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Commentaires des gestionnaires

Commentaires des gestionnaires

Commentaire d'AlphaFixe Capital

Stéphane Corriveau, ASA | Président et directeur principal

Troisième trimestre 2018

L'accord États-Unis–Mexique–Canada, comment diviser pour régner

La plus grande menace à l’économie canadienne a été écartée à la dernière heure du trimestre. Trump a finalement réussi ce qu’il fait de mieux, diviser pour régner. Dans le but de forcer le Canada à signer l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC), il avait initialement isolé le Canada en signant une entente avec le Mexique durant l’été pour ensuite créer une division à l’intérieur même du pays en forçant Trudeau à choisir entre l’industrie laitière québécoise et l’automobile en Ontario.

Maintenant que l’ALÉNA v2.0 est réglé, Trump pointera davantage ses flèches en direction de la Chine. Il a convenu de travailler avec l’Union Européenne afin de réformer l’Organisation mondiale du commerce dans l’objectif de lutter contre les pratiques commerciales déloyales, notamment celles pratiquées par la Chine. En plus de son allié européen, il peut aussi compter sur l’aide du Canada et du Mexique, car l’AEUMC inclut une clause qui oblige les signataires à donner un préavis s’ils décident de négocier un accord avec un pays n’ayant pas une économie de marché. Ce libellé vise directement la Chine.

Comme il l’a fait depuis le début de sa présidence, Trump utilise une stratégie de pression maximum auprès de ses partenaires commerciaux en imposant des tarifs sur les importations dans le but de forcer une renégociation des ententes déjà en vigueur. Il a mis sa menace à exécution au mois de septembre avec la Chine en imposant un tarif douanier de 10 % sur 200 milliards $ de produits importés, portant à 250 milliards $ les importations chinoises tarifées en 2018. Cette nouvelle mesure protectionniste a forcé la Chine à riposter en tarifant à son tour 60 milliards $ d’importations américaines. L’intensification de ce conflit survient alors que le déficit commercial des États-Unis avec le reste du monde a atteint 53 milliards $ au mois d’août et 391 milliards $ depuis le début de l’année. Il s’agit d’une hausse de 9 % par rapport aux huit premiers mois de 2017. L’an dernier, le déficit commercial avait augmenté de 10 % pour atteindre 552 milliards $ après avoir été stable en 2015 et 2016.

Cette situation est un peu embarrassante pour le président Trump qui a bâti sa campagne électorale et sa politique commerciale sur le principe qu’un déficit est néfaste pour le pays et illustre l’abus des partenaires envers les États-Unis. Or, la hausse du déficit ne découle pas des mauvaises ententes avec ses partenaires, mais bien du fait que les États-Unis consomment plus qu’ils ne produisent et doivent combler ce vide en important des produits de l’étranger. À cet égard, la baisse des impôts cette année a envenimé la situation en stimulant davantage les dépenses de consommation et les importations.

En plus de l’apport de la réforme fiscale, les dépenses des ménages ont aussi été soutenues par un marché de l’emploi robuste et des augmentations de salaires, propulsant le niveau de confiance des ménages américains à un niveau inégalé depuis octobre 2000. Les dirigeants de PME américaines sont aussi optimistes en l’avenir alors que leur indice de confiance a surpassé le dernier sommet enregistré en juillet 1983 à la suite des baisses d’impôts de Reagan. Par contre, la pénurie de main-d’oeuvre demeure un problème criant pour les dirigeants d’entreprises alors que 52 % des répondants ont déclaré avoir peu ou aucun candidat qualifié pour les postes à combler. Il y a dorénavant plus de postes vacants (6,9 millions) que de chômeurs inscrits (5,9 millions) tandis que le nombre de personnes hors de la population active désirant un emploi est près du creux historique.

L’économie américaine, tout comme celle au Canada, roule à son plein potentiel et atteindra sous peu des contraintes pour étendre davantage les capacités de production. Dans le but de répondre à leurs besoins de production, les entreprises devront soit relever les salaires pour attirer des travailleurs ou investir davantage pour automatiser une partie de la production. L’incertitude entourant le commerce international était un obstacle qui retenait les dirigeants d’entreprises dans leurs projets d’investissements. Maintenant que ce risque est écarté, la conjoncture est favorable à une contribution des investissements à la croissance économique autant ici que chez nos voisins.

La plus grande qualité de l’AEUMC est d’atténuer les incertitudes pour les entreprises et les décideurs économiques. La Banque du Canada avait abaissé à trois reprises ses perspectives de croissance dans la dernière année prétextant l’incertitude entourant le commerce international et ses conséquences sur les investissements et les exportations. Avec un taux directeur à 1,50 %, un taux de chômage historiquement bas, un taux d’inflation à près de 3 % et un accord commercial en main, la Banque du Canada manquera d’arguments pour ne pas hausser son taux directeur en octobre.

Notre stratégie sectorielle continue d’afficher un surpoids en obligations municipales et au fonds de prêts bancaires. Les économies nord-américaines devraient progresser au-dessus de leur potentiel, causant des pressions à la hausse sur les salaires et les prix en fin de cycle, ce qui forcera les banquiers centraux à poursuivre leurs politiques monétaires restrictives. Nous avons conservé la stratégie de courte durée puisque nous sommes toujours d’avis que le redressement des taux se poursuivra. La lecture des indicateurs économiques démontre toujours une conjoncture favorable aux sociétés, d’autant plus que le conflit commercial avec les États-Unis s’est dissipé.

 

Commentaire de Fiera Capital

Yan Shterev, CPA, CMA, CFA | Vice-président, marchés institutionnels

Troisième trimestre 2017


Les banques centrales ont été au coeur des mouvements de marché au troisième trimestre. La Banque du Canada a causé une surprise en procédant à deux hausses successives de son taux directeur. Cette décision a provoqué la hausse des taux obligataires canadiens. Le message de notre banque centrale est clair : l’économie canadienne a atteint son plein potentiel et la politique monétaire expansionniste n’est plus requise.

Par ailleurs, la Banque d’Angleterre a annoncé vouloir procéder soit à la hausse prochaine des taux à court terme, soit à une modification du programme d’achat d’obligations. Cela a causé la hausse des taux obligataires au Royaume‐Uni. Aux États‐Unis, la Réserve fédérale (Fed) confirme qu’il y aura une autre hausse du taux directeur avant la fin de l’année. La Fed a également annoncé qu’elle commencera à diminuer la taille de son bilan en encaissant, à leur échéance, les obligations qu’elle détient.

Ces nouvelles n’ont pas affecté les taux obligataires américains et les cours des titres du gouvernement n’ont pratiquement pas varié durant le trimestre. Notons que des menaces d’affrontements avec la Corée du Nord ont attisé les craintes d’un conflit militaires, ce qui a maintenu la demande pour les titres du Trésor américain.

Dans ce contexte, les taux de rendement obligataires ont augmenté au troisième trimestre, passant de 1,75 % à 2,10 % pour une obligation du Canada à échéance de 10 ans.

Fonds d’obligations Univers – Gestion active

Dans le Fonds d’obligations Univers – Gestion active, nous avons maintenu la durée du portefeuille plus courte que celle de l’indice. Cette stratégie a contribué au rendement du portefeuille. Au cours du trimestre, la courbe de taux s’est aplanie de 8 points centésimaux (p.c.). La pente du segment à échéance de 2 à 10 ans a diminué de 7 p.c. alors le segment à échéance de 10 à 30 ans s’est aplani de 1 p.c. Le taux des titres à échéance de 2 ans a augmenté de 50 p.c. pour terminer le trimestre à 1,51 %. Dans son ensemble, notre stratégie d’étalement des échéances a nui au rendement du portefeuille.

Les écarts de taux des titres de sociétés ont légèrement rétréci et ceux des titres de provinces ont diminué de 3 p.c. L’écart de taux entre ces deux types d’émetteurs a rarement été aussi bas. Nous avons réinvesti certaines de nos échéances de titres bancaires pour des termes de 5 ans. Nous poursuivons la vente de titres à plus haut risque et réinvestissons dans les secteurs plus conservateurs. Dans l’ensemble, notre exposition aux provinces et aux sociétés a contribué au rendement du portefeuille.

Nous entamons le quatrième trimestre avec une durée plus courte que l’indice. La Banque du Canada a confirmé son intention de normaliser la politique monétaire. De ce fait, le marché incorpore trois hausses de taux directeur au cours dans la prochaine année. Nous anticipons une hausse du taux d’inflation au cours des trois prochains mois. C’est pourquoi nous croyons que le niveau actuel des taux des titres à échéance de 10 et 30 ans démontre la complaisance des investisseurs : ces taux devraient être plus élevés. Enfin, la relation risque/rendement des titres de sociétés est de moins en moins attrayante. Cela justifie la diminution de notre exposition et notre approche plus défensive.

 

Commentaire d'Hexavest

Jo-Annie Pinto, CIM | Vice-présidente, Service à la clientèle et développement des affaires

Portefeuille d’actions mondiales – Premier trimestre 2018

Survol des marchés et de la performance

Après un début d’année euphorique, les marchés boursiers ont connu un brusque retour à la réalité en février et mars 2018 : les actions sont des actifs risqués et volatils. Janvier fut le 15e mois consécutif de rendements positifs pour l’indice MSCI Mondial (tous les pays), mais un bref repli est survenu en février. Les marchés ont rapidement rebondi après le repli, effaçant ainsi toutes leurs pertes. La correction boursière de février fut atypique dans la mesure où elle s’est produite dans un environnement de prise de risque. En effet, les secteurs à haut bêta ont offert des rendements supérieurs à l’ensemble du marché, qui était en déclin. À l’inverse, les secteurs défensifs, qui procurent habituellement un coussin de protection contre les baisses, ont enregistré les pires rendements au cours de la période. Le premier trimestre s’est terminé sur un nouvel épisode de volatilité, dans la vague du scandale sur l’utilisation des données de Facebook et des préoccupations soulevées par les propos de Trump sur les tarifs commerciaux. Les titres technologiques et les financières n’ont pas résisté à la baisse cette fois. 

Dans cet environnement mouvementé, les marchés développés ont terminé le premier trimestre de 2018 avec un rendement négatif de -2,2 %, mettant fin à une impressionnante série de gains cumulés. Les régions de l’Europe et du Pacifique ont davantage souffert, avec des baisses de plus de 4 % dans les deux cas. Les États-Unis, mesurés par l’indice S&P 500, ont perdu 0,8 %. Pendant ce temps, les marchés émergents ont gagné un rendement modeste de 0,7 %. Tous les secteurs, à l’exception de la technologie et de la consommation discrétionnaire, ont terminé le trimestre en territoire négatif. Deux secteurs défensifs – les télécommunications et la consommation de base – ont enregistré les pertes les plus significatives. Finalement, sur les marchés de change, le dollar américain s’est déprécié par rapport à la plupart des principales devises, exception faite des dollars canadien et australien. Le yen fut particulièrement fort; la devise japonaise s’est appréciée de 5,9 % contre le billet vert.

La surperformance actuelle des titres « croissance » par rapport aux titres « valeur » représente la plus longue période jamais observée au cours des 40 dernières années. Bien que la volatilité soit de retour sur les marchés, les stratégies momentum ont à peine été affectées par le repli observé au début de février et elles ont fortement rebondi dans les semaines subséquentes. Un environnement de marché dominé par la croissance et le momentum est un défi pour les investisseurs à contre-courant de style valeur, dont nous faisons partie. Depuis le mois de mars, les premières brèches dans la domination des stratégies croissance et momentum ont été observées, comme le démontre la surperformance de nos différents portefeuilles au cours du dernier mois du trimestre.

Le portefeuille affiche un rendement inférieur à son indice de référence* au premier trimestre de 2018 (-2,31 % vs -0,80 %). Les principaux détracteurs de performance ont été notre sélection de titres et notre positionnement sectoriel, notamment notre surpondération dans les télécommunications et notre sous-pondération dans les technologies et les financières. Notre sous-pondération dans le marché nord-américain a également retranché de la valeur au cours de la période. À l’inverse, notre stratégie de devises, particulièrement notre surpondération dans le yen et notre sous-pondération dans le dollar canadien, a compensé une partie des contributions négatives.

* L’indice de référence du portefeuille était composé de l’indice MSCI Monde net (40 %) et de l’indice MSCI Monde net couvert en CAD (60 %) à la fin de la période.


Perspectives et stratégie

Environnement macroéconomique : Le consensus des économistes continue de prévoir une accélération de la croissance mondiale en 2018, et ce, toujours avec très peu d’écart entre les opinions. Pourtant, la croissance de 2017 est difficile à extrapoler : ce fut une année exceptionnelle durant laquelle plusieurs économies ont crû au-delà de leur potentiel. De plus, plusieurs indicateurs qui donnent le pouls de la demande mondiale ont montré des signes d’essoufflement au premier trimestre de 2018; une situation qui contraste avec la tendance de l’an dernier et les anticipations du consensus. Aux États-Unis, la hausse des dépenses gouvernementales conjuguée à la baisse d’impôt allongera artificiellement l’expansion économique. L’effet sera cependant ponctuel sur le cycle d’une économie où il n’y a plus de demande latente. Pour le moment, nous conservons notre évaluation de l’environnement macroéconomique à neutre, mais nous doutons que le rythme actuel puisse être maintenu encore longtemps.

Évaluation des marchés : L’évaluation du marché boursier américain demeure de loin la plus préoccupante. Après 9 années d’expansion économique, une longue période de faible volatilité et un consensus d’économistes et d’analystes qui extrapolent la croissance, un scénario de conte de fées est escompté dans le cours des actions. Il n’y a donc pas de place pour de mauvaises nouvelles. Ailleurs, si l’évaluation est moins extrême, elle demeure bien supérieure aux standards historiques. Rappelons que ce contexte de cherté est presque unique dans l’histoire. Nous maintenons notre vecteur évaluation à triple négatif.

Sentiment des investisseurs : En temps normal, l’utilisation de la volatilité comme mesure de risque est bien utile dans la construction de portefeuille, mais cette pratique devient elle-même très risquée dans certains contextes. La chute de la volatilité au cours des dernières années a envoyé un faux signal de confort aux gestionnaires. Sa remontée récente pourrait surprendre toute une génération de gestionnaires pour qui la prise de risques excessifs est demeurée sans conséquence. Rappelons que l’allocation actuelle en actifs risqués est à des sommets historiques. À ce risque s’ajoutent les stratégies momentum, qui ont dopé le prix des titres FANG et poussé le sentiment des investisseurs à un niveau qui n’a d’égal qu’à celui de la bulle technologique de 2000. Il y a donc très peu de précédents à l’euphorie actuelle. Notre évaluation à contre-courant du vecteur sentiment est maintenue à triple négatif.

Étant donné notre analyse très négative des vecteurs « évaluation » et « sentiment », nous croyons que le risque d’une correction de marché sur notre horizon de placement est élevé. Nous maintenons donc un positionnement défensif qui inclut un niveau d’encaisse élevé et une surpondération des secteurs défensifs.

Les informations et les opinions exprimées dans ce texte sont offertes à titre informatif seulement, et sont sujettes à changement selon les conditions du marché ou toute autre conjoncture. Aucune prise de décision de placement ne devrait reposer sur ces dernières. En aucun cas, ce document ne peut être reproduit, en tout ou en partie, sans avoir obtenu la permission écrite préalable de Hexavest inc. Toutes les données relatives aux indices sont fournies par MSCI et présentées en devises locales à moins d’indications contraires. MSCI ne donne aucune garantie explicite ou implicite et n'assume aucune responsabilité quant aux données MSCI contenues dans ce document. Les données MSCI ne peuvent être redistribuées ou utilisées comme une base pour  tout autre indice ou produit financier. Ce document n'est pas approuvé, vérifié ou produit par MSCI. Les rendements passés ne sont pas garants du futur.

 

Commentaire de Jarilowsky Fraser

Marie-Claude Jalbert, CFA | Associée principale

Rapport du portefeuille des actions canadiennes - Quatrième trimestre 2017

Revue de l’économie et des marchés de capitaux 

Les marchés boursiers à l’échelle mondiale ont poursuivi leur parcours à la hausse durant le quatrième trimestre, menés par les États-Unis et les marchés émergents. La croissance économique est solide, avec peu de signes d'inflation, à l'image peut-être d'un scénario « Boucles d'or ». La politique monétaire demeure accommodante et même lorsque les taux d'intérêt augmentent, par exemple aux États-Unis, il est clair que la voie vers la normalisation sera probablement très graduelle. 

Le marché obligataire canadien a récupéré ses pertes du troisième trimestre et l'indice obligataire universel FTSE TMX Canada a généré un rendement de 2,0 %. Après la hausse de taux durant la première moitié de l'année, la Banque du Canada s'est tournée vers une approche plus prudente et examine les données de plus près. Le marché boursier canadien a été quelque peu retenu par des difficultés continues dans le secteur de l'énergie, même si le prix du pétrole brut a augmenté de 15,4 % pour terminer l'année à 59,64 $US par baril (WTI). L'accès aux marchés internationaux continue d'être difficile pour les producteurs canadiens, quoique l'approbation du pipeline Keystone XL ait été une étape positive. L'indice S&P/TSX s'est apprécié de 4,5 % durant le trimestre. Ce rendement fut essentiellement égalé par les titres internationaux alors que l'indice MSCI EAEO Net a gagné 4,2 % en $US, soit 4,4 % en $CA. Le marché japonais, fortement pondéré en titres de haute technologie, a bien performé.

Les marchés mondiaux développés ont encore été menés par les États-Unis, qui, en dépit d'évaluations historiquement élevées, continuent de profiter de la solide performance de certains des titans de la nouvelle technologie, tels qu'Apple et Amazon, ainsi que de la nouvelle loi fiscale de l'administration Trump. L'indice S&P 500 a augmenté de 6,6 % en $US, soit 6,8 % en $CA pour le trimestre. Le dollar canadien a glissé légèrement durant le trimestre, de 0,2 %, pour terminer l'année à 0,7981 $US.

Pour l'année 2017, la plupart des marchés boursiers ont généré des rendements supérieurs à 10 % pour une autre année. L'indice du S&P/TSX a tiré de l’arrière, malgré un rendement de 9,1 %. La hausse de 7,0 % du dollar canadien, pour l'année, a réduit les gains de l'indice MSCI EAEO (Net) à 16,8 %, du S&P 500 à 13,8 % et du MSCI Marchés émergents à 28,7 %, tous en dollars canadiens. Les marchés obligataires ont connu une période plus difficile alors que les taux d'intérêt commençaient d’augmenter. L'indice obligataire universel FTSE TMX Canada s'est apprécié de seulement 2,5 %, ce qui a nui à la performance des portefeuilles équilibrés.

Les portefeuilles d'actions canadiennes ont légèrement sous-performé l'indice S&P/TSX durant le quatrième trimestre. La sélection des titres et la pondération sectorielle ont toutes les deux été quelque peu négatives, par contre, aucun des deux facteurs ne fut un contributeur majeur dans un secteur particulier. Même si quelques-uns de nos plus importantes pondérations ont connu de bonnes performances, elles furent plus que contrée par la faiblesse des prix du gaz naturel et les défis liés à la concurrence d’Amazon dans le secteur de la consommation de base. L'excellente performance des actions de banques ne faisant pas partie de notre portefeuille, après de solides résultats au quatrième trimestre, a aussi contribué aux rendements de l'indice. Pour ce qui est des matières premières, la progression de titres très cycliques a surpassé le rendement de nos titres du secteur, et les rendements exceptionnels dans le domaine de la production de cannabis furent des contributeurs importants au solide rendement de l'indice. 

L'année 2017 s'est avérée être la neuvième année de rendements positifs pour les marchés boursiers mondiaux après la crise financière globale, pour devenir une des plus longues périodes d'expansion de l'histoire. Basés sur cette seule statistique, plusieurs observateurs des marchés affirment que les investisseurs devraient se préparer à une correction. Lorsqu'on combine les évaluations plus élevées que la moyenne des marchés, particulièrement aux États-Unis, ajoutée à la perception de bulles des actifs dans certains secteurs, par exemple l'immobilier résidentiel canadien, la rumeur rend presque sourd.    

Nous sommes plus optimistes. En observant les données économiques fondamentales des marchés dans lesquels nous investissons, nous ne percevons pas de signes imminents d'une récession. La croissance économique est robuste, les taux d'intérêt sont toujours accommodants, même s'ils augmentent dans certaines régions, et le taux de chômage se dirige vers un niveau confortable. Du point de vue des perspectives économiques, la courbe des taux devrait s'inverser avant d’observer une récession.

Il en résulte que nous continuons d’allouer le capital à des entreprises solides et des leaders industriels qui possèdent un avantage compétitif sérieux et durable, et qui ne dépendent pas du niveau général de la croissance économique pour survivre et progresser. Ces entreprises ont de plus en plus besoin d'allouer des ressources pour s'assurer qu'elles sont de bons citoyens corporatifs et qu'elles « font les choses correctement » autant qu’elles « le fassent bien » d'un point de vue environnemental, social et de gouvernance. Pour l'instant, nous demeurons à l'aise avec notre positionnement actuel.

 

Commentaire de Letko, Brosseau et Associés

Fonds CSA Équilibré
(Obligations, actions canadiennes et internationales)

Survol de l'économie des marchés - Troisième trimestre 2017

Perspectives sur la conjoncture économique

L’économie mondiale prend de la vigueur et affiche une croissance synchronisée. Selon nos  prévisions, le PIB réel devrait progresser de 3,5 % en 2017 et 3,6 % en 2018.

Aux États-Unis, les dépenses de consommation, l’investissement non résidentiel et l’immobilier demeurent les moteurs de l’activité économique. Notre scénario de base prévoit que le PIB réel des États-Unis augmentera de 2,5 % en 2017 et en 2018. Ceci ne prend pas en compte le surcroît de stimulation fiscale prévu par l’administration Trump, qui propose de réduire fortement le taux d’imposition des sociétés actuellement fixé à 35 %. Une telle mesure augmenterait de façon significative les bénéfices des entreprises. L’économie américaine pourrait croître plus rapidement si les projets de réforme fiscale, de déréglementation et/ou de dépenses d’infrastructure se réalisent.

Au Canada, la croissance a été plus volatile qu’aux États-Unis. Après avoir chuté sous le poids de la baisse marquée des prix pétroliers en 2015, elle a fortement rebondi. Le PIB réel a progressé de 3,7 % sur un an au deuxième trimestre, tiré par la résurgence des investissements pétroliers et gaziers, la faiblesse du huard et la vigueur des dépenses de consommation et du secteur du logement.

La vigueur de l’économie canadienne a incité la Banque du Canada à relever le taux cible du financement à un jour à deux reprises durant le deuxième trimestre, le faisant passer. Malgré ces hausses, la politique monétaire reste extrêmement stimulante. Le taux cible de la Banque du Canada n’a remonté qu’au niveau qui prévalait entre 2010 et le début de 2015. Il est peu probable que cela fasse dérailler le redressement cyclique de l’économie.

Nous prévoyons que l’expansion du PIB réel au Canada se situera entre 2,5 % et 3,0 % en 2017. À moyen terme, la croissance économique devrait fléchir autour de 2 % à mesure que les ménages canadiens modèrent leurs dépenses et que diminue la contribution du marché du logement.

L’activité économique s’accélère également en Europe. Nous nous attendons à une expansion d’environ 2,0 % dans la zone euro en 2017 et 2018. Le Royaume-Uni connaîtra quant à lui une croissance plus faible, de 1,7 % en 2017 et 1,5 % en 2018, alors que le Brexit pèsera sur l’activité économique.

Ailleurs dans le monde, le FMI projette une croissance du PIB réel au Japon de 1,3 % cette année alors que les pays émergents connaissent une reprise soutenue de l’activité économique. La région devrait enregistrer collectivement une croissance de 4,6 % en 2017 et 4,8 % en 2018.

Stratégie de placement et portefeuille

Au 30 septembre, le portefeuille avait gagné 15,8 % sur 12 mois, contre 10,3 % pour l’indice de référence. Durant la période, le rendement des actions canadiennes s’est élevé à 20,2 % et celui des actions internationales à 13,1 %. En comparaison, l’indice S&P/TSX a produit 9,2 % et le MSCI-Monde 12,7 %.

Pendant deux ans, l’atonie de la croissance économique et la faiblesse du secteur énergétique plombé par la baisse des prix du pétrole ont fait chuter les bénéfices. Cependant, les prix de l’énergie se sont maintenant relevés de leurs creux et la croissance économique mondiale s’accélère, d’où une stimulation des bénéfices qui a replacé les marchés boursiers sur une pente ascendante.

Aux États-Unis, les ratios cours/bénéfice atteignent l’extrémité supérieure des fourchettes de juste valeur. Le S&P 500 se négocie à 19,1 fois les bénéfices de 2017, contre une moyenne à long terme de 15 fois. Les valorisations sont plus raisonnables ailleurs dans le monde, à 16,3 fois les bénéfices prévus au Canada, 15,5 fois en Europe, 13,9 fois au Japon et 13,7 fois dans les pays émergents si l’on compare les indices MSCI. Grâce à notre approche de sélection rigoureuse des titres et de diversification géographique et sectorielle, le portefeuille d’actions affiche une valorisation raisonnable de 12,9 fois les bénéfices estimatifs de 2017 et offre un taux de dividende de 2,8 %.

Les fondamentaux de l’économie et des marchés évoluent comme nous l’avions prévu, mais la hausse des valorisations pourrait rendre les marchés boursiers vulnérables à des événements externes, comme une escalade des tensions géopolitiques avec la Corée du Nord et la montée du protectionnisme commercial. Devant ces risques, nous réduisons notre exposition aux sociétés qui ne disposent pas d’un coussin suffisant pour absorber un choc imprévu. Nous avons vendu des positions dont la valorisation avait beaucoup augmenté. De plus, nous privilégions les sociétés qui présentent à la fois une valorisation attrayante et un dividende intéressant. En raison de cette discipline, notre portefeuille détient des titres qui se négocient à un cours raisonnable tout en offrant de bonnes perspectives d’appréciation.

 

Commentaire d'UBS


Situation du fonds - Deuxième trimestre 2018


Global REFS est un fonds ouvert de fonds immobiliers créé en juin 2008. Ce produit présente une liquidité mensuelle (sous réserve de certaines restrictions) et investit dans des fonds immobiliers du monde entier. Le 30 juin 2018, le Fonds a atteint ses dix ans avec des rendements positifs sur environ 92 % des mois depuis son lancement. Global REFS est investi dans 37 fonds sous-jacents avec une exposition à plus de 3800 biens immobiliers situés dans 24 pays, pour une valeur immobilière brute totale de 157 milliards d'EUR environ. À la fin du T2 2018, le Fonds était investi à 85,7 % environ et engagé à 93,5 %.1 Global REFS a accepté 359,2 millions d'EUR d'afflux nets au T2 2018, que le gérant du Fonds a placés comme décrit dans les sections « Faits marquants du trimestre » ci-après.

Performance2

La performance a été de 2,16 % au T2 2018 et de 8,93 % sur les 12 derniers mois.

Faits marquants du trimestre

Au cours du trimestre, le gérant du Fonds a engagé environ 140 millions d'EUR dans cinq fonds immobiliers déjà dans le portefeuille et dans un nouveau fonds, tandis qu'un appel d'environ 142 millions d'EUR a été effectué par les fonds sous-jacents du GREFS.

1. Le capital engagé représente les engagements des fonds sous-jacents qui sont associés à la VNI du Fonds actuel. Les engagements associés aux futures entrées nettes ne sont pas inclus.
2. La performance passée ne préjuge pas des résultats futurs