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Annonces publicitaires traditionnelles : intervention d’un médiateur

Dans le secteur de la publicité, l’UDA et l’Association des producteurs conjoints (APC), qui regroupe les annonceurs et les agences de publicité, se sont rencontrés à de nombreuses reprises ces dernières années pour négocier les conditions de travail et de rémunération des artistes. Malheureusement, force nous est de constater que la régularité et la durée des fréquentations n’entraîne pas nécessairement la qualité des relations…

En 2008 nous entreprenions  les premiers échanges en vue d’établir les conditions applicables à la publicité destinée à l’INM (Internet et Nouveaux Médias). Devant l’impasse, en 2012, l’UDA réclamait l’intervention d’un arbitre. Sa décision était rendue en décembre 2015 et l’entente collective en résultant est en vigueur depuis avril 2016.

Aux annonces traditionnelles (télé, radio, publications, etc.), les pourparlers s’étaient déroulés de 2009 à 2012 pour renouveler l’entente collective (donc en concomitance avec ceux de l’INM). L’entente en résultant, mise en application en 2012, est échue depuis août 2015. Les pourparlers en vue de son renouvellement ont débuté en décembre 2015.

À la mi-septembre 2016 c’est encore une fois l’impasse. Après treize séances, les négociations achoppent sur quelques dispositions normatives, dont notamment la mise en disponibilité dans le processus d’engagement (« hold ») et l’utilisation de métrage existant (« stock shots »), mais surtout à cause du refus obstiné de l’APC de déposer l’ensemble de ses demandes liées à la rémunération.

Votre rémunération est sérieusement menacée!

L’APC a déjà fait part d’une partie de ces demandes, qui auraient un effet à la baisse considérable sur le revenu des artistes. Pour n’en donner que quelques exemples : élimination de l’obligation d’engager des membres de l’UDA liée à l’octroi de certains permis de travail (témoignage de consommateurs ou d’employés de l’annonceur, etc.), utilisation simultanée des versions 30 et 15 secondes qui serait incluse dans le tarif, réduction drastique des tarifs pour utiliser l’annonce télé sur le web (« move-over »), cachet forfaitaire pour la voix-hors-champ permettant la réutilisation de la signature dans un nombre illimité d’annonces, etc. L’APC exige de régler ces demandes avant de faire connaître ses propositions quant à la majoration des tarifs à la signature et aux anniversaires de l’entente à venir.

L’UDA refuse, bien sûr, de se piéger ainsi et exige de ses interlocuteurs qu’ils mettent cartes sur table sans délai et qu’ils fassent preuve de la transparence indispensable à la tenue de négociations de bonne foi. En vain jusqu’ici.

C’est pourquoi nous avons demandé l’intervention d’un médiateur, avec lequel une première rencontre se tiendra le 25 novembre prochain. Malgré la situation actuelle, nous souhaitons que cette négociation retrouve un déroulement serein et aboutisse à une entente satisfaisante pour les deux parties. Nous croyons que le recours à cette procédure peut contribuer à éviter un conflit et à y parvenir. Quoi qu’il en soit, nous vous tiendrons informés des développements et il est probable que nous vous convoquions à une assemblée sectorielle à moyen terme.

Pour tout commentaire ou information supplémentaire, veuillez communiquer avec Luc Béchard, conseiller en relations du travail, à l'adresse suivante : lbechard@uda.ca.