document ne peut être reproduit, en tout ou en partie, sans avoir obtenu la permission écrite préalable de Hexavest inc. Toutes les données relatives aux indices sont fournies par MSCI et présentées en devises locales à moins d’indications contraires. MSCI ne donne aucune garantie explicite ou implicite et n'assume aucune responsabilité quant aux données MSCI contenues dans ce document. Les données MSCI ne peuvent être redistribuées ou utilisées comme une base pour  tout autre indice ou produit financier. Ce document n'est pas approuvé, vérifié ou produit par MSCI. Les rendements passés ne sont pas garants du futur.

 

Commentaire de Jarilowsky Fraser

Marie-Claude Jalbert, CFA | Associée principale

Rapport du portefeuille des actions canadiennes - Troisième trimestre 2017

Revue de l’économie et des marchés de capitaux 

Suite à des rendements relativement robustes au cours des deux premiers trimestres de 2017, les marchés boursiers mondiaux se sont assagis durant les mois d’été. Les causes sont multiples, cependant, le principal facteur fut le changement de direction d’une politique monétaire accommodante vers une approche plus réservée que plusieurs banques centrales à travers le monde ont adoptée au printemps dernier. La Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque du Canada (BoC) ont haussé les taux d’intérêt à court terme durant l’été compte tenu des taux de croissance économique au deuxième trimestre supérieurs aux attentes. Ceci a eu pour effet de précipiter la chute des marchés obligataires et de mettre un frein au fort ralliement des marchés d’actions en place depuis le début de l’année. Le dollar canadien a aussi progressé de façon significative.

Outre les données économiques fondamentales et la performance des entreprises, différents facteurs ont affecté les marchés financiers au troisième trimestre. Les développements géopolitiques s’immisceront toujours dans le comportement des marchés, mais il est pratiquement impossible d’en prédire les impacts ou d’évaluer ce qui en résultera. Par exemple, le monde est clairement inquiet, et avec raison, en ce qui concerne la situation en Corée du Nord. Les conclusions peuvent être nombreuses, mais le pire scénario est simplement inimaginable; espérons que les réflexions à tête froide prévaudront. Le potentiel soulèvement politique en Europe qui semblait possible au début de l’année 2017 a été évité, avec la réélection sans encombre de madame Merkel en Allemagne et un refus des options d’extrême droite en France et aux Pays-Bas. Le “Brexit” toujours en cours de négociation, demeure un lieu d’incertitudes quant aux solutions potentielles, et si le récent tarif décrété sur la Série-C de Bombardier par les États-Unis établit le ton, les négociations de l’ALENA seront contentieuses.

Les prix des commodités se sont ralliés à la hausse durant le troisième trimestre, entraînés par le pétrole, avec une augmentation de 12,2 % du prix WTI jusqu’à 51,67 $U en fin de trimestre. L’or (+3,1 %) et le cuivre (+8,5 %) ont aussi augmenté, pour aider l’indice composé S&P/TSX à s’apprécier de 3,7 %. Le marché américain a continué à bien performer, l’indice du S&P 500 étant en hausse de 4,5 % en dollars américains mais ne s’accroissant que de 0,6%, lorsque converti en dollars canadiens. Les marchés internationaux mènent toujours le bal, puisque l’indice MSCI EAEO Net s’est apprécié de 5,4 % en dollars U.S. et de 1,5 % en dollars canadiens. Les marchés de l’Amérique latine ont rebondi fortement, alors que les marchés asiatiques ont été incertains. Dans l’ensemble, l’indice des marchés émergents MSCI affiche une hausse de 4,0 %, en dollars canadiens, durant le trimestre. Le marché obligataire, tel que mesuré par l’indice obligataire universel FTSE TMX a régressé de -1,8 %.

Pour les 12 mois terminés le 30 septembre 2017, les marchés ont généré de solides rendements. L’indice composé S&P/TSX a gagné 9,2 % ainsi que le S&P 500 et le MSCI EAEO qui se sont appréciés respectivement de 12,9 % et 13,3%, les deux en dollars canadiens. L’indice obligataire universel FTSE TMX traîne à -3,0 %.

Les Fonds d’actions et équilibré ont été légèrement en retrait de celui de l’indice composé S&P/TSX durant le trimestre en générant des rendements de 2.6 % (Fonds d’actions) et de 2.7 % (Fonds équilibré). Le secteur de la consommation de base a été faible, avec une baisse de -2,7 %, alors que la menace du commerce électronique s’est intensifiée suite à l’acquisition de Whole Foods par Amazon. Les titres industriels du portefeuille ont aussi eu à faire face à la progression de l’indice alors qu’Air Canada, un titre qui n’est pas détenu, s’est apprécié de 51,0 % ; les compagnies aériennes ne rencontrent généralement pas les critères de notre philosophie d’investissement puisqu’elles tendent à être fortement cycliques.

En général, la progression de l’économie demeure assez forte au Canada, aux États-Unis et dans la zone euro. Cependant, puisque l’inflation demeure modérée, la direction des hausses de taux d’intérêt est nébuleuse. La Banque du Canada a révélé qu’elle suivra de plus en plus spécifiquement les données, la Banque centrale européenne a mis l’accent sur l’inflation comme élément clé de sa décision en octobre et la Réserve fédérale américaine changera bientôt de président.

Au Canada, même si l’économie semble performer assez bien, et a, pour sa plus grande partie, récupéré de la chute des prix du pétrole, l’incertitude qui entoure les négociations de l’ALENA et la réforme fiscale aux États-Unis, combinée à la vigueur du dollar canadien, réduit la possibilité d’investissements importants de la part des entreprises jusqu’à ce que la situation devienne plus certaine. Nous sommes confiants que le Canada continuera de connaître une solide croissance basée sur l’émergence des sociétés dominantes à l’échelle mondiale au cours des dix dernières années, de même qu’en raison de l’accès continu à des matières premières qui sont requises pour alimenter les économies à croissance rapide dans les pays en développement.

Le Standard de Classification Industrielle Globale (‘‘GICS®’’) a été développé par et est la propriété exclusive et une marque de service de MSCI Inc. et Standard & Poor’s Financial Services LLC (‘‘S&P’’) et fait l’objet d’une licence pour son utilisation par Jarislowsky, Fraser Limitée. Ni MSCI, S&P, ou toute autre partie impliquée dans l’élaboration et la compilation de GICS ou toute classification de GICS ne fait aucune représentation ou garantie expresse ou implicite en regard de ce standard ou de sa classification (ou des résultats obtenus lors de son utilisation), et toutes les parties ci-concernées rejettent expressément toutes les garanties concernant l’originalité, l’exactitude, l’exhaustivité, la valeur commerciale et la justesse dans un but particulier en regard d’un tel standard ou classification. Sans limiter ce qui précède, lors de tout évènement MSCI, S&P et tout affilié ou toute tierce partie impliquée dans l’élaboration et la compilation GICS ou toute classification dans GICS n’aura de responsabilité pour tout dommage direct, indirect, spécial, punitif, consécutif ou tout autre dommage (incluant la perte de profits) même  lors d’une notification d’une possibilité de tels dommages.

Ce document est préparé pour circulation générale aux clients de Jarislowsky, Fraser Limitée (JFL) dans l’unique but de fournir de l’information. L’intention n’est pas de fournir des conseils d’investissement, légaux, fiscaux ou de placements personnalisés. Toutes les opinions et estimations contenues dans ce rapport représentent le jugement de JFL au moment d’écrire ces lignes et sont fournies de bonne foi. Tous les données, faits et opinions présentés dans ce document peuvent changer sans préavis. Ceci ne constitue pas une sollicitation d’affaires. Les rendements passés ne sont pas un gage des performances futures. Les rendements futurs ne sont pas garantis. L’utilisation du nom de Jarislowsky, Fraser Limitée ou de toute information contenue dans ce document ne peut être copiée ou redistribuée sans l’approbation écrite de JFL.

Sources : Jarislowsky, Fraser Limitée, MSCI Inc., S&P Financial Services LLC., TSX Inc., PC Bond Analytics, Global Industry Classification Standard (GICS) de MSCI et Standard and Poor’s, Wilshire Atlas Analytics, RBC Marchés des capitaux et Bloomberg.

 

Commentaire de Letko, Brosseau et Associés

Fonds CSA Équilibré
(Obligations, actions canadiennes et internationales)

Survol de l'économie des marchés - Troisième trimestre 2017

Perspectives sur la conjoncture économique

L’économie mondiale prend de la vigueur et affiche une croissance synchronisée. Selon nos  prévisions, le PIB réel devrait progresser de 3,5 % en 2017 et 3,6 % en 2018.

Aux États-Unis, les dépenses de consommation, l’investissement non résidentiel et l’immobilier demeurent les moteurs de l’activité économique. Notre scénario de base prévoit que le PIB réel des États-Unis augmentera de 2,5 % en 2017 et en 2018. Ceci ne prend pas en compte le surcroît de stimulation fiscale prévu par l’administration Trump, qui propose de réduire fortement le taux d’imposition des sociétés actuellement fixé à 35 %. Une telle mesure augmenterait de façon significative les bénéfices des entreprises. L’économie américaine pourrait croître plus rapidement si les projets de réforme fiscale, de déréglementation et/ou de dépenses d’infrastructure se réalisent.

Au Canada, la croissance a été plus volatile qu’aux États-Unis. Après avoir chuté sous le poids de la baisse marquée des prix pétroliers en 2015, elle a fortement rebondi. Le PIB réel a progressé de 3,7 % sur un an au deuxième trimestre, tiré par la résurgence des investissements pétroliers et gaziers, la faiblesse du huard et la vigueur des dépenses de consommation et du secteur du logement.

La vigueur de l’économie canadienne a incité la Banque du Canada à relever le taux cible du financement à un jour à deux reprises durant le deuxième trimestre, le faisant passer. Malgré ces hausses, la politique monétaire reste extrêmement stimulante. Le taux cible de la Banque du Canada n’a remonté qu’au niveau qui prévalait entre 2010 et le début de 2015. Il est peu probable que cela fasse dérailler le redressement cyclique de l’économie.

Nous prévoyons que l’expansion du PIB réel au Canada se situera entre 2,5 % et 3,0 % en 2017. À moyen terme, la croissance économique devrait fléchir autour de 2 % à mesure que les ménages canadiens modèrent leurs dépenses et que diminue la contribution du marché du logement.

L’activité économique s’accélère également en Europe. Nous nous attendons à une expansion d’environ 2,0 % dans la zone euro en 2017 et 2018. Le Royaume-Uni connaîtra quant à lui une croissance plus faible, de 1,7 % en 2017 et 1,5 % en 2018, alors que le Brexit pèsera sur l’activité économique.

Ailleurs dans le monde, le FMI projette une croissance du PIB réel au Japon de 1,3 % cette année alors que les pays émergents connaissent une reprise soutenue de l’activité économique. La région devrait enregistrer collectivement une croissance de 4,6 % en 2017 et 4,8 % en 2018.

Stratégie de placement et portefeuille

Au 30 septembre, le portefeuille avait gagné 15,8 % sur 12 mois, contre 10,3 % pour l’indice de référence. Durant la période, le rendement des actions canadiennes s’est élevé à 20,2 % et celui des actions internationales à 13,1 %. En comparaison, l’indice S&P/TSX a produit 9,2 % et le MSCI-Monde 12,7 %.

Pendant deux ans, l’atonie de la croissance économique et la faiblesse du secteur énergétique plombé par la baisse des prix du pétrole ont fait chuter les bénéfices. Cependant, les prix de l’énergie se sont maintenant relevés de leurs creux et la croissance économique mondiale s’accélère, d’où une stimulation des bénéfices qui a replacé les marchés boursiers sur une pente ascendante.

Aux États-Unis, les ratios cours/bénéfice atteignent l’extrémité supérieure des fourchettes de juste valeur. Le S&P 500 se négocie à 19,1 fois les bénéfices de 2017, contre une moyenne à long terme de 15 fois. Les valorisations sont plus raisonnables ailleurs dans le monde, à 16,3 fois les bénéfices prévus au Canada, 15,5 fois en Europe, 13,9 fois au Japon et 13,7 fois dans les pays émergents si l’on compare les indices MSCI. Grâce à notre approche de sélection rigoureuse des titres et de diversification géographique et sectorielle, le portefeuille d’actions affiche une valorisation raisonnable de 12,9 fois les bénéfices estimatifs de 2017 et offre un taux de dividende de 2,8 %.

Les fondamentaux de l’économie et des marchés évoluent comme nous l’avions prévu, mais la hausse des valorisations pourrait rendre les marchés boursiers vulnérables à des événements externes, comme une escalade des tensions géopolitiques avec la Corée du Nord et la montée du protectionnisme commercial. Devant ces risques, nous réduisons notre exposition aux sociétés qui ne disposent pas d’un coussin suffisant pour absorber un choc imprévu. Nous avons vendu des positions dont la valorisation avait beaucoup augmenté. De plus, nous privilégions les sociétés qui présentent à la fois une valorisation attrayante et un dividende intéressant. En raison de cette discipline, notre portefeuille détient des titres qui se négocient à un cours raisonnable tout en offrant de bonnes perspectives d’appréciation.

 

Commentaire d'UBS


Situation du fonds - Deuxième trimestre 2017


Au 30 juin 2017, le fonds était investi dans 30 fonds sous-jacents avec une exposition à plus de 3 200 biens immobiliers dans 23 pays, pour une valeur brute totale d'EUR 131 milliards environ. A la fin du deuxième trimestre 2017, le fonds était investi à 79,5 % environ et engagé à 92,1 %.1

1. Le capital engagé représente les engagements des fonds sous-jacents repris dans le montant actuel de la VAN du fonds. Les engagements liés aux afflux nets de capitaux futurs n'y sont pas intégrés.

Performance2

La performance sur le deuxième trimestre 2017 était de 1,16 %, et de 6,20 % sur la dernière année.

Afin de réduire l'influence des liquidités au sein du fonds, un plafond pour les souscriptions a été mis en place en juin, pour tout le troisième trimestre 2017. Par la suite, le gestionnaire du fonds définira le plafond pour chaque trimestre en fonction de la trésorerie disponible et des opportunités d'investissement sur le marché.

2. La performance passée ne préjuge pas des résultats futurs.

Principaux repères du trimestre

En avril, le fonds a effectué deux achats secondaires dans un fonds de logistique européen pour des montants respectifs d'EUR 33 384 360 et EUR 17 040 000. En outre, deux fonds diversifiés aux États-Unis ont chacun appelé des capitaux à hauteur d'USD 54 000 000.

Un fonds européen diversifié et un fonds de centres d'achats européens ont appelé des capitaux pour un montant d'EUR 14 516 297 et EUR 11 013 000 respectivement. Le fonds a également acheté des unités secondaires dans un fonds européen diversifié pour EUR 30 360 206. Enfin, le fonds a réalisé un achat secondaire dans un fonds industriel australien, à hauteur d'AUD 55 445 634 tout en revendant pour AUD 12 137 918.

En mai, le fonds a réalisé un achat secondaire dans un fonds d'immeubles à bureau en Hollande pour un montant d'EUR 19 141 792. De plus, un fonds asiatique diversifié a appelé des capitaux à hauteur d'USD 31 897 949.

En juin, le fonds a fait des achats secondaires dans un fonds de résidence étudiante à hauteur de GBP 5 949 342 et dans un fonds diversifié anglais pour GBP 22 515 017. Un fonds diversifié asiatique, un fonds industriel américain et un fonds diversifié américain ont appelé des capitaux pour USD 31 411 576, USD 105 000 000 et USD 48 000 000 respectivement. Enfin, un fonds immobilier européen de private equity a restitué du capital à hauteur d'EUR 107 750.